Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2512087(TA95-2512087)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'une requête en rectification d'erreur matérielle concernant une ordonnance de référé du 22 juillet 2025. Le juge a constaté que la décision initiale avait omis de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par le requérant, M. B A. En application de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, il a ordonné la correction de cette omission en ajoutant les visas et en modifiant le dispositif pour admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 100 euros à son avocate, sous réserve des conditions légales.
N° TA95-2512124(TA95-2512124)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A d'un logement communal dépendant du domaine public, qu'elle occupe sans droit ni titre depuis le 31 décembre 2023. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du besoin de la commune de Garges-lès-Gonesse de disposer du logement pour répondre à des demandes d'hébergement d'urgence, et de l'absence de contestation sérieuse. Le juge a enjoint à Mme A de libérer les lieux sous quinze jours, sous astreinte de 20 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA95-2506246(TA95-2506246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours contestant le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer des cartes " mobilité inclusion " (mentions " stationnement ", " invalidité " et " priorité "). S’agissant de la mention " priorité ", le juge a rejeté les conclusions comme portées devant une juridiction incompétente, en application de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, qui attribue ce contentieux au juge judiciaire. Pour la mention " stationnement ", l’affaire est renvoyée à une formation collégiale pour examen au fond, sur la base des mêmes dispositions législatives et de l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d’appréciation de la mobilité réduite.
N° TA95-2503846(TA95-2503846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une opposition par la société Marnez Immobilier à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine pour un indu d’aide personnalisée au logement de 128 euros, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, compétent car le siège social de la société requérante est situé à Paris.
N° TA95-2512401(TA95-2512401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et que la condition d’urgence était présumée remplie. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé et de lui délivrer, durant cet examen, un document provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous un délai de quinze jours.
N° TA95-2509779(TA95-2509779)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur la présentation d'une demande de réexamen de l'asile, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que l'administration ne s'était pas crue en situation de compétence liée et n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2509935(TA95-2509935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de Mme A. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA95-2509944(TA95-2509944)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions du 4 juin 2025 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine a refusé un titre de séjour à M. D et ordonné son expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle, malgré sa sortie de détention et son risque d'éloignement. La solution retenue écarte l'application des articles L. 423-21, L. 423-23, L. 631-1 et L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, invoqués par le requérant.
N° TA95-2509947(TA95-2509947)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. B la délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de précarité administrative et financière invoquée par le requérant étant inhérente à la condition d'étranger en situation irrégulière et ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que les demandes au titre des frais de justice.
N° TA95-2512669(TA95-2512669)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 mai 2025 par laquelle la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a déréférencé la SAS CITYZ'FORMATION de la plateforme "Mon compte formation" pour 12 mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant invoquée par la société requérante (perte de plus de 50% de son chiffre d'affaires et menace sur sa trésorerie), n'était pas suffisamment établie au regard de l'ensemble des intérêts en présence. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut de procédure, erreur d'appréciation et disproportion de la sanction) au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2513075(TA95-2513075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A. Celle-ci sollicitait la suspension de l'expulsion locative exécutée avec le concours de la force publique, ainsi que des mesures de réintégration ou de relogement adapté à son état de santé. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas que la solution de relogement proposée était inadaptée ni qu'il existait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision se fonde sur les conditions strictes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA95-2505963(TA95-2505963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours en annulation contre le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de délivrer à son fils une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". L’ordonnance rappelle les conditions d’attribution de cette carte, fixées par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait, mais le tribunal semble s’apprêter à statuer sur le fond en vérifiant si les critères médicaux sont remplis, après avoir rappelé les textes applicables.
N° TA95-2506867(TA95-2506867)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A B. Concernant la demande de carte "mobilité inclusion" portant la mention "priorité", le juge a constaté que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, et l'a rejeté comme porté devant une juridiction incompétente. Pour la demande de carte mention "stationnement pour personnes handicapées", le tribunal a examiné les conditions d'attribution prévues par le même code et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est un rejet partiel pour incompétence de la juridiction administrative et un examen au fond pour le surplus.
N° TA95-2513064(TA95-2513064)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de restituer à M. A, ressortissant ivoirien, son passeport et son titre de séjour en cours de validité. La juridiction a retenu que l'absence prolongée et injustifiée de restitution de ces documents par l'administration portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et de venir et au droit au travail de l'intéressé, constituant une situation d'urgence caractérisée. Le juge a ordonné la convocation de M. A sous trois jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2512210(TA95-2512210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. A, ressortissant pakistanais, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a retenu que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, le préfet n'ayant pas contesté le caractère complet du dossier, et que l'urgence était caractérisée par la précarité prolongée imposée au requérant. Cette décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent la délivrance d'un récépissé à tout étranger ayant déposé un dossier complet.
N° TA95-2511090(TA95-2511090)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de la requérante visait non pas un renouvellement, mais la délivrance d'un nouveau titre de séjour sur un fondement différent (recherche d'emploi ou création d'entreprise). En conséquence, il n'a pas examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2313210(TA95-2313210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse et leur enfant. Le préfet s'était fondé sur le retour de courriers de demande de pièces complémentaires avec la mention "destinataire inconnu", mais n'a pas prouvé leur envoi, alors que M. A justifiait résider à l'adresse déclarée. La juridiction rappelle que, le dossier étant complet, le rejet ne pouvait légalement reposer que sur le non-respect des conditions prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 434-7, R. 434-12 et R. 434-26). La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de motif.
N° TA95-2310408(TA95-2310408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 7 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant pakistanais, en faveur de son épouse et de sa fille. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur l'insuffisance des ressources du demandeur sur les douze mois précédant la demande, sans tenir compte de l'évolution favorable et stable de ses revenus postérieurs, justifiée par un contrat à durée indéterminée et des bulletins de paie. Cette solution s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent d'apprécier le caractère suffisant des ressources en considération de leur stabilité, y compris après le dépôt de la demande.
N° TA95-2401533(TA95-2401533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 janvier 2024 lui refusant une attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et pris après un examen sérieux de la situation. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du rejet définitif des demandes d'asile de l'intéressé. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 542-2 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2313261(TA95-2313261)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour, refus remplacé par une décision explicite du 16 avril 2024. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et que le requérant ne pouvait se prévaloir de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir un titre en tant que salarié, en raison de l’application prioritaire de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les textes précités et la convention européenne des droits de l’homme.