Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2502475(TA95-2502475)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante brésilienne, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un simple récépissé ne privait pas d'objet la demande d'annulation du refus. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus, jugeant qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions des articles L. 423-23 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309883(TA95-2309883)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas née, faute pour le requérant d'avoir déposé sa demande auprès de la sous-préfecture territorialement compétente (Argenteuil). Il a rappelé que la préfecture de Cergy-Pontoise, bien qu'initialement saisie, n'était pas tenue de transmettre la demande en l'absence de preuve de son dépôt régulier. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2510355(TA95-2510355)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à Mme B C, ressortissante congolaise, la délivrance d'un titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, s'agissant d'une première demande de titre et non d'un refus de renouvellement. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418248(TA95-2418248)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé de renouveler la carte de résident de M. A et lui avait retiré ce titre. Le tribunal a relevé d'office que l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permet pas à l'autorité administrative de refuser le renouvellement ou de retirer une carte de résident au motif que la présence de l'intéressé constituerait une menace pour l'ordre public. En conséquence, la décision attaquée a été jugée entachée d'une méconnaissance du champ d'application de la loi.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2305566(TA95-2305566)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de Mme A, qui sollicitait 8 977,5 euros en réparation du préjudice financier résultant de l’annulation d’un refus de permis de construire par la commune de Meudon. Si l’illégalité du refus constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, le tribunal a estimé que le lien de causalité direct entre cette faute et les frais de location invoqués n’était pas établi. En outre, la requérante n’a pas démontré subir un préjudice personnel, les loyers ayant été acquittés par son compagnon. Mme A a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309868(TA95-2309868)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme H demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Fosses le 19 janvier 2023 à M. et Mme C pour l'extension et la surélévation d'une maison. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance du dossier de demande. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'insuffisance alléguée du dossier n'était pas de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet, en application des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2407670(TA95-2407670)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par le préfet des Hauts-de-Seine d’un déféré en excès de pouvoir, annule les délibérations du conseil municipal du Plessis-Robinson accordant la protection fonctionnelle aux élus municipaux pour leurs fonctions de président ou vice-président d’établissements publics locaux, de sociétés publiques locales et de sociétés d’économie mixte. Le tribunal juge que la commune ne peut légalement étendre cette protection à des actes accomplis dans le cadre d’autres personnes morales, notamment de droit privé. La solution est fondée sur l’article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales et le principe selon lequel la protection fonctionnelle incombe à la collectivité où les fonctions sont exercées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507961(TA95-2507961)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui demandait des injonctions au préfet du Val-d'Oise concernant la gestion de son compte ANEF et l'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence et l'absence de contestation sérieuse n'étaient pas remplies, notamment car le dossier de l'intéressé demeurait incomplet faute de production d'un justificatif de domicile requis par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507583(TA95-2507583)

Cette requête en référé, présentée par Mme A, ressortissante taïwanaise, devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, vise à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour qu'il la convoque et lui remette un récépissé dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour " vie privée et familiale ". La juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'établit pas avoir tenté, après le dépôt de sa demande en ligne, d'obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2508464(TA95-2508464)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français présentée par Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requête en annulation de la décision avait déjà suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire, et que la demande de titre de séjour était une première demande. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2211379(TA95-2211379)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) était saisi par la société Schindler d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions de l’inspection du travail et du ministre ayant refusé d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A, salarié protégé exerçant un mandat de représentant syndical. Le tribunal a d’abord constaté que les conclusions dirigées contre la décision initiale de l’inspecteur du travail du 13 décembre 2021 étaient devenues sans objet, cette décision ayant été annulée par le ministre dans une décision du 5 juillet 2022 devenue définitive. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête de la société Schindler, jugeant que le comportement fautif reproché à M. A n’était pas établi et que le licenciement était en lien avec ses fonctions représentatives, en application des dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2317154(TA95-2317154)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail autorisant sa mise à la retraite par la société "La grande Boulangerie Parisienne". Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait aucun moyen de droit précis et n'était assortie d'aucune précision suffisante pour en apprécier le bien-fondé, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La demande de dommages et intérêts de M. A a donc été rejetée, de même que la demande de la société au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2314716(TA95-2314716)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de France Travail (anciennement Pôle Emploi) de lui verser le solde de la prime "métier en tension". La requérante n’a pas fourni de précisions suffisantes pour démontrer qu’elle remplissait les conditions d’octroi, notamment l’accomplissement de plus de 300 heures de formation. Malgré une demande de régularisation, elle n’a pas répondu dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement insuffisamment motivée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2209070(TA95-2209070)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’une contrainte émise par France Travail pour le remboursement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le juge a constaté que ce litige, portant sur une prestation d’assurance chômage, relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2209069(TA95-2209069)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que les litiges relatifs aux prestations d’assurance chômage, comme l’ARE, relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508511(TA95-2508511)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a reconnu l'urgence de la situation, mais a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet. Cette décision administrative fait obstacle à la mesure sollicitée, conformément aux dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509387(TA95-2509387)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 28 mars 2025 par lequel le maire de Pontoise interdisait les regroupements non autorisés de trois personnes ou plus entre 13h00 et 2h00 jusqu'au 15 juillet 2025. La juridiction a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la Ligue des droits de l'Homme, notamment ceux tirés de la disproportion de la mesure et de l'incompétence de l'auteur de l'acte, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2304229(TA95-2304229)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) a rejeté la requête de la SARL RESINALVES contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de bonne foi, jugeant la matérialité des faits établie. Il a appliqué la loi nouvelle plus douce du 26 janvier 2024, abrogeant les articles L. 822-2 et L. 822-3 du CESEDA, mais a maintenu la contribution spéciale sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail, sans en réduire le montant. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2510462(TA95-2510462)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A B contre un arrêté préfectoral du 15 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510287(TA95-2510287)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui restituer sa carte de résident. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de l'urgence nécessaire à l'obtention d'une mesure provisoire, en se bornant à invoquer une situation préjudiciable sans éléments précis et probants. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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