Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509167(TA95-2509167)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C. Ce dernier demandait des mesures pour faire cesser un prétendu inégal accès au service public d'accueil des étrangers et la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir fourni des pièces justificatives concrètes démontrant un préjudice grave et immédiat. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans application des textes spécifiques au fond du litige.
N° TA95-2413909(TA95-2413909)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 17 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, car il avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police avant l'édiction de la mesure. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de fait et celui fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans les développer dans les motifs. La décision s'appuie notamment sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413866(TA95-2413866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la situation personnelle du requérant. Il a estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur de droit, même si la demande avait été formulée au titre de la "vie privée et familiale". Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418397(TA95-2418397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait son expulsion du territoire français et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'expulsion du 15 novembre 2024 était suffisamment motivé et que la présence de l'intéressé constituait une menace grave et actuelle pour l'ordre public, en raison de sa condamnation définitive à 17 ans de réclusion pour homicide volontaire. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de son enfant, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, l'assignation à résidence, fondée sur l'expulsion légale, a été validée.
N° TA95-2409981(TA95-2409981)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 7 juin 2024 lui retirant sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le retrait de titre était légalement fondé sur les articles L. 412-5 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public constituée par des faits de violence conjugale commis par l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, incluant les demandes d'annulation des décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, ainsi que la demande de frais de justice.
N° TA95-2409980(TA95-2409980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2409975(TA95-2409975)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de renouveler le titre de séjour pour soins de Mme C, l’obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a retenu un vice de procédure, l’avis du collège de médecins de l’OFII ne permettant pas de vérifier que le médecin auteur du rapport médical n’avait pas siégé au sein du collège, en méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’arrêté du 6 décembre 2016. En conséquence, l’ensemble des décisions contestées a été annulé.
N° TA95-2409960(TA95-2409960)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 425-9 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2409929(TA95-2409929)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 juin 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. B, ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation : la remise tardive du précédent titre de séjour par l'administration, rendant impossible le dépôt d'une demande de renouvellement dans les délais, ne pouvait justifier l'exigence d'un visa de long séjour en application de l'article 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence sollicité ou de réexaminer la situation de M. B.
N° TA95-2409928(TA95-2409928)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant ghanéen, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en se fondant sur un courriel laconique pour affirmer que l'employeur n'avait pas répondu à une demande de pièces complémentaires, alors que l'employeur atteste n'avoir jamais reçu une telle demande. Cette erreur, ayant eu une incidence sur la décision de refus de renouvellement, entraîne l'annulation de l'arrêté dans son ensemble. La décision est fondée sur les articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409737(TA95-2409737)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juin 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant turc, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire. La juridiction retient que le préfet a omis de saisir la commission du titre de séjour avant de refuser le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle, en méconnaissance des articles L. 412-10 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui constitue un défaut d'examen réel et sérieux. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois.
N° TA95-2100299(TA95-2100299)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B épouse A de demandes visant à obtenir la suppression ou le déplacement d’un poteau métallique supportant des câbles électriques et téléphoniques, implanté sur sa propriété sans servitude conventionnelle, ainsi que l’indemnisation de son préjudice matériel. La requête dirigée contre la société Orange a été rejetée comme irrecevable, le poteau relevant du réseau public de distribution d’électricité appartenant à Enedis en application des articles L. 322-4 et L. 322-8 du code de l’énergie. S’agissant des conclusions contre Enedis, le tribunal les a rejetées au motif que l’emprise de l’ouvrage public n’était pas irrégulière, les câbles constituant le raccordement électrique de la propriété de la requérante au réseau public. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508980(TA95-2508980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B épouse C, ressortissante marocaine, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a rappelé qu'en vertu de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tout étranger déposant un dossier complet de renouvellement a droit à un récépissé. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge a examiné la condition d'utilité et d'absence d'obstacle à une décision administrative, en lien avec la demande de renouvellement toujours en cours d'instruction.
N° TA95-2508891(TA95-2508891)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Val-d'Oise d'une demande d'expulsion d'une ressortissante étrangère d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent l'expulsion des occupants sans titre des lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile. La défense de l'occupante invoque l'intérêt supérieur de ses enfants, conformément à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2509453(TA95-2509453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 12 mai 2025 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (défaut de motivation, erreurs de fait, erreur d'appréciation, disproportion) n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision de retrait. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, qui imposent au président du conseil départemental de garantir la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis.
N° TA95-2509467(TA95-2509467)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B, ressortissant finlandais, contestant un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans, ainsi qu'un second arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la mesure d'éloignement était justifiée sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public constituée par le comportement personnel de M. B. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires présentées par le requérant.
N° TA95-2509756(TA95-2509756)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 3 juin 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler l'autorisation provisoire de séjour de M. A, ressortissant bangladais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement de titre de séjour et que le défaut de motivation de la décision créait un doute sérieux sur sa légalité. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous 72 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2509853(TA95-2509853)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme C B, ressortissante tchadienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressée, le 17 juin 2025, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 16 septembre 2025, la plaçant en situation régulière. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2509953(TA95-2509953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet ayant délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 septembre 2025, régularisant ainsi sa situation administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA95-2113387(TA95-2113387)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de rémunération de 1 394,33 euros. Le juge a rappelé que le refus d'une remise gracieuse n'est susceptible d'être annulé qu'en cas d'erreur de fait, de droit ou d'appréciation manifestement erronée. En l'espèce, M. B n'a pas apporté d'éléments suffisants sur sa situation financière et familiale pour démontrer le caractère manifestement erroné de l'appréciation de l'administration, malgré l'existence d'un plan de surendettement. La décision a été prise en application des principes généraux régissant les remises gracieuses, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.