Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2504702(TA95-2504702)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions principales. Mme A s’étant désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2405558(TA95-2405558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 12 février 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à M. A..., demandeur d'asile mauritanien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car l'OFII n'avait pas informé M. A..., dans une langue qu'il comprend, des modalités de refus et de la possibilité de faire valoir des circonstances particulières, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de procéder à un nouvel examen de la situation de M. A... pour la période antérieure à l'obtention de son statut de réfugié le 7 août 2024.
N° TA95-2411614(TA95-2411614)
Cette requête de la société Amazon EU, enregistrée au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre), demande la restitution partielle de la taxe sur les services numériques (TSN) acquittée pour 2020 par la société Amazon Online France, en tant que redevable unique du groupe. La société conteste le refus de l'administration d'exclure du champ de la TSN certaines prestations (livraison, contenu numérique, stockage de photos, services logistiques) qu'elle estime indépendantes du service taxable d'intermédiation numérique. L'administration fiscale oppose une fin de non-recevoir, arguant que seule la société redevable unique (Amazon Online France) est recevable à former une réclamation, et non une autre société membre du groupe. Le tribunal, après avoir examiné les articles 299 et 1693 quater B du code général des impôts, statue sur la recevabilité de la requête.
N° TA95-2416655(TA95-2416655)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’un refus de remise de dette d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 830 euros émanant de la CAF du Val-d’Oise. Par un mémoire enregistré le 12 septembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son recours. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2025. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
N° TA95-2408852(TA95-2408852)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 15 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'usurpation d'identité, bien qu'établi, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant ainsi une erreur d'appréciation. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une attestation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2417982(TA95-2417982)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme et M. B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler deux permis de construire délivrés par le maire de Bois-Colombes à la SCI Résidences Franco-Suisse pour un projet immobilier. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action par un mémoire du 4 août 2025, désistement pur et simple. Par ordonnance du 23 septembre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA95-2503693(TA95-2503693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH) d'un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication des registres de contention et d'isolement ainsi que du rapport annuel 2023 de l'hôpital Louis Mourier. En cours d'instance, l'établissement a fait droit à cette demande, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 23 septembre 2025, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel relatif au droit d'accès aux documents administratifs n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA95-2408743(TA95-2408743)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... D..., ressortissante indienne, qui contestait le refus du préfet des Yvelines de renouveler son titre de séjour « étudiant ». Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la formation suivie par la requérante (cours de français non diplômant) ne pouvait être prise en compte pour l’obtention d’un tel titre. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte.
N° TA95-2405575(TA95-2405575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 février 2024 qui avait clôturé la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant ivoirien, pour dossier incomplet. Le tribunal juge que cette décision fait grief car les justificatifs de présence réclamés (2021-2024) ne figuraient pas parmi les pièces exigées par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour ce type de demande. En outre, la décision attaquée ne comportait ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois.
N° TA95-2503691(TA95-2503691)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association CCDH d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier de Gonesse de communiquer les feuilles du registre de visites prévu à l'article L. 3212-11 du code de la santé publique. En cours d'instance, l'hôpital a fait droit à la demande de communication, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 23 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA95-2405608(TA95-2405608)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 14 février 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante haïtienne. Le motif retenu est que cette décision, prise au motif que la requérante devait déposer sa demande auprès d’une autre sous-préfecture, constituait un acte faisant grief mais ne comportait ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C... dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution se fonde sur les principes généraux de motivation des actes administratifs et les articles L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2408686(TA95-2408686)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 15 avril 2024 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain. Le préfet avait motivé son refus par l'utilisation d'une fausse carte d'identité italienne lors de l'embauche, estimant que cela constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que ce seul fait, bien qu'établi, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public, entachant ainsi la décision d'une erreur d'appréciation. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2503333(TA95-2503333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une requête en décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour 2023. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de l’imposition contestée. En conséquence, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508958(TA95-2508958)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Par ordonnance du 23 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2508453(TA95-2508453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire et urgent par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. En cours d’instance, la commission a explicitement reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande du requérant par une décision du 23 avril 2025. Le juge, constatant que cette décision rendait sans objet les conclusions de M. A..., a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508021(TA95-2508021)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation des Hauts-de-Seine pour la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, relevant du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Après avoir informé le requérant de la nécessité de fournir une argumentation et des pièces justificatives, sans régularisation satisfaisante, le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens sérieux, sans examen au fond du droit au logement garanti par les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2508010(TA95-2508010)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 23 septembre 2025, du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la décharge de cotisations de taxe annuelle sur les logements vacants auxquelles elle avait été assujettie pour l'année 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par ce désistement, constaté sur le fondement du code de justice administrative.
N° TA95-2508668(TA95-2508668)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... épouse B... contestant le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a constaté que la requérante, qui invoquait diverses pathologies (spondylarthrite ankylosante, rectocolite hémorragique, endométriose), n'apportait aucune précision sur la limitation de son périmètre de marche ou son recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conditions requises par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En l'absence de tels éléments, les moyens soulevés ont été regardés comme manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509361(TA95-2509361)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l’opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 9 604 euros. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas contesté le bien-fondé de la dette et s’était borné à invoquer sa situation financière, ce qui constitue un moyen inopérant. Malgré une invitation à régulariser sa requête, M. A... n’a pas fourni d’argumentation utile. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus d’APL.
N° TA95-2516567(TA95-2516567)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident opposée à Mme B, ressortissante marocaine, par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait l'urgence en raison de son absence de droit au travail et du risque d'éloignement, mais le juge a estimé qu'elle ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. En l'absence d'urgence démontrée, la demande a été rejetée sans examen des moyens soulevés.