Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2507964(TA95-2507964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable du 13 mai au 18 août 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA95-2508020(TA95-2508020)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B avait sollicité son changement de statut (d'étudiant à travailleur temporaire) moins de deux mois avant l'expiration de son titre de séjour, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et s'était ainsi placée elle-même dans la situation d'urgence qu'elle invoquait.
N° TA95-2502641(TA95-2502641)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable dix ans, et Mme A s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice. La décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2402495(TA95-2402495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une première carte de résident de dix ans, tout en lui accordant une carte de séjour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de fait et de droit, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait pu légalement refuser la carte de résident en raison du caractère insuffisant, instable ou irrégulier des ressources de Mme D au cours des trois dernières années, conformément à l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2402359(TA95-2402359)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir par le préfet des Hauts-de-Seine, annule la délibération du conseil municipal du Plessis-Robinson accordant la protection fonctionnelle à un élu. La solution retenue est fondée sur l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales, qui réserve cette protection aux seules poursuites pénales. Le tribunal juge que les procédures devant la chambre régionale des comptes, visées par la délibération, ne constituent pas des poursuites pénales, rendant la décision illégale.
N° TA95-2508806(TA95-2508806)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, l'erreur de fait et la méconnaissance des articles 4, 5, 12-4, 21 et 22 du règlement Dublin III. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur la possession par l'intéressé d'un visa délivré par l'Espagne.
N° TA95-2509428(TA95-2509428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme B, ressortissante algérienne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, était renversée par l'intérêt public à ne pas maintenir une situation irrégulière, d'autant que la requérante avait attendu neuf mois pour saisir le juge après la naissance de la décision implicite. Aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, de l'accord franco-algérien, etc.) n'a été examiné au fond, la suspension étant refusée pour défaut d'urgence.
N° TA95-2416771(TA95-2416771)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. et Mme B tendant à l'annulation d'un permis de construire trois immeubles collectifs (43 logements) délivré par le maire de Baillet en France à la société Green City Immobilier. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée en défense, jugeant la requête irrecevable pour défaut de notification du recours contentieux au titulaire de l'autorisation, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires des requérants ont été rejetées.
N° TA95-2417022(TA95-2417022)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 11 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a estimé que, malgré la présence de ses filles et petits-enfants en France, le caractère récent de son séjour et l'absence de liens suffisamment intenses ne justifiaient pas l'annulation de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-1 et L. 423-2.
N° TA95-2419057(TA95-2419057)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur une contrainte d’indu de 440 euros émise par la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine. Le juge constate que la requérante, Mme A, résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 221-3 du code de la sécurité sociale, il estime que le tribunal territorialement compétent est celui de Paris. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Paris.
N° TA95-2500450(TA95-2500450)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne une demande indemnitaire de M. A contre l'État pour carence de relogement, suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2307139(TA95-2307139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B et de la SCI SOGESTIMMA, acquéreurs évincés, qui contestaient la légalité de l'arrêté du 13 mars 2023 par lequel le maire de Bois-Colombes a exercé le droit de préemption urbain sur un immeuble, ainsi que l'arrêté préfectoral du 10 mars 2023 autorisant cette préemption. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'absence de projet d'aménagement réel et du non-respect des délais, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de préemption, fondées sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, en vue de la réalisation de logements sociaux.
N° TA95-2408101(TA95-2408101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes sur les cinq années précédant sa demande. En particulier, ses revenus salariaux étaient inférieurs au SMIC sur certaines périodes, et les justificatifs de bénéfices industriels et commerciaux étaient insuffisants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2409851(TA95-2409851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 juin 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle, refusant son renouvellement, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de son droit d'être entendu, et des erreurs de fait et de droit, en se fondant sur les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
N° TA95-2412338(TA95-2412338)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A et Mme D dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Baillet-en-France à la société Green City Immobilier pour trois immeubles collectifs de 43 logements. Les requérants contestaient la complétude du dossier de demande et la conformité du projet à plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme, notamment sur la hauteur, l'aspect extérieur, la gestion des eaux pluviales et les risques liés au gypse. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que le dossier était suffisant et que le projet respectait les règles applicables. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée, et ces derniers ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la société pétitionnaire.
N° TA95-2510332(TA95-2510332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 décembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à Mme A B, ressortissante mexicaine, un titre de séjour portant la mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de la requérante tendait à la délivrance d'un nouveau titre sur un fondement différent (article L. 422-10 du CESEDA) et non au renouvellement d'un titre existant, ce qui ne lui permettait pas de bénéficier de la présomption d'urgence. En l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée.
N° TA95-2510321(TA95-2510321)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Villemomble (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2510320(TA95-2510320)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou une autorisation provisoire de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant cessé son activité professionnelle depuis plusieurs mois et bénéficiant d'un hébergement et d'aides alimentaires. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2510300(TA95-2510300)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas l'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure provisoire, en se bornant à invoquer des difficultés financières et des erreurs de l'administration sans les justifier. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2509434(TA95-2509434)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien portant la mention "étudiant" de Mme A. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la fin de non-recevoir soulevée par le préfet.