Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417995(TA95-2417995)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une invitation à régulariser, le requérant n’a ni signé ni motivé son recours dans le délai imparti. Cette décision s’appuie sur les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 431-4, R. 612-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2415946(TA95-2415946)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet de sa demande de décharge de la taxe « carbone » sur les véhicules de tourisme, pour laquelle elle sollicitait l’abattement prévu en faveur des familles nombreuses (articles L. 421-30 et L. 421-70 du code des impositions sur les services et les biens). Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que, conformément à l’article L. 421-91 du même code combiné à l’article L. 199 du livre des procédures fiscales, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif.
N° TA95-2211041(TA95-2211041)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, un ancien agent communal, qui contestait l'arrêté du maire de Neuilly-sur-Seine le déclarant redevable d'une redevance pour l'occupation de son logement de fonction après son départ à la retraite. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de M. C, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, il a estimé que la commune était en situation de compétence liée pour appliquer l'article R. 2124-74 du code général de la propriété des personnes publiques, rendant inopérants les moyens soulevés par le requérant. La décision confirme ainsi la légalité de la redevance et de ses majorations pour occupation sans titre.
N° TA95-2509848(TA95-2509848)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de la carte de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de toute défense du préfet. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A sous cinq jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2509790(TA95-2509790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 mai 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 27 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et interdiction de retour n’avait pas été régulièrement notifié, rendant recevable la contestation de cette mesure par voie d’exception. Sur le fond, le tribunal a examiné la légalité de l’OQTF et de l’interdiction de retour au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la régularité de la notification et la légalité des décisions sous-jacentes.
N° TA95-2113387(TA95-2113387)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de rémunération de 1 394,33 euros. Le juge a rappelé que le refus d'une remise gracieuse n'est susceptible d'être annulé qu'en cas d'erreur de fait, de droit ou d'appréciation manifestement erronée. En l'espèce, M. B n'a pas apporté d'éléments suffisants sur sa situation financière et familiale pour démontrer le caractère manifestement erroné de l'appréciation de l'administration, malgré l'existence d'un plan de surendettement. La décision a été prise en application des principes généraux régissant les remises gracieuses, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.
N° TA95-2413792(TA95-2413792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 17 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans application des textes spécifiques contestés par le requérant.
N° TA95-2508988(TA95-2508988)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait d'avancer la date de son rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, initialement fixée au 18 décembre 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait attendu près de quatre mois après la réception de sa convocation pour solliciter un rendez-vous plus rapproché. La solution retenue est que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que le requérant n'a pas justifié d'une urgence immédiate nécessitant une intervention du juge des référés.
N° TA95-2413867(TA95-2413867)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés, compte tenu de la menace à l'ordre public que représentait M. B. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2511153(TA95-2511153)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir en raison d'un voyage prévu à Mayotte le 29 juin 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme B ayant créé elle-même la situation d'urgence en réservant ses billets d'avion sans s'assurer de la régularité de son séjour et en saisissant le juge seulement quatre jours avant son départ. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409927(TA95-2409927)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 435-1, L. 611-1) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2, L. 211-5).
N° TA95-2418437(TA95-2418437)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de titre de séjour de Mme Pasteur, ressortissante indienne. Le tribunal retient que la décision est insuffisamment motivée, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs. Il est également enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à l'intéressée, en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2511068(TA95-2511068)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, détenu au centre pénitentiaire d'Osny-Pontoise, qui sollicitait la levée de son placement à l'isolement. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence, condition nécessaire pour bénéficier d'une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures. La simple production d'un avis médical non circonstancié, en l'absence d'éléments sur son état de santé ou les conditions de l'isolement, ne suffit pas à établir cette urgence. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2510908(TA95-2510908)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a radié des registres du greffe les productions enregistrées sous le n° 2510908, présentées par M. B A. Cette décision fait suite à la constatation que ces productions constituaient un double de la requête n° 2511072, déjà enregistrée le 13 juin 2025. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, visant à éviter le double enregistrement de la même affaire.
N° TA95-2410694(TA95-2410694)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire étaient suffisamment motivées en droit et en fait. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510439(TA95-2510439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé précontractuel par la SAS Islean Consulting, a rejeté sa demande de suspension de la procédure d'attribution d'un marché public d'accompagnement en systèmes d'information. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 9 mai 2025, soit avant l'introduction de la requête le 16 juin 2025, rendant les conclusions irrecevables en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens soulevés (rupture d'égalité, offre mieux-disante).
N° TA95-2413684(TA95-2413684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 avril 2024 refusant son titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que le requérant ne justifiait pas avoir obtenu un diplôme au moins équivalent au grade de master dans l'année précédant sa demande, condition impérative prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur de droit, et les décisions subséquentes d'éloignement étaient légales. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2414544(TA95-2414544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 7ème chambre, a été saisi par M. A, ressortissant afghan, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a joint deux requêtes, dont l’une, irrecevable, demandait un délai pour régulariser la situation sans invoquer de moyen d’annulation, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de l’erreur de fait, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 424-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué après audience publique et prise en compte des mémoires et des dispositions applicables.
N° TA95-2402640(TA95-2402640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, ressortissante sénégalaise, contre un arrêté préfectoral du 18 janvier 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait été abrogé par un arrêté du 5 mars 2024, mais qu'il avait reçu un commencement d'exécution. En application de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, l'acte attaqué ayant été retiré. La solution retenue est un non-lieu à statuer.
N° TA95-2509052(TA95-2509052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un récépissé l'autorisant à travailler. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation précaire invoquée par la requérante résulte de son propre retard à déposer sa demande de changement de statut, intervenue après l'expiration de son titre de séjour et du délai prévu à l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.