Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2314076(TA95-2314076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le rejet de leur réclamation relative à leur impôt sur le revenu 2020. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de rejet de l'administration fiscale, car cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Les conclusions de plein contentieux, tendant à une décharge ou réduction d'impôt, ont également été rejetées car non chiffrées et fondées sur des moyens inopérants. La décision s'appuie sur les articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2507936(TA95-2507936)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, après que celui-ci a obtenu un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La requête portait sur le refus implicite de convocation pour enregistrer une demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a admis provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2507922(TA95-2507922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant algérien, à un rendez-vous pour l'examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée depuis plus de dix-huit mois. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque d'éloignement et de l'impossibilité de régulariser sa situation administrative. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant le dysfonctionnement persistant des services préfectoraux.
N° TA95-2400340(TA95-2400340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui dispensait le préfet de saisir la commission du titre de séjour. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409973(TA95-2409973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les décisions des 17 et 27 juin 2024 par lesquelles le sous-préfet de Boulogne-Billancourt a refusé d'enregistrer les demandes de titre de séjour de Mme B, ressortissante péruvienne. Le tribunal retient une erreur de fait sur la compétence territoriale du sous-préfet et un vice d'incompétence, les décisions ne comportant pas l'identité de leur auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2412233(TA95-2412233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 juin 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait retiré sa carte de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les faits de violences conjugales invoqués, n'ayant donné lieu à aucune condamnation pénale, ne suffisaient pas à caractériser une menace grave pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2418622(TA95-2418622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 29 mai 2024 refusant son titre de séjour "recherche d'emploi-création d'entreprise", l'obligeant à quitter le territoire et l'interdisant de retour pour un an. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet ne pouvait exiger, sur le fondement de l'arrêté du 4 mai 2022, que le diplôme de master soit obtenu dans l'année, cette condition n'étant pas prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et de l'interdiction de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA95-2414822(TA95-2414822)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2414824(TA95-2414824)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante, représentée, invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait sur sa situation familiale, et une méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'article L. 422-1 du CESEDA et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.
N° TA95-2414826(TA95-2414826)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante égyptienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée de présence en France de l'intéressée, de sa scolarité réussie, de sa formation dans un secteur en tension et de la présence de sa famille. La solution retenue est l'annulation totale de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2414830(TA95-2414830)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 septembre 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2414834(TA95-2414834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la tentative de M. A d'échanger un faux permis de conduire mauritanien contre un permis français, constituant des faits de faux et usage de faux. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. En conséquence, la décision attaquée a été jugée légale, et les conclusions accessoires (injonction et frais de justice) ont été rejetées.
N° TA95-2211410(TA95-2211410)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de la SARL Paris Addis contre les refus de la direction générale des finances publiques de lui accorder le bénéfice du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise du Covid-19 (décembre 2020 à juin 2021). Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, les décisions attaquées ne comportant pas les voies et délais de recours, et la société n'ayant eu connaissance des refus qu'à compter du 26 novembre 2021. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions de refus pour les mois de janvier à juin 2021, au motif qu'elles ne comportaient pas les mentions obligatoires (prénom, nom et qualité de l'auteur) exigées par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, et que la dispense de signature prévue à l'article L. 212-2 n'était pas applicable en l'espèce. La solution retenue est donc l'annulation partielle des décisions, fondée sur le vice de forme.
N° TA95-2509053(TA95-2509053)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision et que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la vulnérabilité du requérant et de son foyer. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L'État a également été condamné à verser 900 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2500376(TA95-2500376)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A pour incompétence de la juridiction administrative. La requérante contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées des Hauts-de-Seine de lui attribuer une carte mobilité inclusion et de l'orienter vers un établissement médico-social. Le tribunal a jugé que ces litiges relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Nanterre, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA95-2509740(TA95-2509740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B A visant à suspendre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 mars 2025 lui retirant sa carte de résident et prononçant son expulsion du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2508442(TA95-2508442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de M. A, réfugié pakistanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière et privé de ses droits au travail et sociaux, et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et de réexaminer sa situation sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA95-2418967(TA95-2418967)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B née C d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 18 juillet 2018 la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est la condamnation de l’État à verser une indemnité à la requérante, en tenant compte de la durée de la carence et des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2418919(TA95-2418919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 1er décembre 2023, afin d’obtenir réparation du préjudice subi en raison de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d’Oise avait proposé un logement à M. A le 19 décembre 2024, mettant ainsi fin à la carence fautive de l’État. En application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, la responsabilité de l’État a été engagée pour la période allant du 1er juin 2024 au 19 décembre 2024. Le tribunal a condamné l’État à verser à M. A une indemnité de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, tout en rejetant le surplus des conclusions indemnitaires et la demande d’astreinte.
N° TA95-2400334(TA95-2400334)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 682,04 euros. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision et l'absence d'assermentation de l'agent de contrôle. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision émanait d'une autorité compétente et que l'indu ne résultait pas d'un contrôle mais d'une déclaration de situation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la dette de Mme B.