Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2312691(TA95-2312691)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Actris, qui demandait la condamnation du secrétaire d'État chargé de la mer à lui verser 110 291,60 euros HT au titre du décompte de résiliation d’un marché public de fourniture de dispositifs de signalisation maritime. Le tribunal a jugé que la résiliation était légalement fondée sur l’article 31.1 du CCAG-FCS en raison des difficultés d’exécution imputables à la société, et non sur un motif d’intérêt général. Il a estimé que l’administration n’avait pas manqué à son devoir de loyauté et que la société n’avait pas droit à une indemnité de résiliation ni au remboursement de prestations supplémentaires non contractuelles. La demande de la SAS Actris a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416365(TA95-2416365)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré le certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien, et lui avait délivré une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur une menace pour l'ordre public, car les faits d'agression sexuelle invoqués n'avaient fait l'objet d'aucune poursuite pénale et que le casier judiciaire de l'intéressé était vierge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2416391(TA95-2416391)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise ordonnait la remise aux autorités italiennes de M. A, ressortissant indien, et prononçait une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen, car M. A, titulaire d'une carte de résident italienne valide, justifiait d'une entrée régulière en France depuis moins de trois mois. En conséquence, l'arrêté est annulé et il est enjoint au préfet de restituer la carte de résident italienne à l'intéressé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510013(TA95-2510013)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Parmain pour une maison individuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de permis de construire en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'était pas suffisamment établie par l'association requérante, qui s'est bornée à invoquer l'existence de travaux en cours sans justifier d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2417260(TA95-2417260)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante congolaise, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de changement de statut de l'intéressée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En outre, le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour, Mme A justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

N° TA95-2507922(TA95-2507922)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant algérien, à un rendez-vous pour l'examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée depuis plus de dix-huit mois. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque d'éloignement et de l'impossibilité de régulariser sa situation administrative. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant le dysfonctionnement persistant des services préfectoraux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510443(TA95-2510443)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir se rendre à Madagascar pour un motif familial urgent. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour que le juge des référés statue dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2414824(TA95-2414824)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante, représentée, invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait sur sa situation familiale, et une méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'article L. 422-1 du CESEDA et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2315430(TA95-2315430)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, professeur, qui demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation du rectorat de Versailles à lui verser 28 000 euros pour des préjudices résultant de traitements discriminatoires et d’une carence fautive de l’administration. Le tribunal a d’abord jugé que les conclusions en annulation étaient sans objet, la décision implicite ayant lié le contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a estimé que M. A n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir la réalité des discriminations alléguées ou la carence fautive du rectorat, et a donc rejeté l’intégralité de ses conclusions indemnitaires. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la fonction publique (L. 131-1) et de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2508355(TA95-2508355)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait initialement au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une convocation pour obtenir un récépissé. La requérante s'est désistée après que le préfet a justifié lui avoir délivré une attestation maintenant sa situation régulière. Aucune autre mesure n'a été ordonnée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509124(TA95-2509124)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née du silence gardé par l'administration, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2315209(TA95-2315209)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, accompagnante d'élèves en situation de handicap, qui contestait son changement d'affectation et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a constaté que le recteur de l'académie de Versailles, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués. Sur le fond, le juge a estimé que le changement d'affectation, sans incidence sur les fonctions, la rémunération ou les responsabilités de l'intéressée, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de Mme C ont été rejetées, le tribunal n'ayant pas retenu l'existence d'une faute de service.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412022(TA95-2412022)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant iranien, pour contester la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 1er juillet 2024 ayant clôturé l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le requérant s'est désisté de cette requête, et le tribunal a pris acte de ce désistement. Pour la seconde requête, le tribunal a examiné la légalité de la décision de rejet de la demande de renouvellement au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412053(TA95-2412053)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait légalement apprécié le caractère insuffisant des ressources de M. A sur la période de référence de douze mois précédant le dépôt de sa demande, conformément à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412056(TA95-2412056)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’autoriser le regroupement familial pour trois de ses enfants. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite examiné les conditions de ressources et de logement prévues aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que le respect de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant la légalité de la décision préfectorale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412089(TA95-2412089)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 2 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit à être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 612-10 et L. 721-4, ainsi que sur la CEDH.

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N° TA95-2414813(TA95-2414813)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C épouse B, ressortissante turque, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante vit maritalement en France avec son époux, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, et leur enfant y est né en 2021, constituant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412108(TA95-2412108)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision préfectorale était fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant considéré à tort qu'aucune demande d'autorisation de travail n'avait été déposée pour M. A, alors que celle-ci avait bien été enregistrée le 28 février 2024. En conséquence, le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination étaient illégaux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2412566(TA95-2412566)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a statué sur les requêtes de la société Sushi Shop Restauration, qui demandait la restitution d’un excédent de TVA collecté au taux de 10 % sur des ventes à emporter (desserts, edamames, sushis) pour les années 2020 à 2022, estimant que le taux réduit de 5,5 % était applicable. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les montants déjà dégrevés par l’administration en cours d’instance et a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux taux de TVA, la doctrine BOI-TVA-LIQ-30-10-10, et écarte l’opposabilité des rescrits obtenus en 2022 pour les périodes antérieures, ainsi que l’invocation du premier protocole additionnel à la CEDH.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412580(TA95-2412580)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit d'être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit quant à son éligibilité à un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'article 3 de la Convention et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.

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