Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2511306(TA95-2511306)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car il s’agit d’une première demande d’admission exceptionnelle au séjour et que les risques de perte d’emploi invoqués ne caractérisent pas une situation nécessitant un traitement prioritaire. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2511101(TA95-2511101)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. La suspension a été ordonnée en raison d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, et de l’urgence justifiée par la situation de vulnérabilité du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L’État a été condamné à verser 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2511093(TA95-2511093)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 mai 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial au bénéfice de l'épouse de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.
N° TA95-2510652(TA95-2510652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, au profit de son épouse. Le juge a retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison d'un défaut de motivation, et a considéré l'urgence établie compte tenu de la situation de vulnérabilité de l'épouse. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510592(TA95-2510592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour " retraité " via le consulat de Tunis. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui ne présente pas un caractère provisoire, excède sa compétence en référé. Il relève également que M. A ne démontre pas l'urgence particulière justifiant une telle injonction. La requête est donc rejetée.
N° TA95-2510476(TA95-2510476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions de clôture des demandes de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré la présomption d’urgence applicable en cas de refus de renouvellement. La solution retenue repose sur l’absence d’éléments suffisamment circonstanciés démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et familiale.
N° TA95-2414914(TA95-2414914)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le requérant n'avait pas été empêché de présenter ses observations, et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
N° TA95-2510826(TA95-2510826)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, et que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation de vulnérabilité de la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. L'État a été condamné à verser 900 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2510739(TA95-2510739)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant d’enregistrer la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme A B, ressortissante nigérienne. La condition d’urgence a été reconnue en raison de la vulnérabilité de l’intéressée, et le moyen tiré de l’erreur de droit, fondé sur l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation dans un délai de cinq jours et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A B au titre des frais de justice.
N° TA95-2511924(TA95-2511924)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet des Hauts-de-Seine. Il a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) géré par France Terre d'Asile, en raison de son maintien sans titre après la fin de son droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la procédure d'expulsion en cas d'occupation illicite.
N° TA95-2510759(TA95-2510759)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 septembre 2025, et aucune circonstance particulière ne justifiant une urgence. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA95-2510829(TA95-2510829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C, présent en France depuis 2014, n'avait entrepris aucune démarche de régularisation avant avril 2024 et n'invoquait aucune circonstance particulière justifiant un traitement prioritaire de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2403025(TA95-2403025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 2 janvier 2024 refusant à M. A, ressortissant tunisien, la délivrance d’une carte de résident, tout en lui accordant une carte de séjour pluriannuelle. La motivation de la décision préfectorale est jugée insuffisante, car elle se borne à invoquer des principes généraux sans se référer explicitement aux stipulations de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois.
N° TA95-2418215(TA95-2418215)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme A à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que la décision implicite était insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et a annulé cette décision.
N° TA95-2307949(TA95-2307949)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Jumao International Ltd, qui contestait des rappels de TVA mis à sa charge pour la période du 17 mars 2017 au 30 avril 2019. La société, qui vendait du matériel informatique en France via des places de marché, soutenait notamment que ses ventes n'étaient pas soumises à la TVA française et que la procédure de taxation d'office était irrégulière. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2511871(TA95-2511871)
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, concerne une demande d’injonction formulée par une ressortissante marocaine afin d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la demande au motif que la condition d’urgence n’était pas caractérisée. Il a estimé que les circonstances invoquées par la requérante, telles que son ancienneté de séjour et son activité professionnelle, ne justifiaient pas un traitement prioritaire par rapport aux autres étrangers en situation similaire. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2418326(TA95-2418326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2418334(TA95-2418334)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, la requérante n'ayant pas demandé la communication des motifs dans les délais. Il a ensuite jugé que Mme B ne justifiait pas de la possession d'un visa de long séjour, condition nécessaire pour bénéficier de la carte de résident prévue à l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté.
N° TA95-2417518(TA95-2417518)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant pakistanais, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas vérifié si sa demande pouvait relever de l'admission exceptionnelle au séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que cette omission constitue un vice de procédure et entache la décision d'illégalité.
N° TA95-2416692(TA95-2416692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait sa résidence en France depuis 2021, son activité professionnelle et ses attaches familiales, mais le tribunal a jugé que ces allégations, non étayées par des pièces justificatives précises, ne permettaient pas d'apprécier le bien-fondé du moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant qu'un moyen manifestement insuffisamment précis.