Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2416655(TA95-2416655)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’un refus de remise de dette d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 830 euros émanant de la CAF du Val-d’Oise. Par un mémoire enregistré le 12 septembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son recours. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2025. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
N° TA95-2411614(TA95-2411614)
Cette requête de la société Amazon EU, enregistrée au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre), demande la restitution partielle de la taxe sur les services numériques (TSN) acquittée pour 2020 par la société Amazon Online France, en tant que redevable unique du groupe. La société conteste le refus de l'administration d'exclure du champ de la TSN certaines prestations (livraison, contenu numérique, stockage de photos, services logistiques) qu'elle estime indépendantes du service taxable d'intermédiation numérique. L'administration fiscale oppose une fin de non-recevoir, arguant que seule la société redevable unique (Amazon Online France) est recevable à former une réclamation, et non une autre société membre du groupe. Le tribunal, après avoir examiné les articles 299 et 1693 quater B du code général des impôts, statue sur la recevabilité de la requête.
N° TA95-2516008(TA95-2516008)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. B A, ressortissant camerounais, un récépissé ou une attestation provisoire de séjour. Le juge a retenu l'urgence, l'intéressé étant privé de document justifiant la régularité de son séjour, ce qui compromettait son contrat de travail étudiant et sa stabilité administrative. Il a écarté l'argument du préfet selon lequel l'instruction de la demande de titre de séjour était en cours, estimant que la mesure sollicitée n'était pas inutile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2516001(TA95-2516001)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C de A B. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a constaté que la requérante avait reçu, le 17 septembre 2025, une attestation de prolongation d’instruction, ce qui faisait disparaître l’urgence et l’utilité de la mesure sollicitée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA95-2312384(TA95-2312384)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Villeneuve-la-Garenne de lui communiquer des documents administratifs. Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA95-2506781(TA95-2506781)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a annulé l'arrêté du 19 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de ses liens intenses avec ses beaux-enfants français, de son intégration sociale et professionnelle, et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine.
N° TA95-2506653(TA95-2506653)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... D..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an et l’assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2506638(TA95-2506638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... épouse D... contestant l'arrêté du préfet de police du 4 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inopérants, faute pour la requérante de justifier d'une demande de titre de séjour en cours d'instruction ou déposée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été jugées légales.
N° TA95-2506634(TA95-2506634)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de risques réels et personnels pour sa vie ou sa liberté en cas de retour au Pakistan, contrairement à ce qu'il soutenait sur le fondement de l'article 33 de la Convention de Genève et des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise en application des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de sa demande d'asile.
N° TA95-2404053(TA95-2404053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision verbale du 22 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. C..., ressortissant sri-lankais, et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal juge que ce refus est entaché d’une erreur de droit, car aucune disposition légale ou réglementaire n’impose la production d’une précédente obligation de quitter le territoire français pour déposer une telle demande, et que l’administration n’a pas établi le caractère abusif, dilatoire ou incomplet du dossier. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2300178(TA95-2300178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société Amazon Online France visant à obtenir la restitution partielle de la taxe sur les services numériques (TSN) acquittée au titre de 2019. La société soutenait que certains services inclus dans ses offres « Prime » et « Expédié par Amazon » (livraison, contenu numérique, stockage de photos, logistique et référencement) étaient indépendants du service taxable d’intermédiation numérique et devaient être exclus de l’assiette de la taxe. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la société requérante, conformément à l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et que celle-ci n’apportait pas la démonstration que ces prestations constituaient des services distincts non soumis à la TSN définie à l’article 299 du code général des impôts. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 1er de son premier protocole additionnel a également été écarté.
N° TA95-2515888(TA95-2515888)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A ayant présenté sa demande de renouvellement plus d’un mois après l’expiration de son titre, en dehors des délais prévus par l’article R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et s’étant ainsi placé lui-même dans la situation de précarité invoquée. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2408638(TA95-2408638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet du Val-d'Oise, considérant qu'une décision implicite de rejet était née le 14 mars 2024, faute de réponse dans le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A..., ressortissant algérien, le tribunal a annulé cette décision implicite de refus de titre de séjour. Il a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation de l'intéressé, au regard de la stabilité et de la pérennité de son activité professionnelle établie depuis 2018. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408711(TA95-2408711)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, en mentionnant les textes applicables (articles L. 426-17 et L. 426-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) et les motifs de fait (ressources insuffisantes). En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2517080(TA95-2517080)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, les seules circonstances invoquées (situation irrégulière, atteinte au droit au séjour, au travail et à l'éducation) n'étant pas de nature à justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2503887(TA95-2503887)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2024. L’administration fiscale ayant accordé le dégrèvement de l’imposition contestée après l’introduction du recours, le juge constate que la requête est devenue sans objet. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer.
N° TA95-2404029(TA95-2404029)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de Mme B..., ressortissante algérienne. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois, sans lui ordonner la délivrance d’un titre de séjour.
N° TA95-2406900(TA95-2406900)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Centre national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation préalable à la formation d’agent de sécurité. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 13 août 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 23 septembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA95-2401656(TA95-2401656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de Mme A..., qui contestait des indus de la CAF du Val-d’Oise et sollicitait leur remise gracieuse. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 23 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2405557(TA95-2405557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 12 février 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A..., demandeur d'asile mauritanien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car l'OFII n'avait pas informé M. A..., dans une langue qu'il comprend, des modalités de refus et de la possibilité de faire valoir des circonstances particulières, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de procéder à un nouvel examen de la situation de M. A... pour la période antérieure à l'obtention de son statut de réfugié, sans astreinte.