Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2307139(TA95-2307139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B et de la SCI SOGESTIMMA, acquéreurs évincés, qui contestaient la légalité de l'arrêté du 13 mars 2023 par lequel le maire de Bois-Colombes a exercé le droit de préemption urbain sur un immeuble, ainsi que l'arrêté préfectoral du 10 mars 2023 autorisant cette préemption. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'absence de projet d'aménagement réel et du non-respect des délais, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de préemption, fondées sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, en vue de la réalisation de logements sociaux.
N° TA95-2417120(TA95-2417120)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024, pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2304829(TA95-2304829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait l'imposition d'un rappel de pensions de retraite de 136 451 euros perçu en 2019. Le requérant soutenait que cette somme avait un caractère indemnitaire et non imposable, mais le tribunal a jugé qu'il s'agissait d'un rappel de pension imposable. La juridiction a appliqué les articles 12, 79 et 163-0 A du code général des impôts, rappelant que la charge de la preuve incombait au contribuable, qui n'a pas démontré le caractère indemnitaire de la somme.
N° TA95-2417103(TA95-2417103)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme et M. A, ressortissants haïtiens, qui contestaient les arrêtés du préfet du Val-d'Oise refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 312-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les requérants, entrés avec un visa Schengen de court séjour, ne pouvaient prétendre à un titre de séjour pluriannuel sur le fondement de l'article L. 312-2. La solution retenue confirme le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2507964(TA95-2507964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable du 13 mai au 18 août 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA95-2505981(TA95-2505981)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B, ressortissante algérienne, afin qu'elle puisse déposer sa demande de certificat de résidence sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par l'impossibilité pour la requérante, dont le titre de séjour étudiant a expiré en 2021, d'obtenir un rendez-vous depuis plus de trois ans malgré ses démarches, la plaçant en situation irrégulière et exposée à une mesure d'éloignement. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative, l'instruction de sa demande étant toujours en cours.
N° TA95-2415980(TA95-2415980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante turque, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA) et de l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de sa situation, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de la durée et des conditions de son séjour en France.
N° TA95-2415979(TA95-2415979)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2507913(TA95-2507913)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A D dirigées contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté du 10 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment tirés de l'incompétence de l'auteur, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409851(TA95-2409851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 juin 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle, refusant son renouvellement, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de son droit d'être entendu, et des erreurs de fait et de droit, en se fondant sur les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
N° TA95-2402495(TA95-2402495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une première carte de résident de dix ans, tout en lui accordant une carte de séjour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de fait et de droit, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait pu légalement refuser la carte de résident en raison du caractère insuffisant, instable ou irrégulier des ressources de Mme D au cours des trois dernières années, conformément à l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2507963(TA95-2507963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré le récépissé sollicité et convoqué l'intéressé pour le retirer. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice.
N° TA95-2402359(TA95-2402359)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir par le préfet des Hauts-de-Seine, annule la délibération du conseil municipal du Plessis-Robinson accordant la protection fonctionnelle à un élu. La solution retenue est fondée sur l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales, qui réserve cette protection aux seules poursuites pénales. Le tribunal juge que les procédures devant la chambre régionale des comptes, visées par la délibération, ne constituent pas des poursuites pénales, rendant la décision illégale.
N° TA95-2407940(TA95-2407940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant ouzbek, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’erreur de droit, estimant que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation sans se croire en compétence liée. Il a jugé que la décision était fondée sur les articles L. 434-6 et R. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui permettent d’exclure du regroupement familial un membre de la famille résidant déjà en France. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2408101(TA95-2408101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes sur les cinq années précédant sa demande. En particulier, ses revenus salariaux étaient inférieurs au SMIC sur certaines périodes, et les justificatifs de bénéfices industriels et commerciaux étaient insuffisants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2502641(TA95-2502641)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable dix ans, et Mme A s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice. La décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2508020(TA95-2508020)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B avait sollicité son changement de statut (d'étudiant à travailleur temporaire) moins de deux mois avant l'expiration de son titre de séjour, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et s'était ainsi placée elle-même dans la situation d'urgence qu'elle invoquait.
N° TA95-2417022(TA95-2417022)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 11 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a estimé que, malgré la présence de ses filles et petits-enfants en France, le caractère récent de son séjour et l'absence de liens suffisamment intenses ne justifiaient pas l'annulation de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-1 et L. 423-2.
N° TA95-2416034(TA95-2416034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 mai 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. D pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Enfin, la décision n'a pas été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2416771(TA95-2416771)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. et Mme B tendant à l'annulation d'un permis de construire trois immeubles collectifs (43 logements) délivré par le maire de Baillet en France à la société Green City Immobilier. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée en défense, jugeant la requête irrecevable pour défaut de notification du recours contentieux au titulaire de l'autorisation, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires des requérants ont été rejetées.