Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2510890(TA95-2510890)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant résidait dans l’Essonne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2510594(TA95-2510594)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. B, médecin urgentiste tunisien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté une carence fautive de l'administration, qui n'a pas délivré ce récépissé malgré un dossier complet, portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail et à la liberté d'aller et de venir du requérant. L'urgence était caractérisée par l'impossibilité pour l'intéressé d'exercer son activité professionnelle, ce qui fragilisait la continuité du service public hospitalier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2510271(TA95-2510271)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une requête en suspension d’un refus de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale », a pris acte du désistement partiel de la requérante après que le préfet a produit une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 10 septembre 2025. La juge des référés a admis Mme A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Aucune suspension n’a été prononcée, le désistement étant pur et simple.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510128(TA95-2510128)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision de France Travail refusant de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). La juge des référés a constaté que le litige relatif au versement de cette prestation, assurée par France Travail pour le compte de l’organisme gestionnaire du régime d’assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence ou l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510135(TA95-2510135)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation prolongeant les droits de son titre de séjour, en raison de l'urgence liée à sa situation professionnelle et à un voyage prévu. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née le 20 mai 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2510417(TA95-2510417)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. A, ressortissant guinéen, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté une situation d'urgence et une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail et à la liberté d'aller et de venir, en raison de l'inexécution prolongée (plus de huit mois) d'un jugement du 29 octobre 2024 ordonnant la délivrance d'un titre de séjour. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2510653(TA95-2510653)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme I et autres. Les requérants demandaient l'interruption de leur expulsion des parcelles expropriées à Groslay, en invoquant une atteinte grave à leur droit de propriété faute de fixation préalable du prix par le juge de l'expropriation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis n'établissant pas une menace d'expulsion imminente dans les quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509295(TA95-2509295)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B A D, ressortissant gabonais, contestant un arrêté du préfet du Val d'Oise du 20 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 731-1 et L. 731-2) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2510691(TA95-2510691)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) de M. E et autres, qui demandaient l’interruption de leur expulsion des parcelles expropriées à Montmagny et Groslay. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur droit de propriété, faute de fixation préalable du prix par le juge de l’expropriation. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, les éléments fournis (échanges de courriels) ne démontrant pas une expulsion imminente dans les 48 heures. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509140(TA95-2509140)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine pour 45 jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de base légale et l'absence de menace à l'ordre public. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente était produite. Il a estimé que la mesure était fondée sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les conditions légales étaient remplies.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509741(TA95-2509741)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la décision implicite de rejet née du silence de l'administration faisait obstacle à la mesure sollicitée et que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant ayant été convoqué pour la poursuite de l'instruction de son dossier. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509280(TA95-2509280)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de la décision du 20 mai 2025 par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de sa situation, notamment en constatant que M. B avait refusé l'orientation en région proposée. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2509137(TA95-2509137)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait, le défaut d'examen, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508630(TA95-2508630)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer une ressortissante malgache à un rendez-vous pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante justifiait de l'urgence, étant employée et risquant de perdre son emploi faute de récépissé, et la mesure était utile et non contestée. Le tribunal a ordonné au préfet de fixer ce rendez-vous dans un délai de quinze jours et de délivrer un récépissé sous réserve de la complétude du dossier, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509124(TA95-2509124)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née du silence gardé par l'administration, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507936(TA95-2507936)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, après que celui-ci a obtenu un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La requête portait sur le refus implicite de convocation pour enregistrer une demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a admis provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314423(TA95-2314423)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant l’admission au séjour de M. B, ressortissant ukrainien. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour le préfet d’avoir communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409973(TA95-2409973)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les décisions des 17 et 27 juin 2024 par lesquelles le sous-préfet de Boulogne-Billancourt a refusé d'enregistrer les demandes de titre de séjour de Mme B, ressortissante péruvienne. Le tribunal retient une erreur de fait sur la compétence territoriale du sous-préfet et un vice d'incompétence, les décisions ne comportant pas l'identité de leur auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510013(TA95-2510013)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Parmain pour une maison individuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de permis de construire en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'était pas suffisamment établie par l'association requérante, qui s'est bornée à invoquer l'existence de travaux en cours sans justifier d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509148(TA95-2509148)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) présentée par M. B, ressortissant marocain. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, invoquant son état de santé fragile. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir avoir effectué plusieurs tentatives de rendez-vous espacées dans le temps via la plateforme dédiée. La solution retenue rappelle que, pour les premières demandes de titre de séjour, l'urgence doit être justifiée par des circonstances particulières, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.

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