Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509062(TA95-2509062)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 mars 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme E B, ressortissante américaine, en qualité de conjoint de français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en traitant la demande tardive de renouvellement comme une simple demande d'admission exceptionnelle au séjour, alors qu'il devait l'enregistrer comme une première demande de titre de séjour sur le fondement des articles R. 431-8 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, assortie d'une injonction au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé sous quinze jours.
N° TA95-2412704(TA95-2412704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise totale d’un indu de prime d’activité de 1 510,98 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par conséquent, elle est réputée s’être désistée de sa requête. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2509072(TA95-2509072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. La juridiction retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, marié à une Française et père de cinq enfants nés en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2513370(TA95-2513370)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que la requérante justifiait d'un dysfonctionnement du téléservice de l'administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) l'ayant empêchée de déposer sa demande avant l'expiration de son titre de séjour. Il a jugé que la condition d'urgence était remplie, eu égard à la perte de son emploi et à sa situation de précarité, et a ordonné au préfet de lui fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour l'enregistrement de sa demande et la remise d'un récépissé, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2516476(TA95-2516476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de sa carte professionnelle auprès du CNAPS. En cours d'instance, le CNAPS a délivré la carte sollicitée, ce qui a conduit M. B à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 17 septembre 2025.
N° TA95-2516560(TA95-2516560)
Cette requête en référé, présentée par Mme E devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, visait à obtenir des mesures urgentes pour la sauvegarde de ses libertés fondamentales (logement, vie familiale, scolarité des enfants). Le juge des référés a rejeté la demande par ordonnance, estimant que les conclusions relatives au logement, à l'accès au juge prud'homal et au retour de sa fille au domicile ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative. Concernant la scolarité des enfants, la requérante n'a pas apporté de précisions suffisantes pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2501662(TA95-2501662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la situation médicale grave de sa fille, atteinte d'un cancer. Le tribunal a considéré que la présence de Mme B auprès de son enfant malade, justifiée par des certificats médicaux, constituait des considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral pour erreur d'appréciation.
N° TA95-2516555(TA95-2516555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge constate que l'administration a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative fait obstacle au prononcé d'une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3, en l'absence de péril grave. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2516554(TA95-2516554)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malgache, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 28 avril 2025. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, faute pour le requérant d’établir avoir déposé un dossier complet auprès des services préfectoraux. En conséquence, l’urgence invoquée n’a pas été retenue comme justifiant une injonction.
N° TA95-2516280(TA95-2516280)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait deux arrêtés du maire de Persan du 30 avril 2025 (sanction d’exclusion temporaire de 3 jours et refus de reconnaissance d’un accident de service). La requête a été jugée tardive, car introduite le 18 août 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification des décisions le 8 mai 2025. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2516387(TA95-2516387)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant s’était vu délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2516361(TA95-2516361)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie malgré les risques de perte d'emploi et l'état de grossesse de la requérante. La solution retenue est le rejet de la requête, sans préjudice pour l'intéressée de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA95-2510721(TA95-2510721)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’exclusion temporaire de cinq jours prise par le proviseur du lycée Carnot à Paris, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que la décision attaquée émane d’une autorité dont le siège se situe à Paris. Par ordonnance, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.
N° TA95-2508859(TA95-2508859)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif au refus de délivrance d’une carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Paris. Il applique les articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, estimant que le lieu d’exercice de l’activité professionnelle du requérant, situé à Paris, détermine la compétence. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale.
N° TA95-2508516(TA95-2508516)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de renouvellement de carte professionnelle de conducteur VTC, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le lieu d’exercice de l’activité du requérant se situe en Seine-et-Marne. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour en connaître.
N° TA95-2507856(TA95-2507856)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête indemnitaire par Mme A, estime ne pas être compétent pour en connaître. La requête vise à engager la responsabilité de l’Etat en raison de la suspension de la requérante par son employeur, la direction régionale du service médical d’Ile-de-France, dont le siège est à Paris. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, territorialement compétent.
N° TA95-2506362(TA95-2506362)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI XGM, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Sarcelles pour la construction d’un hôtel. La juridiction a constaté que, malgré une demande de régularisation, la société requérante n’avait pas justifié de sa qualité à agir, en violation de l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA95-2504839(TA95-2504839)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un refus de remise de dette pour un indu d’aide personnalisée au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504791(TA95-2504791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D A C, qui contestait le refus de prise en compte de son changement de prénom par la plateforme ANEF. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les pièces jointes n'ont pas été transmises dans des fichiers distincts, en violation des articles R. 412-1 et R. 414-5 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours Citoyens, le requérant n'a pas corrigé cette irrégularité dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examiner le fond de l'affaire.
N° TA95-2505608(TA95-2505608)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’exonération de taxe foncière dite « économique faible » pour 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 11 avril 2025, M. B n’a pas fourni la signature requise dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examen au fond.