Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2515577(TA95-2515577)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de séjour. Concernant l'obligation de quitter le territoire français et les mesures associées, la requête en suspension a été jugée irrecevable, la requête en annulation ayant déjà suspendu leur exécution en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416877(TA95-2416877)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A I D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417025(TA95-2417025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 25 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de six mois. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a estimé que la relation de concubinage invoquée par le requérant n'était pas suffisamment démontrée pour justifier une protection de sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417042(TA95-2417042)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour " entrepreneur - profession libérale " et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas de ressources suffisantes issues de son activité, condition requise par les articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que l'intéressé, célibataire et sans charge de famille en France, ne démontrait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du même code. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2409519(TA95-2409519)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait interdit à M. A, ressortissant ivoirien, de circuler sur le territoire français pendant 36 mois. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation, car la seule plainte pour viol déposée à l'encontre de M. A, qu'il conteste, ne suffisait pas à établir qu'il représentait une menace pour l'ordre public. Cette décision a été prise en application des articles L. 622-1 et L. 622-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506651(TA95-2506651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 mars 2025 lui retirant sa carte de résident et ordonnant son expulsion. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Concernant la décision d'expulsion, le juge a rejeté le vice de procédure soulevé, estimant que la composition de la commission d'expulsion était régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres griefs, sur le fondement des articles L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2514152(TA95-2514152)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 3 de ce règlement, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement avait été respectée et que les autres griefs n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
N° TA95-2514154(TA95-2514154)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 26 juillet 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu, conformément aux principes généraux du droit de l'Union européenne. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2514233(TA95-2514233)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de police du 29 juillet 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée sur l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'interdiction ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales ou personnelles stables en France. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise par le préfet.
N° TA95-2514334(TA95-2514334)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions à fin d'annulation, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. La demande d'intervention gracieuse a également été rejetée, le juge ne pouvant se substituer à l'administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2515333(TA95-2515333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance. La juge a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et financière du requérant, exposé à la perte de son logement et de son emploi. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-3) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2515459(TA95-2515459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de titre de séjour de Mme B. La requérante, ressortissante congolaise, invoquait l'urgence et plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des articles L.424-11 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation de précarité administrative invoquée ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2303636(TA95-2303636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire de Rueil-Malmaison du 12 janvier 2023 refusant de dresser un procès-verbal d’infraction, un arrêté interruptif de travaux et une mise en demeure de remise en état, suite à des constructions non autorisées sur des parcelles voisines. Les requérants invoquaient la méconnaissance des articles L. 480-1, L. 480-2 et L. 481-1 du code de l’urbanisme, estimant que le maire était tenu d’agir face à des travaux irréguliers et non achevés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus du maire n’était pas entaché d’illégalité au regard des textes applicables.
N° TA95-2418993(TA95-2418993)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a d'abord écarté la demande de désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète, le recours n'entrant pas dans les cas prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, il a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la décision d'obligation de quitter le territoire français, fondée sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code précité, était suffisamment motivée et non entachée d'erreur d'appréciation.
N° TA95-2500912(TA95-2500912)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D, ressortissante tunisienne, pour contester un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire" et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante s'est désistée de ses conclusions contre le refus de titre et l'obligation de quitter le territoire, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme D à l'aide juridictionnelle. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA95-2300107(TA95-2300107)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a accordé une provision à M. B, victime d'une infection nosocomiale contractée à l'hôpital Beaujon (AP-HP). La responsabilité de l'AP-HP n'étant pas sérieusement contestable, celle-ci ayant reconnu sa responsabilité par courrier, l'obligation indemnitaire est établie. Le juge a alloué une provision de 6 785,20 euros, correspondant à la fraction non contestable des préjudices patrimoniaux subis. La demande de provision pour préjudice moral a été rejetée, son montant n'étant pas suffisamment certain à ce stade.
N° TA95-2418936(TA95-2418936)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de carte de séjour par le préfet avait abrogé les décisions d'éloignement, rendant sans objet les conclusions sur ce point. En revanche, le refus de titre de séjour a été annulé car le préfet avait appliqué à tort l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, inapplicable aux ressortissants algériens régis par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit du préfet, qui a méconnu le champ d'application de la loi.
N° TA95-2514425(TA95-2514425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, car il visait les règlements européens applicables et précisait que l'Espagne avait accepté la reprise en charge sur le fondement de l'article 13-1 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2514361(TA95-2514361)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant égyptien, contre un arrêté préfectoral du 19 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans, ainsi que contre son assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions en retenant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que M. B, entré en France en 2012 et y résidant avec l'ensemble de ses attaches familiales, justifiait d'une vie privée et familiale protégée. La solution s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2514146(TA95-2514146)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolé, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, ne justifiant pas d'une entrée régulière en France ni de la réalité de son ancrage familial et personnel, ne pouvait se prévaloir d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.