Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510473(TA95-2510473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant pakistanais, de ses conclusions en suspension et injonction contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de l'admettre au séjour. Le juge a admis l'intéressé au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2416814(TA95-2416814)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait sa résidence en France depuis 2011, son emploi et la situation de conflit dans son pays d'origine. Le juge a estimé que ces moyens, relevant de la légalité interne, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour le requérant d'avoir produit des éléments justificatifs à l'appui de ses allégations, notamment au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2509913(TA95-2509913)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 27 mai 2025, en raison de l’inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine de l’injonction de lui délivrer une carte de résident. Le préfet a justifié avoir pris une décision favorable le 13 juin 2025 et avoir engagé la fabrication du titre, ce qui constitue une exécution tardive mais complète de l’injonction. La juge des référés a donc constaté que l’astreinte avait cessé de courir à cette date et a liquidé l’astreinte à hauteur de 2 550 euros pour la période du 1er au 13 juin 2025, somme mise à la charge de l’État. Cette décision applique les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à la liquidation des astreintes.
N° TA95-2509855(TA95-2509855)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l’inexécution partielle d’une précédente ordonnance du 9 janvier 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Val-d’Oise de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, ce qui n’a pas été pleinement réalisé. Le juge a donc ordonné au préfet de procéder au réexamen dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de deux jours. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509619(TA95-2509619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de six mois (dont trois avec sursis) prononcée par le ministre de l'économie contre un attaché statisticien de l'INSEE. Le juge a reconnu que la condition d'urgence était présumée remplie, la privation de rémunération sur trois mois portant une atteinte grave et immédiate à la situation de l'agent. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code général de la fonction publique.
N° TA95-2509599(TA95-2509599)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 31 mars 2025 ordonnant l'expulsion de M. B, ressortissant marocain. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH ou de la convention internationale des droits de l'enfant) n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'est donc pas examinée. La requête est rejetée, y compris les conclusions d'injonction et les frais de justice.
N° TA95-2509634(TA95-2509634)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile bangladais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer sa précarité sans justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, alors qu'il séjournait sans ressources en France depuis plus de deux ans. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, et les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'OFII.
N° TA95-2509520(TA95-2509520)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise. Il a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A du centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) de Persan, autorisant le recours à la force publique et l'évacuation de ses biens. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent l'hébergement des demandeurs d'asile et les conditions de leur expulsion en cas de maintien sans titre.
N° TA95-2509574(TA95-2509574)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition tenant à l'existence d'un tel doute n'étant pas remplie, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2418282(TA95-2418282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant togolais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiant l'admission au séjour de M. A, au regard de son activité professionnelle continue d'enseignant et de ses années de travail antérieures. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, en application des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508641(TA95-2508641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de maintien en situation régulière le 5 juin 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2510879(TA95-2510879)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de concours de la force publique pour une expulsion locative présentée par M. A. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans audience.
N° TA95-2509600(TA95-2509600)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de carte de résident de Mme B A, ressortissante indienne. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, et que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la vulnérabilité de la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme B A au titre des frais de justice.
N° TA95-2509354(TA95-2509354)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 26 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, erreur d’appréciation, méconnaissance des articles L. 412-5, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. Les conclusions accessoires (injonction et frais) ont également été rejetées.
N° TA95-2509229(TA95-2509229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requête a perdu son objet car le préfet des Hauts-de-Seine a délivré le document sollicité en cours d'instance. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l'État à verser 800 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2312165(TA95-2312165)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, enseignant contractuel, qui contestait la décision du recteur de l'académie de Versailles de ne pas renouveler son contrat. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait de mettre l'agent à même de consulter son dossier ou de respecter le principe du contradictoire pour une décision de non-renouvellement non disciplinaire. Il a également estimé que l'absence d'entretien préalable, bien que requise par l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 pour les contrats de longue durée, ne constituait pas une garantie substantielle dont la privation entraînerait automatiquement l'annulation de la décision. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, sans le détailler dans l'extrait fourni.
N° TA95-2509651(TA95-2509651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 mai 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de l'absence de menace grave et actuelle à l'ordre public, compte tenu de la nature et de l'ancienneté des infractions routières commises, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2509413(TA95-2509413)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 8 avril 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait retiré la carte de résident de M. B, ressortissant angolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée en raison du retrait d'un titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, au regard du caractère isolé de la condamnation pénale de l'intéressé, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans l'attente du jugement au fond. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510839(TA95-2510839)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante chinoise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à sa vie privée et familiale, justifiée par un voyage en Chine pour raisons familiales. Le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition requise pour l'application de l'article L. 521-2. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2509708(TA95-2509708)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui demandait la suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, erreur de fait) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La demande d'injonction et celle au titre des frais de justice ont également été rejetées.