Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2511982(TA95-2511982)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est née le 1er mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée, visant à obtenir une attestation de prolongation, ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative de rejet, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2510937(TA95-2510937)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 1er juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen de la situation et d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également annulé l'arrêté d'assignation à résidence du 6 juin 2025 pour défaut de signature et de mention du signataire, en application de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2510893(TA95-2510893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant italien, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans et assignation à résidence. Le juge a annulé ces décisions, estimant que le préfet n'avait pas démontré que le comportement de M. A constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, les faits d'agression sexuelle reprochés n'avaient donné lieu à aucune poursuite ou condamnation, et les autres infractions routières ne suffisaient pas à caractériser une telle menace. La solution retenue est l'annulation des arrêtés contestés.
N° TA95-2510550(TA95-2510550)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A, qui sollicitait la délivrance d’un titre de séjour portant la mention "salarié". Le tribunal a relevé que le préfet avait informé le requérant de la disponibilité de son titre de séjour, rendant ses conclusions sans objet. Par ailleurs, il a jugé que la demande d’injonction de délivrance d’un titre de séjour excédait la compétence du juge des référés, car elle nécessitait une appréciation de fond relevant de l’administration. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2510329(TA95-2510329)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que M. D ne produisait aucune pièce pour étayer ses allégations sur son ancienneté de séjour ou sa vie familiale, et que ses déclarations étaient partielles. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510093(TA95-2510093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 juin 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une nouvelle période de quarante-cinq jours. Le juge a relevé que cette assignation portait sur la même période qu'une précédente mesure déjà exécutée, ce qui constituait une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2506122(TA95-2506122)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet n’avait pas examiné la demande de M. B au regard des dispositions de l’article L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient la délivrance de ce titre aux bénéficiaires de la protection subsidiaire. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois.
N° TA95-2506086(TA95-2506086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant rwandais. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne produisant aucun mémoire en défense malgré une mise en demeure, n'a pas justifié de l'examen de la demande de renouvellement présentée par M. B, qui bénéficiait d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et avait déposé sa demande dans les délais. Cette carence a été considérée comme un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé, en méconnaissance des dispositions des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2501005(TA95-2501005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale ainsi qu'un risque de traitements inhumains en cas de retour en Turquie. Le tribunal a estimé que la présence de son épouse et de son fils en France n'était pas régulière et qu'il ne justifiait d'aucune insertion sociale ou professionnelle, écartant ainsi la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que les craintes pour sa vie n'étaient pas établies, rejetant le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500910(TA95-2500910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour "salarié", ce point étant déjà régi par l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation et les mesures d'injonction.
N° TA95-2511311(TA95-2511311)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 juin 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination, prononçait une interdiction de retour de trois ans et l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était fondée sur la menace pour l'ordre public que constituait la condamnation pénale de l'intéressé pour détention et usage de faux documents, et que les autres décisions, y compris l'assignation à résidence, étaient légales. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2500906(TA95-2500906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement fonder sa décision sur l’irrégularité du séjour de l’intéressé et sur la menace pour l’ordre public que constituait son comportement, malgré ses contestations. Il a écarté les moyens tirés de l’erreur de fait, de l’erreur d’appréciation et de la méconnaissance des articles L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2500901(TA95-2500901)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention franco-ivoirienne de 1992, et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2500889(TA95-2500889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était légalement fondée.
N° TA95-2512053(TA95-2512053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, a constaté que le requérant était maintenu en rétention administrative au centre du Mesnil-Amelot. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, seul compétent territorialement. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence.
N° TA95-2511395(TA95-2511395)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. G, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté de transfert vers l'Italie pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013 relatifs à la détermination de l'État responsable de la demande d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord des autorités italiennes et le règlement Dublin.
N° TA95-2500851(TA95-2500851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante camerounaise, contre un arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que, postérieurement à cet arrêté, Mme B avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable, régularisant ainsi sa situation. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, celles-ci étant devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2418056(TA95-2418056)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. B A, la première contestant la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine, et la seconde attaquant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que M. A ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que la menace pour l'ordre public était établie. Les textes appliqués incluent les articles L. 422-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418005(TA95-2418005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une insertion sociale ou professionnelle et des liens familiaux suffisamment établis en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417997(TA95-2417997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. A C, ressortissant cap-verdien, un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant, entré régulièrement et marié à une Française depuis juillet 2022, justifiait d'une vie commune de plus de six mois, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet, qui n'a pas produit de défense, a méconnu ces dispositions en ne délivrant pas le titre sollicité.