Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 564/2613
N° TA95-2317000(TA95-2317000)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C E contestant un titre de recettes de 68 euros émis par la commune d'Asnières-sur-Seine pour la réservation d’une place de stationnement. Le requérant invoquait un défaut de notification de l’autorisation et une indisponibilité de la place le jour convenu. Le tribunal a jugé que la notification était valable et que le requérant n’établissait pas l’indisponibilité alléguée, ni n’avait utilisé le numéro de contact fourni par la commune pour résoudre le problème. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées faute de preuve du préjudice. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2510928(TA95-2510928)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme A, ressortissante nigérienne, à un rendez-vous afin qu'elle puisse obtenir un duplicata de sa carte de séjour "passeport talent" et déposer sa demande de renouvellement. La requérante justifiait d'une urgence caractérisée par l'absence de délivrance du duplicata depuis juin 2024, malgré un avis favorable, la plaçant dans une situation de précarité et risquant de la rendre irrégulière après le 24 août 2025. Le tribunal a accordé un délai de vingt jours pour l'exécution de cette mesure, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais d'instance.
N° TA95-2208510(TA95-2208510)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SA Leroy Merlin France, qui demandait la réduction de sa cotisation de contribution foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2020. La société contestait la méthode d'évaluation de la valeur locative de ses locaux, notamment l'absence d'ajustement négatif de 30 % et la pondération des surfaces. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique autre que les dispositions générales du code général des impôts et du livre des procédures fiscales. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA95-2400762(TA95-2400762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 décembre 2023 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile centrafricaine. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de la vulnérabilité de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également relevé que l'OFII n'avait pas démontré avoir pris en compte la vulnérabilité de Mme A ni avoir mené un entretien d'évaluation conforme aux articles L. 522-1 et suivants du CESEDA. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA95-2502777(TA95-2502777)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur un contrat de garantie obsèques et les prestations associées, opposant l’assurée à son assureur. Le tribunal a estimé que ce différend, relevant des relations entre un assuré et son assureur, était insusceptible de se rattacher à la compétence administrative. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2208145(TA95-2208145)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de la SAS Clinique de Domont, venant aux droits de la SAS Icade santé, qui sollicitait la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2020 concernant une clinique située à Domont. La requérante contestait l'évaluation de la valeur locative cadastrale, arguant que le local-type n°7 utilisé comme terme de comparaison était impropre car restructuré et que l'administration n'avait pas proposé de terme de comparaison pertinent sur une commune économiquement analogue. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne l'évaluation par comparaison et l'application des coefficients de pondération. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir relative aux années 2017 et 2018. Les textes appliqués incluent les articles 1498 du code général des impôts et 324 AA de l'annexe III au même code.
N° TA95-2502866(TA95-2502866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours en annulation contre une décision du 31 décembre 2024 lui refusant l’allocation aux adultes handicapés. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des litiges relatifs à cette allocation. Par conséquent, le tribunal administratif a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire d’Évreux, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA95-2415878(TA95-2415878)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait l'annulation d'une décision de retrait de points sur son permis de conduire. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation en ce sens, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans avoir à inviter à une nouvelle régularisation.
N° TA95-2515076(TA95-2515076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de la décision de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) rejetant sa demande d’indemnisation pour des préjudices liés à une ligature des trompes lors d’un accouchement à l’hôpital Tenon. La juge des référés a estimé que la requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, relevait de la compétence du tribunal administratif de Paris en application de l’article R. 312-14 du même code, et non de celle de Cergy-Pontoise. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans préjudice pour Mme B de saisir la juridiction compétente d’une action indemnitaire.
N° TA95-2501967(TA95-2501967)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête visant à obtenir la levée d’une interdiction bancaire. Le juge a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige, opposant un client à sa banque, relève du droit privé et de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA95-2501973(TA95-2501973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête en excès de pouvoir par M. A B demandant la levée d’une interdiction bancaire, a constaté que cette requête constituait un double d’une autre procédure déjà enregistrée sous un numéro distinct. En application des principes de gestion du greffe, le tribunal a ordonné la radiation de ces productions des registres. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative pour éviter un doublon procédural.
N° TA95-2501900(TA95-2501900)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B A d’une plainte pour violation de domicile. Par ordonnance du 26 août 2025, la première vice-présidente a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Le juge administratif ne peut connaître des dépôts de plainte, cette compétence relevant du procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale. La solution est fondée sur le 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2515110(TA95-2515110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, ressortissant syrien réfugié, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de voyage et la décision de clôture de sa demande. Le juge a estimé que la demande de suspension du refus implicite était irrecevable, aucune décision de rejet n'étant née du fait de la clôture préalable de la demande. S'agissant de la décision de clôture, la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas la nécessité impérieuse d'un voyage en Jordanie prévu en octobre 2025. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2502025(TA95-2502025)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus implicite de renouvellement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) par la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que ce litige, fondé sur les articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Nanterre, compétent en vertu des articles L. 142-8 et R. 142-10 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2515232(TA95-2515232)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance ou le renouvellement de son passeport pour se rendre au Maroc. Le juge a estimé que l'urgence particulière nécessaire à cette procédure n'était pas établie, faute de preuve d'un projet concret de voyage ou de diligences suffisantes auprès de l'administration. Il a également considéré que l'absence de passeport ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé. La décision applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2515035(TA95-2515035)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ou d'un récépissé, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à la santé, à la vie familiale, à la dignité) en raison de l'absence de traitement de ses demandes de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait ni d'une situation d'urgence nécessitant une intervention sous 48 heures, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale commise par le préfet du Val-d'Oise, faute de preuve d'une demande pendante dans ce département. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2515058(TA95-2515058)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait à ce qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A ayant contribué à la situation d'urgence en déposant sa première demande de titre de séjour plus de cinq mois après sa majorité et alors que son document de circulation pour mineur avait expiré depuis plus d'un an. Le délai de moins de deux mois pour l'instruction de sa demande n'a pas été jugé anormalement long. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2515073(TA95-2515073)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut vers un statut de salarié. Le juge a estimé que l'urgence, condition nécessaire à l'application de l'article L. 521-2, n'était pas caractérisée, notamment car l'intéressé ne justifiait pas avoir présenté sa demande de renouvellement dans les délais prévus par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond des atteintes alléguées aux libertés fondamentales.
N° TA95-2514117(TA95-2514117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme A, ressortissante tunisienne. La juge a estimé que la condition d'urgence était présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a été enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2504638(TA95-2504638)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait une injonction au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa demande de nationalité française. Le juge a considéré que ces conclusions à fin d'injonction étaient manifestement irrecevables, car il n'appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l'administration pour traiter une demande ou informer un administré. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le principe selon lequel le juge ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi.