Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2512804(TA95-2512804)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais réfugié, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise d'enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir une situation d'extrême urgence justifiant une intervention dans les 48 heures, et a relevé que son statut de réfugié le protégeait d'une mesure d'éloignement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2512722(TA95-2512722)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de modification des mesures ordonnées le 7 juillet 2025, afin d'obtenir la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, le préfet avait convoqué le requérant pour délivrer le récépissé, rendant sans objet la demande de modification des mesures. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais irrépétibles.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2511090(TA95-2511090)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de la requérante visait non pas un renouvellement, mais la délivrance d'un nouveau titre de séjour sur un fondement différent (recherche d'emploi ou création d'entreprise). En conséquence, il n'a pas examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2511922(TA95-2511922)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Hauts-de-Seine pour ordonner l'expulsion de M. B d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au gestionnaire ou à l'autorité administrative de demander en justice l'évacuation d'un occupant sans titre après mise en demeure infructueuse. Le juge a fait droit à la demande du préfet, ordonnant l'expulsion sans délai de M. B et autorisant le recours à la force publique, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411359(TA95-2411359)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, une demandeuse d'asile centrafricaine, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à sa prise en charge dans un hébergement pour demandeurs d'asile à Porcheville. Le tribunal a constaté que Mme C avait quitté ce lieu d'hébergement depuis le 31 janvier 2024, sans justification valable, et qu'elle était hébergée ailleurs. Sur le fondement des articles L. 552-5, L. 552-14 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision de l'OFII a été jugée légale, et les moyens tirés de la vulnérabilité et de l'atteinte à la dignité humaine ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408369(TA95-2408369)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré sa carte de résident à M. A, ressortissant turc. Le tribunal juge que cette sanction, fondée sur l'emploi d'un travailleur étranger sans titre, est disproportionnée au regard de la durée et des conditions de séjour de l'intéressé en France (près de trente ans, épouse en situation régulière, cinq enfants dont trois français) et du caractère isolé des faits. La décision s'appuie sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le juge vérifie la proportionnalité de l'application. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2401533(TA95-2401533)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 janvier 2024 lui refusant une attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et pris après un examen sérieux de la situation. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du rejet définitif des demandes d'asile de l'intéressé. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 542-2 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2316143(TA95-2316143)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais exposés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314795(TA95-2314795)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant égyptien. Le tribunal juge que cette décision constitue en réalité un rejet faisant grief, car l'administration avait déjà enregistré la demande et délivré un récépissé, établissant ainsi la complétude du dossier. Le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur le caractère incomplet du dossier pour refuser d'examiner la demande au fond, en méconnaissance des articles L. 435-1 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313261(TA95-2313261)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour, refus remplacé par une décision explicite du 16 avril 2024. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et que le requérant ne pouvait se prévaloir de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir un titre en tant que salarié, en raison de l’application prioritaire de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les textes précités et la convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2313210(TA95-2313210)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse et leur enfant. Le préfet s'était fondé sur le retour de courriers de demande de pièces complémentaires avec la mention "destinataire inconnu", mais n'a pas prouvé leur envoi, alors que M. A justifiait résider à l'adresse déclarée. La juridiction rappelle que, le dossier étant complet, le rejet ne pouvait légalement reposer que sur le non-respect des conditions prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 434-7, R. 434-12 et R. 434-26). La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de motif.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310408(TA95-2310408)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 7 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant pakistanais, en faveur de son épouse et de sa fille. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur l'insuffisance des ressources du demandeur sur les douze mois précédant la demande, sans tenir compte de l'évolution favorable et stable de ses revenus postérieurs, justifiée par un contrat à durée indéterminée et des bulletins de paie. Cette solution s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent d'apprécier le caractère suffisant des ressources en considération de leur stabilité, y compris après le dépôt de la demande.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314868(TA95-2314868)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant le refus verbal du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2023 d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que M. A apportait la preuve de l'existence de ce refus verbal. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, lorsque l'absence de pièce concerne les documents obligatoires de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou ceux listés à l'annexe 10 du même code. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2511106(TA95-2511106)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mai 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour et de changement de statut de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car le requérant ne pouvait se prévaloir de la présomption d’urgence applicable au refus de renouvellement de titre de séjour, sa demande portant sur un changement de statut. En l’absence de circonstances particulières justifiant une urgence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2213598(TA95-2213598)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de la SARL FMS DECO, en liquidation judiciaire, contestant des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA et de taxe sur les véhicules de société pour 2016-2017, notifiés selon la procédure de taxation d'office pour opposition à contrôle fiscal. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 58 162 euros avait été accordé en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet sur cette somme. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'opposition à contrôle fiscal, jugeant que l'administration n'était pas tenue d'adresser une mise en demeure préalable et que le courrier de mise en garde avait été régulièrement notifié à la dernière adresse connue de la société. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 74 et L. 66 du livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2501346(TA95-2501346)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’une demande d’exécution du jugement du 17 février 2023, qui enjoignait à la commune de Clichy-la-Garenne de lui proposer un hébergement. La commune a fait valoir qu’elle n’avait pu joindre le requérant, le numéro de téléphone fourni étant inexistant, ce qu’elle a attesté. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’inexécution du jugement n’était pas imputable à la commune. La décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2511099(TA95-2511099)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 20 mai 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour et de changement de statut de Mme A. Le juge estime que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’est pas établie, car la requérante ne peut se prévaloir de la présomption d’urgence applicable au renouvellement de titre de séjour et ne justifie pas de circonstances particulières. En conséquence, la requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509120(TA95-2509120)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait attendu plus d'un an après l'expiration de son récépissé pour saisir le tribunal, se plaçant ainsi elle-même dans la situation d'urgence invoquée. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2512864(TA95-2512864)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant déposé sa demande plus de deux ans et demi après avoir sollicité le titre, sans démontrer que ce véhicule était le seul à sa disposition. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, par application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2217335(TA95-2217335)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS KMA SERVICES, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2016 à 2018. La société, soumise à une taxation d'office, n'a pas démontré le caractère exagéré des rectifications, notamment en critiquant la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires et le taux de charge forfaitaire de 80 % retenu par l'administration. Le tribunal a considéré que la charge de la preuve incombait à la requérante, qui n'a pas établi le défaut de réalisme économique de la méthode employée. La décision s'appuie sur les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales.

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