Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509124(TA95-2509124)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née du silence gardé par l'administration, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409973(TA95-2409973)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les décisions des 17 et 27 juin 2024 par lesquelles le sous-préfet de Boulogne-Billancourt a refusé d'enregistrer les demandes de titre de séjour de Mme B, ressortissante péruvienne. Le tribunal retient une erreur de fait sur la compétence territoriale du sous-préfet et un vice d'incompétence, les décisions ne comportant pas l'identité de leur auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2414813(TA95-2414813)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C épouse B, ressortissante turque, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante vit maritalement en France avec son époux, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, et leur enfant y est né en 2021, constituant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412108(TA95-2412108)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision préfectorale était fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant considéré à tort qu'aucune demande d'autorisation de travail n'avait été déposée pour M. A, alors que celle-ci avait bien été enregistrée le 28 février 2024. En conséquence, le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination étaient illégaux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2412566(TA95-2412566)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a statué sur les requêtes de la société Sushi Shop Restauration, qui demandait la restitution d’un excédent de TVA collecté au taux de 10 % sur des ventes à emporter (desserts, edamames, sushis) pour les années 2020 à 2022, estimant que le taux réduit de 5,5 % était applicable. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les montants déjà dégrevés par l’administration en cours d’instance et a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux taux de TVA, la doctrine BOI-TVA-LIQ-30-10-10, et écarte l’opposabilité des rescrits obtenus en 2022 pour les périodes antérieures, ainsi que l’invocation du premier protocole additionnel à la CEDH.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412580(TA95-2412580)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit d'être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit quant à son éligibilité à un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'article 3 de la Convention et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2412567(TA95-2412567)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la société Sushi Shop Restauration, qui demandait la restitution d’un excédent de TVA collectée au taux de 10 % sur des ventes à emporter de sushis, makis, desserts et edamames pour les années 2020 à 2022, estimant que le taux réduit de 5,5 % était applicable. Le tribunal a jugé que la doctrine administrative invoquée (BOI-TVA-LIQ-30-10-10) n’était pas opposable pour les périodes antérieures à 2022 et que les rescrits obtenus en mars et décembre 2022 ne pouvaient avoir d’effet rétroactif. Pour l’année 2022, il a considéré que ces rescrits ne créaient pas d’espérance légitime au sens de l’article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH, faute de position formelle de l’administration applicable avant leur date. En conséquence, les conclusions des requêtes ont été rejetées, y compris celles relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510061(TA95-2510061)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 mai 2025 refusant la délivrance d’un permis de conduire à Mme B. La requérante invoquait l’urgence en raison de ses besoins quotidiens et d’un risque de perte d’emploi, mais n’a pas fourni de justificatifs suffisants pour établir cette urgence. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, permettant le rejet de la requête sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA95-2204400(TA95-2204400)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de la justice de lui communiquer les décisions de fouille à nu prises à son encontre à la maison d’arrêt d’Osny-Pontoise. Le tribunal a constaté que les documents demandés avaient été transmis au conseil du requérant le 30 juillet 2024, rendant le litige sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête. L’État a été condamné à verser 1 000 euros aux avocats de M. B au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2417481(TA95-2417481)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508027(TA95-2508027)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ghanéen, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2019, avait contribué à sa propre situation de précarité en se maintenant irrégulièrement sur le territoire pendant près de trois ans avant de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en mars 2023. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415630(TA95-2415630)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était fondée sur le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet d'éloigner un citoyen européen dont le comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, après avoir examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2306962(TA95-2306962)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A qui demandait la restitution du prélèvement à la source opéré sur ses salaires de mars et avril 2023. Le requérant contestait l'application d'un taux proportionnel au lieu de son taux personnalisé de 16%. Le tribunal a jugé que l'employeur avait appliqué le taux proportionnel à bon droit, conformément aux articles 204 H et 1671 du code général des impôts, car il ne disposait pas encore du taux personnalisé. Il a également précisé que, même si l'administration avait transmis le taux plus tôt, l'employeur disposait d'un délai de deux mois pour l'appliquer. Enfin, la restitution éventuelle des sommes ne pourrait intervenir qu'après le calcul de l'impôt sur le revenu de l'année 2023.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2304739(TA95-2304739)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que si une décision implicite de rejet était née sur la demande de titre de séjour, celle-ci avait été annulée par un jugement du 24 septembre 2024. Par conséquent, le préfet ne pouvait se prévaloir de cette décision annulée pour justifier le refus de délivrance du récépissé, et la décision attaquée a été annulée. La solution s’appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent la délivrance d’un récépissé en cas de demande complète.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2302930(TA95-2302930)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour la requérante d'établir avoir déposé une demande de titre de séjour, empêchant ainsi la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414703(TA95-2414703)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant égyptien, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée d'un précédent jugement, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et des violations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé, que la procédure était régulière et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410007(TA95-2410007)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 mars 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal retient que le motif invoqué par le préfet, à savoir le défaut de résidence de l'intéressé dans le département, n'est pas matériellement établi, en méconnaissance de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2417375(TA95-2417375)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que M. A, en situation de privation involontaire d'emploi, ne pouvait se prévaloir de la prorogation d'un an de son autorisation de travail prévue à l'article R. 5221-33 du code du travail, cette disposition ne s'appliquant pas aux certificats de résidence délivrés sur le fondement de l'accord franco-algérien. La décision a été prise en application des stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles R. 5221-32 et R. 5221-33 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2206082(TA95-2206082)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contre la décision de préemption urbain du 31 mars 2022 prise par l'établissement public foncier d'Île-de-France. Le tribunal a jugé que le délai de préemption de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme n'était pas expiré, la décision ayant été prise avant le 7 avril 2022. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence d'insalubrité du bien était inopérant, dès lors que la décision de préemption mentionnait un projet d'aménagement répondant aux objets de l'article L. 300-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2417656(TA95-2417656)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son fils ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, condition nécessaire pour l'octroi du titre de séjour sollicité. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés. La décision a été rendue en application des articles L. 425-9 et L. 425-10 du CESEDA.

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