Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2501293(TA95-2501293)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 11 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise obligeait M. A..., ressortissant guinéen, à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. La décision est annulée pour erreur de fait, le requérant ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour avant son expiration, sans qu’une décision ait été prise sur cette demande. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... sous trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sans astreinte. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2501301(TA95-2501301)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a d'abord rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire faute de dossier déposé. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 511-1, L. 511-4 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2407976(TA95-2407976)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 11 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, en se fondant sur une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que l'utilisation d'une fausse carte d'identité espagnole pour une embauche, faits isolés et anciens (dernier en décembre 2021), ne justifie pas légalement un tel refus au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2409033(TA95-2409033)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus du préfet du Val-d’Oise de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était légale, car les ressources du requérant sur les douze mois précédant sa demande étaient inférieures au seuil requis par l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que son logement n’était pas conforme aux normes de superficie et de décence fixées par l’article R. 434-5 du même code. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2409078(TA95-2409078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante malaisienne, contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine des 14 juin et 21 août 2024 refusant d'instruire sa demande de titre de séjour "talent – carte bleue européenne". Le tribunal a constaté que la requérante s'était vu délivrer une carte de séjour temporaire valable du 11 octobre 2024 au 10 octobre 2025, ce qui rendait sans objet ses demandes d'annulation et d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales des deux requêtes. Les conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2410923(TA95-2410923)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d'abroger son arrêté d'expulsion de 2020. Le tribunal a considéré que la décision implicite n'était pas entachée d'un défaut de motivation, faute pour le requérant d'en avoir demandé la communication. Surtout, il a jugé que, malgré les changements invoqués, la gravité des condamnations pénales de M. B..., notamment pour meurtre, établissait qu'il représentait toujours une menace grave pour l'ordre public, justifiant le maintien de la mesure d'expulsion. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, sans être détaillés dans cet extrait.
N° TA95-2412295(TA95-2412295)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante malaisienne, contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine des 14 juin et 21 août 2024 refusant d'instruire sa demande de titre de séjour "talent – carte bleue européenne". Le tribunal a constaté que la requérante avait obtenu une carte de séjour temporaire valable du 11 octobre 2024 au 10 octobre 2025, régularisant ainsi sa situation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Les demandes présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2214057(TA95-2214057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle, dès lors que cette autorisation lui a été accordée en cours d'instance. La juridiction a néanmoins condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. A au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que le requérant était fondé à saisir le tribunal avant la décision de la CNAC.
N° TA95-2501668(TA95-2501668)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs à la délivrance d'une carte "étudiant". Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, faute pour M. A de démontrer la réalité et le sérieux de ses études, malgré un contrat d'apprentissage et une réussite partielle à un semestre. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris la demande d'injonction.
N° TA95-2516168(TA95-2516168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante ouzbèke d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à enregistrer sa demande de changement de statut pour un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité de déposer son dossier, les services préfectoraux se renvoyant mutuellement la compétence. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, le préfet avait convoqué l'intéressée pour enregistrer sa demande, rendant ainsi les conclusions à fin d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2516361(TA95-2516361)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie malgré les risques de perte d'emploi et l'état de grossesse de la requérante. La solution retenue est le rejet de la requête, sans préjudice pour l'intéressée de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA95-2514983(TA95-2514983)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A visant à obtenir l'exécution sous astreinte d'une précédente ordonnance du 28 juillet 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que cette injonction est devenue sans objet, car le préfet a, entre-temps, pris un arrêté rejetant expressément la demande de titre de séjour de M. A et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête est donc rejetée.
N° TA95-2516387(TA95-2516387)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant s’était vu délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2201087(TA95-2201087)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme B... contestant les cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux mis à leur charge au titre de l’année 2009, suite à la cession de titres de sociétés seychelloises. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription du droit de reprise, de l’irrégularité de la notification de la proposition de rectification et de l’inapplicabilité du régime des plus-values de cession de valeurs mobilières. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré, en application des articles 150-0 A du code général des impôts et L. 188 B et L. 188 C du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2508516(TA95-2508516)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de renouvellement de carte professionnelle de conducteur VTC, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le lieu d’exercice de l’activité du requérant se situe en Seine-et-Marne. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour en connaître.
N° TA95-2507856(TA95-2507856)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête indemnitaire par Mme A, estime ne pas être compétent pour en connaître. La requête vise à engager la responsabilité de l’Etat en raison de la suspension de la requérante par son employeur, la direction régionale du service médical d’Ile-de-France, dont le siège est à Paris. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, territorialement compétent.
N° TA95-2506362(TA95-2506362)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI XGM, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Sarcelles pour la construction d’un hôtel. La juridiction a constaté que, malgré une demande de régularisation, la société requérante n’avait pas justifié de sa qualité à agir, en violation de l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA95-2407880(TA95-2407880)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 29 mars 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial de Mme C... pour sa fille, au motif de ressources insuffisantes. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en n'intégrant pas les ressources du compagnon de Mme C..., avec lequel elle vivait en communauté de vie stable et continue depuis septembre 2022. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, le préfet devant réexaminer la demande en tenant compte des ressources du couple.
N° TA95-2409147(TA95-2409147)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 26 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant mauritanien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour au seul motif que le demandeur faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée, en l'absence de texte subordonnant l'examen de la demande à cette condition. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent le refus d'enregistrement aux cas de dossier incomplet ou de demande abusive ou dilatoire.
N° TA95-2409220(TA95-2409220)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malien, qui contestait le refus du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour « salarié ». Le préfet avait motivé son refus par la menace à l’ordre public que constituait l’utilisation d’un faux titre de séjour par le requérant lors de son embauche. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le préfet n’avait pas méconnu son pouvoir discrétionnaire en se fondant sur l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut d’examen particulier et de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.