Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403797(TA95-2403797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la composition et la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII étaient conformes aux articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il a estimé que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis médical et avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant.
N° TA95-2403911(TA95-2403911)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 mars 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A..., ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant les ressources insuffisantes, car les revenus salariaux du requérant, supérieurs au SMIC sur cinq ans, remplissaient les conditions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 n'était pas applicable en l'espèce, M. A... ne détenant pas de titre "salarié". Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois.
N° TA95-2405558(TA95-2405558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 12 février 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à M. A..., demandeur d'asile mauritanien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car l'OFII n'avait pas informé M. A..., dans une langue qu'il comprend, des modalités de refus et de la possibilité de faire valoir des circonstances particulières, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de procéder à un nouvel examen de la situation de M. A... pour la période antérieure à l'obtention de son statut de réfugié le 7 août 2024.
N° TA95-2405575(TA95-2405575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 février 2024 qui avait clôturé la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant ivoirien, pour dossier incomplet. Le tribunal juge que cette décision fait grief car les justificatifs de présence réclamés (2021-2024) ne figuraient pas parmi les pièces exigées par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour ce type de demande. En outre, la décision attaquée ne comportait ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois.
N° TA95-2405608(TA95-2405608)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 14 février 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante haïtienne. Le motif retenu est que cette décision, prise au motif que la requérante devait déposer sa demande auprès d’une autre sous-préfecture, constituait un acte faisant grief mais ne comportait ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C... dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution se fonde sur les principes généraux de motivation des actes administratifs et les articles L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405673(TA95-2405673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... E..., ressortissant espagnol, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’abroger un arrêté du 20 octobre 2023 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de circulation. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l’obligation de quitter le territoire français, faute pour le requérant d’invoquer des circonstances de droit ou de fait nouvelles postérieures à l’arrêté initial, conformément à l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration. Les conclusions concernant l’interdiction de circulation ont également été rejetées, le requérant ne justifiant pas résider hors de France depuis au moins un an, comme l’exige l’article L. 251-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2406060(TA95-2406060)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ghanéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2503691(TA95-2503691)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association CCDH d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier de Gonesse de communiquer les feuilles du registre de visites prévu à l'article L. 3212-11 du code de la santé publique. En cours d'instance, l'hôpital a fait droit à la demande de communication, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 23 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA95-2503693(TA95-2503693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH) d'un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication des registres de contention et d'isolement ainsi que du rapport annuel 2023 de l'hôpital Louis Mourier. En cours d'instance, l'établissement a fait droit à cette demande, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 23 septembre 2025, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel relatif au droit d'accès aux documents administratifs n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA95-2407451(TA95-2407451)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., ressortissante burkinabé, d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale". Le préfet a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison de la délivrance d'un récépissé, mais le tribunal l'a écartée, constatant qu'une décision implicite de rejet était née le 25 septembre 2022. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'affaire est examinée au regard des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2408852(TA95-2408852)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 15 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'usurpation d'identité, bien qu'établi, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant ainsi une erreur d'appréciation. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une attestation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2514409(TA95-2514409)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 23 septembre 2025, concerne un litige initié par M. A B contestant des factures hospitalières de l’hôpital Cochin (AP-HP) pour un montant de 700 euros. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, estimant que le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Paris, en application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2517029(TA95-2517029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2509361(TA95-2509361)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l’opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 9 604 euros. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas contesté le bien-fondé de la dette et s’était borné à invoquer sa situation financière, ce qui constitue un moyen inopérant. Malgré une invitation à régulariser sa requête, M. A... n’a pas fourni d’argumentation utile. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus d’APL.
N° TA95-2517058(TA95-2517058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Melun en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2517063(TA95-2517063)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2025 obligeant M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. La juge a considéré que la requête en annulation, déposée parallèlement, avait déjà pour effet de suspendre l'exécution de la décision d'éloignement en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande de suspension était irrecevable, car dépourvue d'objet. La requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou des moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2405557(TA95-2405557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 12 février 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A..., demandeur d'asile mauritanien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car l'OFII n'avait pas informé M. A..., dans une langue qu'il comprend, des modalités de refus et de la possibilité de faire valoir des circonstances particulières, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de procéder à un nouvel examen de la situation de M. A... pour la période antérieure à l'obtention de son statut de réfugié, sans astreinte.
N° TA95-2407345(TA95-2407345)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C..., ressortissant afghan réfugié, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré au requérant une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a constaté que les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également mis à la charge de l’État une somme de 1 000 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2506623(TA95-2506623)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 3 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Algérie.
N° TA95-2401656(TA95-2401656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de Mme A..., qui contestait des indus de la CAF du Val-d’Oise et sollicitait leur remise gracieuse. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 23 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du même code.