Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2301081(TA95-2301081)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, salarié protégé, qui contestait la décision du 22 novembre 2022 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire par la société TRIADE ELECTRONIQUE. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que l'inspectrice avait été régulièrement désignée pour assurer l'intérim de la section compétente. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la demande, de l'épuisement du pouvoir disciplinaire, du défaut de contrôle de la preuve, de l'inexactitude matérielle des faits, de l'absence de caractère fautif et du lien avec le mandat. La solution s'appuie sur les articles L. 2421-3 et R. 8122-6 du code du travail.
N° TA95-2416876(TA95-2416876)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant géorgien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de résidence de l'intéressé (plus de 13 ans) et du caractère isolé et ancien (près de 7 ans) des faits délictueux ayant motivé le refus. En conséquence, le tribunal a également annulé, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de trois ans. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer la situation de M. C.
N° TA95-2418005(TA95-2418005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une insertion sociale ou professionnelle et des liens familiaux suffisamment établis en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2404706(TA95-2404706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière, et a jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2414914(TA95-2414914)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le requérant n'avait pas été empêché de présenter ses observations, et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
N° TA95-2509662(TA95-2509662)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 8 janvier 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour, ce qui n'a pas été fait. Le tribunal a constaté que l'injonction initiale n'était pas exécutée, constituant un élément nouveau. Il a donc modifié les mesures ordonnées en enjoignant au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2511267(TA95-2511267)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à une ressortissante soudanaise, au titre de la réunification familiale avec son conjoint réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de précarité de la requérante et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée, sans toutefois ordonner la délivrance immédiate d'un titre de séjour.
N° TA95-2511101(TA95-2511101)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. La suspension a été ordonnée en raison d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, et de l’urgence justifiée par la situation de vulnérabilité du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L’État a été condamné à verser 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2511093(TA95-2511093)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 mai 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial au bénéfice de l'épouse de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.
N° TA95-2510977(TA95-2510977)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de précarité du requérant et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler.
N° TA95-2510923(TA95-2510923)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait la suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise du 7 mai 2025 refusant son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision attaquée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat jeune majeur et de son hébergement. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, incluant la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2510919(TA95-2510919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d'une demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise du 10 juin 2025 lui refusant un titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence, notamment en raison de la rupture de son contrat d'apprentissage et de la fin de sa prise en charge en tant que jeune majeur, ainsi que plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juge des référés a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2510906(TA95-2510906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction valant autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressé le document sollicité, valable jusqu'au 22 septembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d'injonction et d'astreinte. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510652(TA95-2510652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, au profit de son épouse. Le juge a retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison d'un défaut de motivation, et a considéré l'urgence établie compte tenu de la situation de vulnérabilité de l'épouse. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510592(TA95-2510592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour " retraité " via le consulat de Tunis. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui ne présente pas un caractère provisoire, excède sa compétence en référé. Il relève également que M. A ne démontre pas l'urgence particulière justifiant une telle injonction. La requête est donc rejetée.
N° TA95-2510551(TA95-2510551)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante chinoise. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision et que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation de précarité de la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2510540(TA95-2510540)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué la requérante et lui a délivré le récépissé sollicité, autorisant son travail. Par conséquent, le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête ayant perdu leur objet.
N° TA95-2510840(TA95-2510840)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant une autorisation de travail pour son employeur, la société Lexoland. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, M. A n'ayant pas justifié de conséquences graves et immédiates sur sa situation personnelle malgré un séjour régulier. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés de la violation des articles L. 3211-2 du code des transports et L. 5221-20 du code du travail.
N° TA95-2510476(TA95-2510476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions de clôture des demandes de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré la présomption d’urgence applicable en cas de refus de renouvellement. La solution retenue repose sur l’absence d’éléments suffisamment circonstanciés démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et familiale.
N° TA95-2510670(TA95-2510670)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Colombes admettant M. B à la retraite pour invalidité. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (irrégularité de la procédure, défaut de motivation, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.