Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502042(TA95-2502042)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête concernant des dysfonctionnements dans le traitement de sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que ce litige, portant sur l’appréciation des droits à cette allocation, relève de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise, territorialement compétent.
N° TA95-2515180(TA95-2515180)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A, chauffeur de taxi. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'avait pas introduit de requête distincte en annulation au fond, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
N° TA95-2515200(TA95-2515200)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le juge constate que le requérant est placé en rétention administrative au centre de rétention n°3 du Mesnil-Amelot. En application des articles L. 921-2, R. 922-4 et R. 922-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour statuer sur cette requête.
N° TA95-2502033(TA95-2502033)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu de prime d'activité de 1 974,03 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 10 février 2025, la requérante n'a ni signé sa requête ni produit l'acte attaqué ou la preuve d'une réclamation préalable, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter le recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2502015(TA95-2502015)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait l'exécution forcée d'un jugement et une indemnité pour manquement de l'État à son obligation de logement. La requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision rejetant sa demande indemnitaire préalable ou la preuve de son dépôt, ni sa demande d'exécution du jugement. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501541(TA95-2501541)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'aide personnalisée au logement et de primes de fin d'année. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué (la contrainte) malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA95-2514720(TA95-2514720)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à l'association Reso PME de libérer sans délai les locaux de 153 m² qu'elle occupait sans droit ni titre sur le domaine public ferroviaire de la gare de La Garenne-Colombes, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La juridiction a constaté l'urgence résultant de l'occupation illégale entravant le service public et la recommercialisation du site, ainsi que l'absence de contestation sérieuse, la convention d'occupation ayant été résiliée de plein droit le 4 mai 2025 en application de son article 23.3. La demande d'expulsion a été rejetée comme relevant de la compétence du juge judiciaire. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code des transports.
N° TA95-2514689(TA95-2514689)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B du logement mis à sa disposition par l'association Coallia dans un centre provisoire d'hébergement. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison du comportement violent de l'intéressé et de ses manquements au contrat de séjour, qui compromettent le fonctionnement normal du service d'accueil. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 349-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2514655(TA95-2514655)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir une décision sur sa demande de titre de séjour et la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 18 novembre 2025. M. B s’est alors désisté de sa requête. La juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans appliquer d’autre texte que le code de justice administrative.
N° TA95-2514722(TA95-2514722)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à l'association Reso PME de libérer sans délai les locaux de 131 m² qu'elle occupait sans titre sur le domaine public ferroviaire de la gare de Vaucresson, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'occupation illégale depuis le 4 mai 2025, entravant le service public et la recommercialisation du site, et de l'absence de paiement des redevances. La demande a été jugée utile et non sérieusement contestable, l'association ne justifiant d'aucun droit à occuper les lieux après la résiliation de la convention pour défaut de paiement. Cette décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les principes régissant l'occupation du domaine public, notamment le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA95-2502866(TA95-2502866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours en annulation contre une décision du 31 décembre 2024 lui refusant l’allocation aux adultes handicapés. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des litiges relatifs à cette allocation. Par conséquent, le tribunal administratif a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire d’Évreux, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA95-2502777(TA95-2502777)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur un contrat de garantie obsèques et les prestations associées, opposant l’assurée à son assureur. Le tribunal a estimé que ce différend, relevant des relations entre un assuré et son assureur, était insusceptible de se rattacher à la compétence administrative. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2515199(TA95-2515199)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant péruvien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne justifiait pas des raisons pour lesquelles il n'avait pas honoré une convocation en préfecture le 24 juin 2025 pour retirer son titre, se plaçant ainsi lui-même dans la situation d'urgence invoquée. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2515296(TA95-2515296)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2515217(TA95-2515217)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, en raison de l'inexécution d'un jugement du tribunal administratif de Paris lui enjoignant de délivrer un titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière requise par cette procédure n'était pas établie, la situation invoquée ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2403781(TA95-2403781)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’admettre ses deux enfants au regroupement familial. La décision préfectorale, fondée sur l’insuffisance des ressources de la requérante par rapport au seuil légal (article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), a été jugée légale. Le tribunal a constaté que les revenus de Mme B sur la période de référence étaient inférieurs au SMIC majoré, et que les justificatifs produits ne permettaient pas d’établir une évolution favorable. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme a également été écarté.
N° TA95-2208145(TA95-2208145)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de la SAS Clinique de Domont, venant aux droits de la SAS Icade santé, qui sollicitait la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2020 concernant une clinique située à Domont. La requérante contestait l'évaluation de la valeur locative cadastrale, arguant que le local-type n°7 utilisé comme terme de comparaison était impropre car restructuré et que l'administration n'avait pas proposé de terme de comparaison pertinent sur une commune économiquement analogue. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne l'évaluation par comparaison et l'application des coefficients de pondération. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir relative aux années 2017 et 2018. Les textes appliqués incluent les articles 1498 du code général des impôts et 324 AA de l'annexe III au même code.
N° TA95-2515100(TA95-2515100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’amendes forfaitaires majorées. Le juge a estimé que le litige, portant sur un acte de poursuite pour le recouvrement de ces amendes, relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution (ordre judiciaire) et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire et 529-2 du code de procédure pénale. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence ou l’existence d’un doute sérieux.
N° TA95-2403817(TA95-2403817)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré son certificat de résidence algérien à M. A. Le tribunal retient que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'applique pas aux ressortissants algériens, relevant exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, l'arrêté est entaché d'une erreur d'appréciation. Le tribunal enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2405682(TA95-2405682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, de nationalité marocaine, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "conjoint de français". La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Par un mémoire enregistré le 16 juin 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 26 août 2025.