Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 674/2613
N° TA95-2503201(TA95-2503201)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait une injonction à l’administration de lui délivrer des documents de fin de contrat. Le juge a rappelé qu’il ne peut adresser d’injonction à titre principal, sauf exceptions législatives inapplicables en l’espèce, et que ces conclusions ne relèvent pas de sa compétence. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, n’était pas susceptible d’être régularisée.
N° TA95-2200501(TA95-2200501)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les demandes de Mme B, agent territorial, contestant plusieurs décisions du maire de Franconville-la-Garenne concernant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) et le refus de lui verser l'indemnité de fonction de sujétions et d'expertise (IFSE) pendant son congé maternité. Le tribunal a également statué sur le refus de requalifier ses congés de maladie ordinaire en maladie professionnelle et le refus de protection fonctionnelle. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, et du code de justice administrative. Les conclusions de la rapporteure publique ont été entendues avant le jugement.
N° TA95-2416054(TA95-2416054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 octobre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant indien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue car M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de sept ans et d'une insertion professionnelle stable et pérenne en tant qu'électricien auprès du même employeur depuis plus de cinq ans. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention "salarié".
N° TA95-2413866(TA95-2413866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la situation personnelle du requérant. Il a estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur de droit, même si la demande avait été formulée au titre de la "vie privée et familiale". Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2509467(TA95-2509467)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B, ressortissant finlandais, contestant un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans, ainsi qu'un second arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la mesure d'éloignement était justifiée sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public constituée par le comportement personnel de M. B. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires présentées par le requérant.
N° TA95-2511151(TA95-2511151)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B. Ces derniers demandaient un relogement d'urgence, invoquant leur situation de précarité et leur reconnaissance comme prioritaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir une mesure dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas caractérisée, les requérants se bornant à faire état d'une situation précaire durable sans circonstances particulières.
N° TA95-2100299(TA95-2100299)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B épouse A de demandes visant à obtenir la suppression ou le déplacement d’un poteau métallique supportant des câbles électriques et téléphoniques, implanté sur sa propriété sans servitude conventionnelle, ainsi que l’indemnisation de son préjudice matériel. La requête dirigée contre la société Orange a été rejetée comme irrecevable, le poteau relevant du réseau public de distribution d’électricité appartenant à Enedis en application des articles L. 322-4 et L. 322-8 du code de l’énergie. S’agissant des conclusions contre Enedis, le tribunal les a rejetées au motif que l’emprise de l’ouvrage public n’était pas irrégulière, les câbles constituant le raccordement électrique de la propriété de la requérante au réseau public. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413909(TA95-2413909)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 17 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, car il avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police avant l'édiction de la mesure. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de fait et celui fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans les développer dans les motifs. La décision s'appuie notamment sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2509853(TA95-2509853)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme C B, ressortissante tchadienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressée, le 17 juin 2025, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 16 septembre 2025, la plaçant en situation régulière. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2501014(TA95-2501014)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B C, ressortissant algérien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la première requête, la décision implicite ayant été remplacée par la décision explicite du 4 février 2025. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par M. C, estimant notamment que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l’accord franco-algérien, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que l’interdiction de retour était légalement motivée. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, sans faire droit aux demandes d’injonction ni aux frais de justice.
N° TA95-2509953(TA95-2509953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet ayant délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 septembre 2025, régularisant ainsi sa situation administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA95-2509436(TA95-2509436)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de la convoquer pour enregistrer sa demande de changement de statut d'étudiant à salarié, en application de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées par la requérante, notamment l'expiration récente de son titre de séjour, ne présentant pas un caractère certain justifiant une intervention à bref délai.
N° TA95-2207058(TA95-2207058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A, agent territorial, qui sollicitait la condamnation de la commune de Vauréal pour des préjudices résultant de maladies professionnelles (épaules et poignet). Le tribunal a estimé que les prestations versées au titre du code des pensions civiles et militaires de retraite réparent forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, sans faire obstacle à l'indemnisation d'autres préjudices personnels. Cependant, la requérante n'a pas établi de faute de la commune ni de lien de causalité direct entre ses conditions de travail et les préjudices invoqués (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément et déficit fonctionnel permanent). La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l'absence de responsabilité de la commune.
N° TA95-2509444(TA95-2509444)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 8 avril 2025 retirant la carte de résident de M. A, ressortissant turc. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de la présomption d’innocence, de l’article 8 de la CESDH et de l’article 3-1 de la CIDE, erreur manifeste d’appréciation) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2418533(TA95-2418533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'admettre au séjour Mme A épouse C, ressortissante algérienne. Le tribunal retient que cette décision est insuffisamment motivée, la demande de communication des motifs formée par l'intéressée étant restée sans réponse, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente. L'Etat est également condamné à verser 1 200 euros à Mme A épouse C au titre des frais de justice.
N° TA95-2212012(TA95-2212012)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B de deux requêtes (n° 2212012 et 2215443) contestant un arrêté du maire de Saint-Brice-sous-Forêt du 11 mai 2022 qui prenait en charge les frais de sa dépression sévère comme maladie professionnelle, mais excluait ceux liés à sa sclérose en plaques. En cours d'instance, la commune a reconnu, par un arrêté du 12 décembre 2024, l'imputabilité de la sclérose en plaques à la dépression sévère, mais en fixant le point de départ de la prise en charge au 28 mai 2024. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une erreur en fixant ce point de départ, dès lors qu'un certificat de rechute de la dépression sévère, en lien avec la sclérose en plaques, datait du 29 juin 2018. En application des principes régissant la protection sociale des fonctionnaires et l'obligation de l'employeur public de garantir la réparation intégrale du préjudice résultant d'une maladie professionnelle, le tribunal a annulé l'arrêté du 11 mai 2022 et a enjoint à la commune de prendre en charge l'
N° TA95-2509453(TA95-2509453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 12 mai 2025 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (défaut de motivation, erreurs de fait, erreur d'appréciation, disproportion) n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision de retrait. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, qui imposent au président du conseil départemental de garantir la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis.
N° TA95-2509637(TA95-2509637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le classement sans suite de sa demande de carte de résident "résident de longue durée-UE" par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré avoir sollicité un renouvellement de titre de séjour avant l'expiration de son titre pluriannuel. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 426-17 du CESEDA et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2418397(TA95-2418397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait son expulsion du territoire français et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'expulsion du 15 novembre 2024 était suffisamment motivé et que la présence de l'intéressé constituait une menace grave et actuelle pour l'ordre public, en raison de sa condamnation définitive à 17 ans de réclusion pour homicide volontaire. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de son enfant, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, l'assignation à résidence, fondée sur l'expulsion légale, a été validée.
N° TA95-2509364(TA95-2509364)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 septembre 2025. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.