Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2303636(TA95-2303636)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire de Rueil-Malmaison du 12 janvier 2023 refusant de dresser un procès-verbal d’infraction, un arrêté interruptif de travaux et une mise en demeure de remise en état, suite à des constructions non autorisées sur des parcelles voisines. Les requérants invoquaient la méconnaissance des articles L. 480-1, L. 480-2 et L. 481-1 du code de l’urbanisme, estimant que le maire était tenu d’agir face à des travaux irréguliers et non achevés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus du maire n’était pas entaché d’illégalité au regard des textes applicables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418163(TA95-2418163)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 14 octobre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial de M. B, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. Le tribunal relève d'office que le préfet a méconnu le champ d'application de la loi en fondant son refus sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. B relève exclusivement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En application de cet accord, le refus de regroupement familial ne peut être motivé par une menace à l'ordre public, ce qui constitue une erreur de droit. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500923(TA95-2500923)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant chinois, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant à tort que l'intéressé ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Il a été retenu que M. A avait suivi des cours de français, préparé des concours d'écoles d'art, et avait été admis et assidu à l'École nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy. Par conséquent, l'arrêté préfectoral a été annulé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500980(TA95-2500980)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 2 décembre 2024 par lequel le préfet de police avait obligé M. B, ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur de fait en estimant que M. B ne justifiait pas d'une entrée régulière, alors que son passeport comportait un visa Schengen valide et un tampon d'entrée à Roissy. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La solution retenue se fonde sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2502131(TA95-2502131)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision implicite était inopérant, le requérant n'ayant pas demandé la communication des motifs de ce refus. Il a également estimé que la circonstance qu'aucune décision expresse n'ait été prise depuis la naissance de la décision implicite de rejet, intervenue le 25 janvier 2023, n'était pas de nature à entraîner l'annulation de cette décision. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2502560(TA95-2502560)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (1ère chambre) concerne le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B, ressortissante iranienne, un titre de séjour mention "entrepreneur/profession libérale", révélé par la délivrance d'une carte "étudiant". Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un titre étudiant ne prive pas d'objet le recours. Il annule la décision implicite de refus pour défaut d'examen, constatant que le préfet n'a pas examiné la demande sur le fondement de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2501016(TA95-2501016)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de renouveler le titre de séjour étudiant de Mme D, ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur le motif que l'intéressée suivait ses cours à distance, alors qu'elle démontrait une assiduité et une présence physique aux examens, conformément aux stipulations du titre III du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2514334(TA95-2514334)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions à fin d'annulation, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. La demande d'intervention gracieuse a également été rejetée, le juge ne pouvant se substituer à l'administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416849(TA95-2416849)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour de M. B A, ressortissant somalien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal applique l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'une carte de résident de dix ans après quatre ans de résidence régulière. En l'absence de mémoire en défense du préfet, malgré une mise en demeure, les faits exposés par le requérant sont réputés établis. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B A.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506651(TA95-2506651)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 mars 2025 lui retirant sa carte de résident et ordonnant son expulsion. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Concernant la décision d'expulsion, le juge a rejeté le vice de procédure soulevé, estimant que la composition de la commission d'expulsion était régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres griefs, sur le fondement des articles L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2418658(TA95-2418658)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A C, qui contestait le refus implicite de France Travail de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi. La requérante n’a pas répondu à la demande de régularisation qui lui avait été adressée en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative, l’invitant à motiver son recours. En l’absence d’exposé de moyens opérants, la requête est rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2516154(TA95-2516154)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie et que la requête était manifestement mal fondée, faute pour le requérant d’avoir développé des moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2516138(TA95-2516138)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait encore d'une attestation en cours de validité au moment de l'introduction de sa requête, et qu'il n'était pas établi qu'aucune nouvelle attestation ne lui avait été délivrée depuis. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510254(TA95-2510254)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié une précédente ordonnance de référé du 28 mars 2022. Constatant que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas exécuté l'injonction initiale de délivrer une convocation pour un titre de séjour, ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau justifiant la modification. Le juge a assorti l'injonction d'une astreinte de 25 euros par jour de retard, à défaut d'exécution dans un nouveau délai de vingt-et-un jours, et a condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2514198(TA95-2514198)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de carte de résident de M. B, ressortissant afghan réfugié. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant dans une situation de grande précarité, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2514993(TA95-2514993)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le juge a constaté que l'absence de délivrance de ce récépissé, malgré le dépôt d'un dossier complet de renouvellement de certificat de résidence "étudiant", créait une situation d'urgence et de précarité administrative pour l'intéressé, notamment en l'empêchant d'effectuer un stage nécessaire à sa scolarité. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantit la remise d'un récépissé à tout étranger admis à souscrire une demande de titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2515255(TA95-2515255)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 12 mai 2025 par lequel le maire de Gennevilliers a réglementé les horaires d’ouverture des débits de boissons, restaurants et commerces de vente à emporter. La société requérante, exploitant une salle de danse, n’a pas démontré que l’arrêté litigieux lui était applicable ni qu’il portait une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, la condition d’urgence n’étant pas remplie. Le tribunal a également relevé l’absence de doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, fondé sur les pouvoirs de police du maire prévus à l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2504912(TA95-2504912)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... contestant le refus de la CPAM du Val-d'Oise de l'admettre à l'aide médicale de l'État (AME). Le juge constate que le recours préalable obligatoire formé par le requérant contre le refus initial était tardif, et que M. A... n'a pas contesté cette tardiveté ni fourni d'argumentation pertinente malgré une demande de régularisation. En application des articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, le recours contentieux est irrecevable faute de recours administratif préalable valable. La requête est donc rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508097(TA95-2508097)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son droit au logement opposable (DALO). Le juge a constaté que le requérant ne justifiait pas d’un titre de séjour d’une durée d’un an ou plus, ni d’un récépissé de renouvellement d’un tel titre, comme l’exigent les articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions était inopérant et manifestement infondé. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508653(TA95-2508653)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 14 mars 2025, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. Il a rappelé les conditions cumulatives prévues aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation pour bénéficier de cette reconnaissance, sans que la requérante n'établisse les remplir. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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