Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2313523(TA95-2313523)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise du 27 juillet 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. Par un mémoire enregistré le 3 juin 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 21 juillet 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond de l’affaire.
N° TA95-2400193(TA95-2400193)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 octobre 2023 lui retirant sa carte de résident expirée et refusant son renouvellement pour menace à l'ordre public. Concernant le retrait de la carte de résident, le Tribunal l'a jugé irrecevable car superfétatoire, le titre étant déjà expiré et ne faisant pas grief. Pour le refus de renouvellement, le Tribunal a relevé d'office que les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettent pas de refuser le renouvellement d'une carte de résident pour menace à l'ordre public, contrairement à la délivrance initiale. Ainsi, la décision de refus de renouvellement est entachée d'une méconnaissance du champ d'application de la loi et sera annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2401499(TA95-2401499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 23 août 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le seul motif invoqué par le préfet, à savoir l'utilisation d’une carte d’identité contrefaite lors de l’embauche, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la décision a été annulée pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA95-2401591(TA95-2401591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal relève que la demande de titre de séjour a été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024, une telle demande irrégulière ne fait pas naître une décision faisant grief, rendant les conclusions du requérant irrecevables.
N° TA95-2213598(TA95-2213598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de la SARL FMS DECO, en liquidation judiciaire, contestant des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA et de taxe sur les véhicules de société pour 2016-2017, notifiés selon la procédure de taxation d'office pour opposition à contrôle fiscal. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 58 162 euros avait été accordé en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet sur cette somme. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'opposition à contrôle fiscal, jugeant que l'administration n'était pas tenue d'adresser une mise en demeure préalable et que le courrier de mise en garde avait été régulièrement notifié à la dernière adresse connue de la société. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 74 et L. 66 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2313261(TA95-2313261)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour, refus remplacé par une décision explicite du 16 avril 2024. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et que le requérant ne pouvait se prévaloir de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir un titre en tant que salarié, en raison de l’application prioritaire de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les textes précités et la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2313210(TA95-2313210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse et leur enfant. Le préfet s'était fondé sur le retour de courriers de demande de pièces complémentaires avec la mention "destinataire inconnu", mais n'a pas prouvé leur envoi, alors que M. A justifiait résider à l'adresse déclarée. La juridiction rappelle que, le dossier étant complet, le rejet ne pouvait légalement reposer que sur le non-respect des conditions prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 434-7, R. 434-12 et R. 434-26). La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de motif.
N° TA95-2310408(TA95-2310408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 7 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant pakistanais, en faveur de son épouse et de sa fille. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur l'insuffisance des ressources du demandeur sur les douze mois précédant la demande, sans tenir compte de l'évolution favorable et stable de ses revenus postérieurs, justifiée par un contrat à durée indéterminée et des bulletins de paie. Cette solution s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent d'apprécier le caractère suffisant des ressources en considération de leur stabilité, y compris après le dépôt de la demande.
N° TA95-2511090(TA95-2511090)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de la requérante visait non pas un renouvellement, mais la délivrance d'un nouveau titre de séjour sur un fondement différent (recherche d'emploi ou création d'entreprise). En conséquence, il n'a pas examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2411359(TA95-2411359)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, une demandeuse d'asile centrafricaine, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à sa prise en charge dans un hébergement pour demandeurs d'asile à Porcheville. Le tribunal a constaté que Mme C avait quitté ce lieu d'hébergement depuis le 31 janvier 2024, sans justification valable, et qu'elle était hébergée ailleurs. Sur le fondement des articles L. 552-5, L. 552-14 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision de l'OFII a été jugée légale, et les moyens tirés de la vulnérabilité et de l'atteinte à la dignité humaine ont été écartés.
N° TA95-2408369(TA95-2408369)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré sa carte de résident à M. A, ressortissant turc. Le tribunal juge que cette sanction, fondée sur l'emploi d'un travailleur étranger sans titre, est disproportionnée au regard de la durée et des conditions de séjour de l'intéressé en France (près de trente ans, épouse en situation régulière, cinq enfants dont trois français) et du caractère isolé des faits. La décision s'appuie sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le juge vérifie la proportionnalité de l'application. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2401533(TA95-2401533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 janvier 2024 lui refusant une attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et pris après un examen sérieux de la situation. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du rejet définitif des demandes d'asile de l'intéressé. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 542-2 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316143(TA95-2316143)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais exposés.
N° TA95-2314795(TA95-2314795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant égyptien. Le tribunal juge que cette décision constitue en réalité un rejet faisant grief, car l'administration avait déjà enregistré la demande et délivré un récépissé, établissant ainsi la complétude du dossier. Le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur le caractère incomplet du dossier pour refuser d'examiner la demande au fond, en méconnaissance des articles L. 435-1 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2512722(TA95-2512722)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de modification des mesures ordonnées le 7 juillet 2025, afin d'obtenir la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, le préfet avait convoqué le requérant pour délivrer le récépissé, rendant sans objet la demande de modification des mesures. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA95-2511922(TA95-2511922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Hauts-de-Seine pour ordonner l'expulsion de M. B d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au gestionnaire ou à l'autorité administrative de demander en justice l'évacuation d'un occupant sans titre après mise en demeure infructueuse. Le juge a fait droit à la demande du préfet, ordonnant l'expulsion sans délai de M. B et autorisant le recours à la force publique, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA95-2512772(TA95-2512772)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A C épouse B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis plus d'un an et demi. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante a attendu avril 2024 pour effectuer ses premières démarches, contribuant ainsi à créer la situation d'urgence qu'elle invoque. Les autres circonstances alléguées (crainte d'un contrôle, impossibilité de s'inscrire à Pôle emploi) ne justifient pas un examen prioritaire de sa demande.
N° TA95-2512804(TA95-2512804)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais réfugié, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise d'enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir une situation d'extrême urgence justifiant une intervention dans les 48 heures, et a relevé que son statut de réfugié le protégeait d'une mesure d'éloignement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2512913(TA95-2512913)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B qui demandait la régularisation de sa situation administrative suite au non-renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la requête ne précisait aucun fondement juridique pour saisir le juge des référés et qu'il n'appartient pas au tribunal de faire droit à une demande de régularisation. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA95-2512839(TA95-2512839)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour, en raison d'une erreur de l'administration qui lui avait remis un récépissé de première demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées ne caractérisant pas la nécessité d'une mesure à bref délai. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions.