Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403817(TA95-2403817)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré son certificat de résidence algérien à M. A. Le tribunal retient que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'applique pas aux ressortissants algériens, relevant exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, l'arrêté est entaché d'une erreur d'appréciation. Le tribunal enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2403781(TA95-2403781)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’admettre ses deux enfants au regroupement familial. La décision préfectorale, fondée sur l’insuffisance des ressources de la requérante par rapport au seuil légal (article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), a été jugée légale. Le tribunal a constaté que les revenus de Mme B sur la période de référence étaient inférieurs au SMIC majoré, et que les justificatifs produits ne permettaient pas d’établir une évolution favorable. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme a également été écarté.
N° TA95-2415878(TA95-2415878)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait l'annulation d'une décision de retrait de points sur son permis de conduire. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation en ce sens, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans avoir à inviter à une nouvelle régularisation.
N° TA95-2501846(TA95-2501846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A B, qui contestait un refus de reconnaissance de responsabilité hospitalière du centre hospitalier Simone Veil. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion formelle tendant à l’annulation d’une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501967(TA95-2501967)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête visant à obtenir la levée d’une interdiction bancaire. Le juge a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige, opposant un client à sa banque, relève du droit privé et de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA95-2405619(TA95-2405619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme F, ressortissante étrangère, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de Mme F et que les conditions d'admission exceptionnelle au séjour ou de respect de sa vie privée et familiale n'étaient pas remplies. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, confirmant la légalité de l'arrêté pré
N° TA95-2307502(TA95-2307502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par les maires de Vanves et d'Issy-les-Moulineaux à la société Kaufman et Broad Développement pour un projet immobilier. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'architecte des bâtiments de France, l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles d'urbanisme locales (hauteur, implantation, espaces verts), des risques d'incendie, et l'absence d'étude écologique pour une espèce protégée. Le tribunal a jugé que l'ensemble de ces moyens étaient infondés, confirmant ainsi la légalité des permis de construire attaqués. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502025(TA95-2502025)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus implicite de renouvellement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) par la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que ce litige, fondé sur les articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Nanterre, compétent en vertu des articles L. 142-8 et R. 142-10 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2308674(TA95-2308674)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme M. contre le permis de construire délivré par le maire de Puteaux à la SNC LNC Gemini pour un immeuble collectif. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté du 24 octobre 2022 et de ses permis modificatifs, invoquant des vices de procédure et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, notamment sur les accès, le stationnement, l'emprise au sol et l'aspect extérieur. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'incomplétude du dossier et à la violation des articles UA 3, 4, 7, 9, 11 et 15 du PLU, n'étaient pas fondés. La demande de frais de justice présentée par les requérants a également été rejetée.
N° TA95-2308910(TA95-2308910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires du 33 rue d’Issy à Vanves, qui demandait l’annulation des permis de construire délivrés par les maires de Vanves et d’Issy-les-Moulineaux à la société Kaufman et Broad Développement pour un projet immobilier. Le syndicat invoquait notamment l’irrégularité de l’avis de l’architecte des bâtiments de France, l’incomplétude du dossier de permis de construire, et la méconnaissance de plusieurs dispositions des plans locaux d’urbanisme (PLU) de Vanves et d’Issy-les-Moulineaux, ainsi que des articles L. 111-24 et R. 111-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que l’ensemble des moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des permis de construire attaqués.
N° TA95-2309505(TA95-2309505)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C et de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation de deux permis de construire délivrés par les maires de Vanves et d'Issy-les-Moulineaux à la société Kaufman et Broad Développement pour un projet immobilier. Les requérants contestaient la légalité des permis en invoquant notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles de sécurité, de stationnement et d'implantation des constructions prévues par les plans locaux d'urbanisme (PLU) des deux communes, ainsi que des risques liés au retrait-gonflement des sols argileux. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés, fondés sur les articles R. 431-8, R. 431-10, R. 451-4, R. 111-2 du code de l'urbanisme et les dispositions des PLU, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation des permis de construire et des décisions de rejet des recours gracieux a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2515232(TA95-2515232)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance ou le renouvellement de son passeport pour se rendre au Maroc. Le juge a estimé que l'urgence particulière nécessaire à cette procédure n'était pas établie, faute de preuve d'un projet concret de voyage ou de diligences suffisantes auprès de l'administration. Il a également considéré que l'absence de passeport ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé. La décision applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2405701(TA95-2405701)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à la fille de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal juge que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ne traite pas de ce titre spécifique, renvoyant ainsi à la législation nationale. En application des articles L. 414-4 et L. 414-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la mineure, dont la mère est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, remplit les conditions pour obtenir ce document. Le préfet a donc commis une erreur de droit en opposant les stipulations de l'accord franco-tunisien.
N° TA95-2515110(TA95-2515110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, ressortissant syrien réfugié, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de voyage et la décision de clôture de sa demande. Le juge a estimé que la demande de suspension du refus implicite était irrecevable, aucune décision de rejet n'étant née du fait de la clôture préalable de la demande. S'agissant de la décision de clôture, la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas la nécessité impérieuse d'un voyage en Jordanie prévu en octobre 2025. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2406969(TA95-2406969)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 mars 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant marocain. Le tribunal retient que cette décision, motivée par un prétendu changement de domicile hors de l'arrondissement d'Argenteuil, est entachée d'une erreur de fait, dès lors que l'intéressé avait simplement déménagé au sein de la même commune. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA95-2403837(TA95-2403837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les griefs tirés de l'erreur de droit et du défaut d'examen, considérant que le préfet avait examiné la situation de M. A au regard des textes applicables, notamment la convention franco-ivoirienne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec sa compagne et de la présence de ses attaches familiales en Côte d'Ivoire.
N° TA95-2405672(TA95-2405672)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à M. A, ressortissant malien bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis février 2022. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les articles L. 424-9 et R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle aux bénéficiaires de cette protection. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2405683(TA95-2405683)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain entré en France à 12 ans et y ayant suivi toute sa scolarité. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2515296(TA95-2515296)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2514245(TA95-2514245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour suspendre la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. La requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestait la clôture de sa demande de titre de séjour en qualité d'enfant de bénéficiaire de cette protection. Le tribunal a constaté que la préfecture avait invité Mme B à déposer une nouvelle demande en tant que bénéficiaire directe de la protection subsidiaire, rendant sans objet la suspension demandée. Par conséquent, il n'a pas été statué sur le fond, la condition d'urgence n'étant plus caractérisée.