Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509409(TA95-2509409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à sa situation précaire et à la grossesse de son épouse. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2509451(TA95-2509451)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, présent en France depuis 2021, n'avait entrepris aucune démarche de régularisation avant mars 2024 et son employeur l'avait embauché plus de 18 mois avant cette date. En conséquence, sa situation ne justifiait pas un traitement prioritaire par rapport à d'autres étrangers. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2510446(TA95-2510446)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de séjour et de travail, en attendant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, à savoir la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition posée par l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2510946(TA95-2510946)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident et demandait des mesures provisoires. Le juge a estimé que les conclusions en annulation étaient irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative. Surtout, il a considéré que la condition d'urgence particulière nécessaire à la procédure de référé-liberté n'était pas remplie, malgré la menace de suspension de son contrat de travail par son employeur. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2510994(TA95-2510994)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait le renouvellement de sa carte de résident ou la délivrance d'un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer qu'il s'était présenté sans succès au rendez-vous fixé par la préfecture pour retirer son titre. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2408992(TA95-2408992)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé le regroupement familial de M. C avec son épouse et son enfant. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas se fonder sur l'absence de production de certains bulletins de salaire, dès lors que les ressources de M. C sur la période de référence étaient suffisantes et stables au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale pour erreur d'appréciation.
N° TA95-2408740(TA95-2408740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. B, ressortissant marocain, la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a retenu un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2406852(TA95-2406852)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte et a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'insuffisance des ressources du demandeur au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la décision préfectorale en considérant que les conditions de ressources n'étaient pas remplies à la date de la demande.
N° TA95-2302596(TA95-2302596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires du 164Q/166 rue d'Aguesseau à Boulogne-Billancourt, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 2 septembre 2022 par le maire de Boulogne-Billancourt. Ce permis autorisait la surélévation d'un bâtiment pour créer un duplex et un toit-terrasse. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, le syndicat ne justifiant pas d'une autorisation de son assemblée générale pour agir en justice, et a également estimé que le syndicat ne démontrait pas d'intérêt à agir. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de la notice architecturale et la méconnaissance de l'article UAa11.1.1 du PLU, ont été écartés.
N° TA95-2301331(TA95-2301331)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme C, qui contestait le refus du maire de Vanves de retirer des décisions de non-opposition à déclaration préalable (2014, 2015, 2016, 2021) et le refus implicite de constater des infractions urbanistiques. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, notamment la fraude alléguée pour défaut d'habilitation du syndic et les non-conformités des travaux, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, sans annulation des actes attaqués.
N° TA95-2509703(TA95-2509703)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante libanaise. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité et que la condition d’urgence était remplie compte tenu de la vulnérabilité de la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Les articles L. 433-1, L. 423-2 et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, étaient invoqués.
N° TA95-2509709(TA95-2509709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante pakistanaise. La suspension a été ordonnée en raison d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, entachée d'un défaut de motivation, et de l'urgence justifiée par la situation de vulnérabilité de la requérante. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa situation sous deux mois et de lui délivrer, dans un délai de huit jours, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2509767(TA95-2509767)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était motivé par le fait que l'intéressé avait refusé une orientation en région qui lui avait été proposée. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2509476(TA95-2509476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français et un arrêté du 24 mai 2025 prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que les vices de procédure allégués. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le juge estimant que les moyens n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2502043(TA95-2502043)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A B contre une décision du sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal constate que la décision attaquée a été prise par une autorité dont le siège se situe dans les Yvelines. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour en connaître.
N° TA95-2509334(TA95-2509334)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri lankais, qui contestait l’arrêté de transfert aux autorités belges pris par le préfet des Hauts-de-Seine sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le juge a estimé que la procédure était régulière, les brochures d’information prévues à l’article 4 du règlement ayant été remises en tamoul et l’entretien individuel conforme à l’article 5 ayant été réalisé. Les moyens tirés de l’absence d’agent qualifié et de l’erreur manifeste d’appréciation ont été écartés, la décision étant fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2508526(TA95-2508526)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, qui contestait un refus d’admission à l’aide médicale de l’État (AME). Le juge a constaté que le requérant avait formé un recours préalable obligatoire auprès de la CPAM des Hauts-de-Seine le 9 mai 2025, mais qu’aucune décision implicite de rejet n’était encore née à la date de l’ordonnance. En l’absence de décision attaquable, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510205(TA95-2510205)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à M. A B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant lui-même contribué à la situation en déposant sa demande de renouvellement tardivement, en méconnaissance de l’article R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2506719(TA95-2506719)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, car les circonstances invoquées (délai de traitement de sept mois pour une première demande, situation précaire) ne justifiaient pas un examen prioritaire par rapport aux autres étrangers dans une situation similaire. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509646(TA95-2509646)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités finlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 5 et 17 du règlement, en raison d'un risque de marginalisation extrême en Finlande. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article 5, jugeant que l'entretien individuel avait été mené par un agent habilité. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 et l'article 17, sans préciser dans l'extrait fourni le raisonnement détaillé sur ce point.