Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2514307(TA95-2514307)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour est née le 23 avril 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 n'est pas remplie, ce qui conduit au rejet de la requête.
N° TA95-2514297(TA95-2514297)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'ONG Action dans le monde. Celle-ci demandait d'enjoindre à l'association France Active Métropole de lui verser une subvention de 200 000 euros pour un projet de formation humanitaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que la juridiction administrative était incompétente, faute de démontrer que France Active Métropole agissait dans le cadre d'une mission de service public.
N° TA95-2514239(TA95-2514239)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les risques de licenciement et d'atteinte à la liberté d'aller et venir invoqués ne justifiant pas une intervention à très bref délai. La requérante a été renvoyée à la possibilité d'exercer un référé suspension.
N° TA95-2513517(TA95-2513517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le requérant contestait la légalité de ces décisions, invoquant notamment une violation de son droit à être entendu, une erreur sur les faits et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de l'enfant.
N° TA95-2513414(TA95-2513414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a écarté le moyen tiré de la violation de l'article 4, estimant que la preuve de la remise des brochures d'information en langue peul n'était pas rapportée de manière probante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2513407(TA95-2513407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" de M. B, ressortissant kosovar. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L.433-1, L.433-3-1 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de toute défense du préfet. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2409150(TA95-2409150)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du rejet de sa demande d’aide à l’acquisition ou à la location d’un véhicule peu polluant. L’Agence de services et de paiement a informé le tribunal que le dossier avait été validé le 4 octobre 2024, ce qui a conduit la présidente de la formation de jugement à inviter la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, sous peine de désistement d’office. En l’absence de confirmation dans le délai d’un mois imparti, Mme B... est réputée s’être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA95-2512234(TA95-2512234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'erreurs manifestes d'appréciation, invoqué au regard de la convention européenne des droits de l'homme et de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice, a été rejeté.
N° TA95-2513705(TA95-2513705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de police d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée n'est pas utile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui ne satisfait pas aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2512252(TA95-2512252)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à modifier une précédente ordonnance du 30 juin 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La requérante invoquait un élément nouveau, à savoir l'inexécution de cette ordonnance, mais n'a pas apporté d'éléments suffisants pour établir la persistance du manquement à la date de la nouvelle ordonnance. En conséquence, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à la demande de modification de l'injonction et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2512982(TA95-2512982)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de son titre de séjour ou de statuer sur sa demande. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car l'attestation de dépôt en ligne ne prouvait pas le caractère complet du dossier et qu'aucune tentative infructueuse d'obtenir un rendez-vous n'était établie. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de ce motif. Les articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 522-3 du code de justice administrative ont été appliqués.
N° TA95-2513508(TA95-2513508)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 17 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a considéré que la décision d'éloignement était légale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux stables et intenses en France. Les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
N° TA95-2512437(TA95-2512437)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant bosniaque, contestant un arrêté préfectoral du 20 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France (décembre 2023) et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Bosnie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2512641(TA95-2512641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, de nationalité algérienne, qui contestait l'arrêté du 5 juillet 2025 du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'erreur matérielle dans l'arrêté (mention d'une obligation de quitter le territoire sans délai au lieu d'un délai de trente jours) était sans incidence, le préfet ayant pris la même décision sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le délai de départ volontaire étant expiré. Les autres moyens, notamment tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme infondés ou non assortis de précisions suffisantes.
N° TA95-2512643(TA95-2512643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502492(TA95-2502492)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié. Par un mémoire du 29 juillet 2025, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire et la demande de condamnation de l’État aux frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2514310(TA95-2514310)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante burkinabé, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les risques de suspension de son contrat de travail ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. Il a rappelé que la requérante pouvait, si elle s'y estimait fondée, saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.
N° TA95-2513652(TA95-2513652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure demandée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition légale d'absence d'obstacle à l'exécution d'une décision administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2513626(TA95-2513626)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, ne s’est pas prononcé sur le fond du litige. Constatant que le requérant résidait à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il a estimé que la compétence territoriale relevait du tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction sans statuer sur les conclusions en annulation, injonction ou frais irrépétibles.
N° TA95-2511797(TA95-2511797)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 12 mai 2025 à l’encontre du préfet du Val-d’Oise, pour inexécution d’une ordonnance lui enjoignant de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet a exécuté la décision le 26 juin 2025, mais avec un retard de 35 jours par rapport au délai imparti. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a procédé à la liquidation de l’astreinte, tout en la modérant à 2 000 euros compte tenu des circonstances. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.