Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411026(TA95-2411026)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Yonne suspendant son permis de conduire pour douze mois, à la suite d'un excès de vitesse et d'une conduite sous stupéfiants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (motivation insuffisante, défaut d'examen), soit inopérants (violation de l'article L. 224-8 du code de la route, atteinte à la vie privée). La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 224-2 du code de la route et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2212676(TA95-2212676)
Refus de carte professionnelle par le CNAPS. Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise. Non-lieu à statuer car la carte a été délivrée après l’introduction du recours. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417039(TA95-2417039)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. La présidente de la 3ème chambre a invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de confirmation dans ce délai, M. B est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2417205(TA95-2417205)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge écarte le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Concernant le défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal estime que l'administration apporte la preuve de l'envoi des avis de contravention comportant les mentions obligatoires pour les infractions de 2021. La solution est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA95-2205119(TA95-2205119)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre de perception de 21 160 euros émis par l'administration fiscale pour un indu d’aides du fonds de solidarité Covid-19. La requête, qui tendait à la décharge d’une somme d’argent, n’avait pas été présentée par un avocat, comme l’exige l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours citoyen le 14 avril 2025, M. B n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA95-2417243(TA95-2417243)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B F, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA95-2510041(TA95-2510041)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, présentée comme sommaire, n’a pas été suivie du mémoire complémentaire dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement de M. B et a refusé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle, la requête étant manifestement dépourvue de fondement.
N° TA95-2503446(TA95-2503446)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados suspendant son permis de conduire pour six mois. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate l'extinction de l'instance sans examiner le fond du litige. Aucune solution n'est retenue sur la légalité de la suspension, le requérant ayant mis fin à son recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2406699(TA95-2406699)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Margot-Duclos Architectes Associés d’un litige en plein contentieux l’opposant à la société d’économie mixte locale Sceaux Bourg-la-Reine Habitat, portant sur le paiement de rémunérations complémentaires dans le cadre d’un marché de maîtrise d’œuvre. Par un mémoire du 15 mai 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, tandis que la défenderesse s’est désistée de ses conclusions reconventionnelles le 16 mai 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ces désistements par ordonnance du 26 juin 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA95-2502054(TA95-2502054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen reconnu réfugié. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'une carte de résident de dix ans aux réfugiés. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet compétent de délivrer ce titre dans un délai d'un mois.
N° TA95-2309149(TA95-2309149)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société exploitant le centre de bronzage "POINT SUN" contre l'arrêté préfectoral du 9 mai 2023 prononçant une fermeture administrative d'une semaine pour travail dissimulé. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été régulièrement suivie et que l'absence de déclaration sociale d'une salariée, constitutive de travail illégal au sens des articles L. 8272-2 et L. 8211-1 du code du travail, justifiait la sanction. L'erreur du préfet sur la nationalité de la salariée a été considérée comme sans influence sur la légalité de la décision. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA95-2415847(TA95-2415847)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2508988(TA95-2508988)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait d'avancer la date de son rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, initialement fixée au 18 décembre 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait attendu près de quatre mois après la réception de sa convocation pour solliciter un rendez-vous plus rapproché. La solution retenue est que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que le requérant n'a pas justifié d'une urgence immédiate nécessitant une intervention du juge des référés.
N° TA95-2212219(TA95-2212219)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l'arrêté du maire de Boulogne-Billancourt refusant sa titularisation en tant que rédacteur territorial à l'issue de son stage. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également estimé que les faits reprochés à Mme C, relatifs à ses insuffisances professionnelles, étaient matériellement établis et justifiaient légalement le refus de titularisation. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2511068(TA95-2511068)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, détenu au centre pénitentiaire d'Osny-Pontoise, qui sollicitait la levée de son placement à l'isolement. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence, condition nécessaire pour bénéficier d'une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures. La simple production d'un avis médical non circonstancié, en l'absence d'éléments sur son état de santé ou les conditions de l'isolement, ne suffit pas à établir cette urgence. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2509052(TA95-2509052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un récépissé l'autorisant à travailler. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation précaire invoquée par la requérante résulte de son propre retard à déposer sa demande de changement de statut, intervenue après l'expiration de son titre de séjour et du délai prévu à l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510439(TA95-2510439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé précontractuel par la SAS Islean Consulting, a rejeté sa demande de suspension de la procédure d'attribution d'un marché public d'accompagnement en systèmes d'information. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 9 mai 2025, soit avant l'introduction de la requête le 16 juin 2025, rendant les conclusions irrecevables en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens soulevés (rupture d'égalité, offre mieux-disante).
N° TA95-2510908(TA95-2510908)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a radié des registres du greffe les productions enregistrées sous le n° 2510908, présentées par M. B A. Cette décision fait suite à la constatation que ces productions constituaient un double de la requête n° 2511072, déjà enregistrée le 13 juin 2025. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, visant à éviter le double enregistrement de la même affaire.
N° TA95-2112898(TA95-2112898)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, maître de conférences, qui contestait le refus de l'université Paris-Nanterre de lui payer 31 heures complémentaires d'enseignement effectuées en 2020-2021 et demandait réparation. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve que ces heures avaient été effectuées à la demande de l'université, ni qu'elles excédaient son service statutaire, compte tenu de sa mise à disposition partielle. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du décret n°84-431 du 6 juin 1984 relatif aux obligations de service des enseignants-chercheurs.
N° TA95-2413684(TA95-2413684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 avril 2024 refusant son titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que le requérant ne justifiait pas avoir obtenu un diplôme au moins équivalent au grade de master dans l'année précédant sa demande, condition impérative prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur de droit, et les décisions subséquentes d'éloignement étaient légales. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.