Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509325(TA95-2509325)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B A d'une demande de suspension de la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre le retrait d'un point de son permis de conduire. En cours d'instance, l'administration a rapporté les décisions contestées. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2500605(TA95-2500605)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 20 décembre 2024 de la commission de médiation du Val-d’Oise, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son logement social. Le requérant invoquait des conditions d’hébergement difficiles. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la commission avait insuffisamment motivé son refus au regard des critères des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, notamment en n’examinant pas concrètement les difficultés de cohabitation alléguées. La solution retenue est l’annulation de la décision contestée, renvoyant l’affaire à la commission pour un nouvel examen.
N° TA95-2416515(TA95-2416515)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de logement par la commission de médiation du Val-d'Oise. Le juge a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à son conseil, la requérante n'a pas produit les pièces nécessaires dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête, manifestement irrecevable, a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2507904(TA95-2507904)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante chinoise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que l'intéressée bénéficie d'une attestation de prolongation d'instruction valable et ne démontre pas de nécessité impérieuse de se rendre à l'étranger à bref délai. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2413259(TA95-2413259)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à verser 21 000 euros à M. A C pour carence fautive dans son obligation de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 21 juillet 2021, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une ordonnance d'injonction du 15 septembre 2022. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer.
N° TA95-2507842(TA95-2507842)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour la délivrance d'une autorisation de séjour mention " recherche d'emploi, création d'entreprise ". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requérante avait déjà été convoquée en préfecture le 28 mai 2025 pour une prise d'empreintes et la remise d'un récépissé.
N° TA95-2506778(TA95-2506778)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante philippine, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait de circonstances particulières caractérisant l'urgence, ayant vainement tenté d'obtenir un rendez-vous à de multiples reprises sur la plateforme en ligne de la préfecture. Le tribunal a considéré que l'administration n'avait pas contesté ces dysfonctionnements et a ordonné la délivrance d'un rendez-vous dans un délai de quatre semaines. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506779(TA95-2506779)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante philippine, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de dysfonctionnements répétés de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne, malgré ses nombreuses tentatives. Le tribunal a considéré que l'administration, qui n'a pas produit d'observations, n'a pas contesté ces difficultés, et a ordonné la fixation d'un rendez-vous dans un délai de quatre semaines. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506780(TA95-2506780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante philippine, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait de circonstances particulières caractérisant l'urgence, ayant vainement tenté d'obtenir un rendez-vous à six reprises entre juin 2024 et avril 2025. Le tribunal a considéré que les dysfonctionnements des services préfectoraux, non contestés par le préfet, faisaient obstacle à l'exercice de son droit à voir sa situation examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508442(TA95-2508442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de M. A, réfugié pakistanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière et privé de ses droits au travail et sociaux, et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et de réexaminer sa situation sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA95-2509740(TA95-2509740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B A visant à suspendre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 mars 2025 lui retirant sa carte de résident et prononçant son expulsion du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2507582(TA95-2507582)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant délivré le document sollicité en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice exposés.
N° TA95-2415032(TA95-2415032)
Rejet d’une requête en excès de pouvoir par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, faute pour la requérante d’avoir produit l’acte attaqué (décision implicite de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine) malgré une demande de régularisation. La requête est déclarée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415219(TA95-2415219)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une décision de retrait de points de son permis de conduire. La requête n'était ni signée ni accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n'a pas accompli les formalités exigées dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
N° TA95-2501078(TA95-2501078)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de la décision contestée à peine d'irrecevabilité.
N° TA95-2501348(TA95-2501348)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement comme urgente et prioritaire. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA95-2413178(TA95-2413178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d’urgence le 7 septembre 2018, afin d’obtenir réparation des préjudices subis en raison de l’absence de relogement par l’État, malgré une injonction du tribunal du 2 mai 2019. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité à compter de l’expiration du délai de six semaines suivant la décision de la commission de médiation, et a condamné l’État à verser une indemnité au requérant pour les troubles dans ses conditions d’existence. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative au droit au logement opposable.
N° TA95-2411013(TA95-2411013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation le 31 mai 2023. Constatant la carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté l'injonction de relogement prononcée par une ordonnance du 18 mars 2024, le tribunal a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 mars 2024, et a rejeté le surplus des conclusions indemnitaires.
N° TA95-2509464(TA95-2509464)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Essonne de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante résidait à Massy (Essonne), ce qui relevait de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Versailles, et non de celle de Cergy-Pontoise, en application de l’article R. 312-8 du même code. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence territoriale, sans instruction ni audience.
N° TA95-2501034(TA95-2501034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 novembre 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise a rejeté le recours de M. B, qui se déclarait dépourvu de logement. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas le caractère prioritaire et urgent de sa demande, dès lors que M. B remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée pour excès de pouvoir.