Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2417968(TA95-2417968)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, en faveur de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 434-7) pour motiver son refus, dès lors que la situation de M. A relève exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2417663(TA95-2417663)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet née le 6 juin 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d’un défaut d’examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet n’ayant pas produit de mémoire en défense. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. La décision s’appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511506(TA95-2511506)

Assignation à résidence d’un étranger faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 25 juin 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen sérieux. Il juge également que l’atteinte à l’activité professionnelle alléguée est sans incidence, faute pour l’intéressé de disposer d’une autorisation de travail, et que la décision n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511514(TA95-2511514)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 juin 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les modalités de l'assignation étaient adaptées et proportionnées, ne portant pas une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir ou à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511516(TA95-2511516)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux. Il a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de plusieurs articles du CESEDA (L. 425-9, L. 435-1, L. 423-23, L. 613-1) et de l'erreur de droit, car la décision d'assignation à résidence était fondée sur l'article L. 731-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511573(TA95-2511573)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision de l'OFII était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en considérant la situation de mère isolée et les violences subies. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511628(TA95-2511628)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du préfet du Val-d’Oise du 17 juin 2025, l’un l’obligeant à quitter le territoire sans délai avec interdiction de retour d’un an, l’autre l’assignant à résidence. La magistrate désignée a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions pour tardiveté, constatant que l’arrêté d’assignation à résidence, notifié le 17 juin 2025 avec mention des voies et délais de recours, n’avait été contesté que le 27 juin 2025, soit après l’expiration du délai de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme tardive.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2511635(TA95-2511635)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet du Val-de-Marne du 4 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français et d'un arrêté du préfet de police de Paris du 25 juin 2025 lui interdisant le retour pour douze mois. Le tribunal a relevé que le premier arrêté avait déjà été validé par un jugement définitif du tribunal administratif de Melun du 5 février 2025, ce qui rendait irrecevables les conclusions dirigées contre lui en raison de l'autorité de la chose jugée. Par voie de conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, la demande d'annulation de l'interdiction de retour a également été rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les principes de l'autorité de la chose jugée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416878(TA95-2416878)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il estime également que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé, célibataire et sans enfant, ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2511726(TA95-2511726)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l’Espagne, pris sur le fondement du règlement Dublin III. La requérante, une ressortissante indienne, invoquait notamment un défaut de remise des brochures d’information et l’absence de présence physique de l’interprète lors de son entretien individuel. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la remise des brochures était établie et que l’entretien par téléphone avec un interprète ne méconnaissait pas l’article 5 du règlement n° 604/2013. Il a également écarté les moyens tirés de la clause discrétionnaire et du risque de violation de l’article 3 de la CEDH, faute d’éléments suffisants.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416876(TA95-2416876)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant géorgien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de résidence de l'intéressé (plus de 13 ans) et du caractère isolé et ancien (près de 7 ans) des faits délictueux ayant motivé le refus. En conséquence, le tribunal a également annulé, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de trois ans. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer la situation de M. C.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415686(TA95-2415686)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant tunisien, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de sa carte de résident de dix ans, révélé par la délivrance d’une carte de séjour temporaire d’un an. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine, en délivrant un récépissé puis une carte temporaire, a implicitement rejeté la demande de renouvellement de la carte de résident. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-10, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415616(TA95-2415616)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 28 août 2024 refusant à Mme B, ressortissante algérienne, la délivrance d’une carte de résident de dix ans. Le tribunal juge que la requérante justifie de ressources suffisantes sur les trois années précédant sa demande, contrairement à ce qu’avait estimé le préfet, et que la décision méconnaît l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415610(TA95-2415610)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme C, ressortissante étrangère, contre une décision de classement sans suite de sa demande de titre de séjour (2 octobre 2024) et un arrêté préfectoral de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (12 février 2025). Concernant la première décision, le tribunal a constaté qu'elle avait été implicitement abrogée par l'arrêté du 12 février 2025, rendant le recours sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté de 2025, estimant que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas méconnu les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que la décision était suffisamment motivée et exempte d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2511870(TA95-2511870)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, ressortissante nigériane, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil au motif qu'elle présentait une demande de réexamen d'asile. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de la requérante, qui souffrait de stress post-traumatique et d'anorexie, et se trouvait sans logement stable avec ses deux enfants. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la situation particulière du demandeur avant de refuser les conditions matérielles d'accueil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511875(TA95-2511875)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. H, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté du 5 juin 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a relevé que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 2 juin 2025 étaient irrecevables pour tardiveté, et que celles contre l'arrêté du 5 juin 2025 étaient insuffisamment motivées. La solution retenue est fondée sur les articles L. 614-1, L. 614-2, L. 731-1, L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 411-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2511931(TA95-2511931)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2025 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a notamment jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre l'obligation de quitter le territoire français du 6 février 2025, cet acte étant devenu définitif. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511939(TA95-2511939)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a examiné les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans les retenir. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2511963(TA95-2511963)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 juin 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait renouvelé l'assignation à résidence de M. B. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence d'un précédent jugement du 2 juillet 2025, qui avait déjà annulé les décisions de refus de délai de départ volontaire, d'interdiction de retour et l'assignation à résidence initiale du 16 mai 2025. Le tribunal a jugé que l'arrêté de renouvellement, fondé sur ces décisions annulées, ne pouvait légalement subsister. La solution retenue s'appuie sur les principes de l'excès de pouvoir et de l'autorité de la chose jugée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511964(TA95-2511964)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 24 juin 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen sérieux, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la durée de l'interdiction n'était pas disproportionnée au regard de la situation de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

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