Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508762(TA95-2508762)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré des risques en cas de retour au pays, car la mesure n'implique pas l'éloignement. Il a également écarté le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation, relevant que M. A ne justifiait d'aucune autorisation de travail pour ses contraintes professionnelles. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2510338(TA95-2510338)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d’une interdiction de retour de deux ans, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant était placé en rétention administrative à Plaisir (Yvelines), le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Versailles en application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2402814(TA95-2402814)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait son placement à l’isolement au centre pénitentiaire du Val-d’Oise par une décision du 26 décembre 2023. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée, conformément aux articles L. 211-2 et R. 213-21 du code pénitentiaire. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables en l’absence de demande préalable. La solution retenue repose sur les dispositions du code pénitentiaire et du code des relations entre le public et l’administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508405(TA95-2508405)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande de liquidation de l’astreinte de 150 euros par jour prononcée par une ordonnance du 17 février 2025, qui enjoignait au préfet du Val-d’Oise de réexaminer sa demande de carte de résident et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait convoqué le requérant et édité le titre de séjour, démontrant une exécution tardive mais effective de l’injonction. En application des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, il a partiellement liquidé l’astreinte à hauteur de 1 500 euros pour la période d’inexécution, rejetant la demande de modification du montant de l’astreinte pour l’avenir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508677(TA95-2508677)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme D, ressortissante algérienne, contre deux arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 13 mai 2025 : l'un portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de six mois, l'autre l'assignant à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la présence de Mme D constituait une menace pour l'ordre public et que les mesures étaient proportionnées. En conséquence, il a rejeté les requêtes, confirmant la légalité des arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500004(TA95-2500004)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son expulsion, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 31 mars 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le préfet était en situation de compétence liée pour refuser le titre de séjour en raison d'un arrêté d'expulsion antérieur en vigueur, et que les moyens soulevés contre l'expulsion et l'assignation à résidence n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2510337(TA95-2510337)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, de fixation du pays de destination et d’interdiction de retour de trois ans, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant était placé en rétention administrative à Plaisir (Yvelines) au moment de l’introduction de sa requête. En application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour en connaître.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509797(TA95-2509797)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas remplie eu égard à la gravité de l'infraction (excès de vitesse de plus de 40 km/h) et aux exigences de sécurité routière. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2211644(TA95-2211644)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d'autorisation préalable de mise en location d'un logement pris par le président de la communauté d'agglomération Roissy-pays-de-France. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus, régulièrement notifié, avait fait obstacle à la naissance d'une décision tacite d'acceptation et que le moyen tiré du vice d'incompétence n'était pas fondé. Il a également estimé que le refus était légalement motivé par le non-respect des caractéristiques de décence prévues à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989, en application de l'article L. 635-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2507717(TA95-2507717)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant algérien, dans un délai de quinze jours pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence particulière de la situation, l'intéressé rencontrant des difficultés persistantes pour obtenir un rendez-vous via la plateforme "démarches-simplifiées" depuis mars 2023. La solution retenue impose également la remise d'un récépissé autorisant le travail si le dossier est complet, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2411565(TA95-2411565)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a relevé que M. A n'avait jamais été admis au bénéfice de ces conditions et que sa demande devait être regardée comme un refus initial. Surtout, il a jugé la requête irrecevable car M. A n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le directeur général de l'OFII, conformément à l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutes les conclusions de la requête ont donc été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506915(TA95-2506915)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sous astreinte, la remise de son certificat de résidence algérien en exécution d’un précédent jugement. Le juge a estimé que cette demande relevait exclusivement de la procédure d’exécution des jugements prévue à l’article L. 911-4 du code de justice administrative, et non du référé mesures utiles de l’article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans débat contradictoire, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510326(TA95-2510326)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Juristes pour le respect du droit international. Celle-ci demandait la désignation d'un commissaire de justice pour constater la présence et la nature d'une cargaison d'armement sur l'aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 221-3 du même code, et a rejeté la requête par voie d'ordonnance sur le fondement de l'article R. 522-8-1.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2401790(TA95-2401790)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 4 février 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné la remise de Mme A, ressortissante marocaine, aux autorités italiennes. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 5 de l'accord franco-italien du 3 octobre 1997, qui impose de présenter une demande de réadmission aux autorités italiennes dans un délai de trois mois suivant le constat de la présence irrégulière, ce que le préfet n'a pas fait. Le tribunal retient ce seul moyen sans examiner les autres griefs soulevés par la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507747(TA95-2507747)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de l'enregistrer pour le renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement avait été déposée tardivement, au-delà du délai prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la requérante avait contribué à sa propre situation d'urgence par son manque de diligence. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509411(TA95-2509411)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 15 mai 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, le requérant étant placé en situation irrégulière menaçant son contrat d'apprentissage et sa scolarisation, et que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509957(TA95-2509957)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS du 15 mai 2025 refusant la délivrance d'une carte professionnelle à M. B, agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la rupture de son contrat de travail et ses charges familiales. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée sans instruction contradictoire préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311074(TA95-2311074)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B et M. D qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Beaumont-sur-Oise à la société Demathieu et Bard Immobilier pour un ensemble de 38 logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière et exécutoire. Il a également jugé que l'incomplétude alléguée du dossier de demande n'était pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508322(TA95-2508322)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer rapidement sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'avait pas produit les justificatifs de communauté de vie avec son épouse exigés par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408354(TA95-2408354)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant l'admission exceptionnelle au séjour de Mme C, ressortissante égyptienne. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la stabilité et de l'ancienneté des liens familiaux de l'intéressée en France (vie commune avec son époux, titulaire d'un titre de séjour, et leurs trois enfants scolarisés). En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".

Résumé IA