Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2508514(TA95-2508514)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement d’une carte professionnelle de chauffeur VTC, a pris acte du désistement pur et simple du requérant. Aucune solution au fond n’a été retenue, la procédure étant close sans examen des moyens soulevés (urgence, méconnaissance des principes de loyauté et de contradictoire). L’affaire est régie par l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509757(TA95-2509757)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressée ne justifiant pas d'une nécessité impérieuse d'obtenir ce document à bref délai, d'autant qu'elle ne bénéficiait plus de titre de séjour depuis 2017. La requête a été rejetée par une ordonnance du 13 juin 2025, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2510104(TA95-2510104)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à un risque de perte d'emploi, mais le juge estime que cette seule circonstance ne caractérise pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2314791(TA95-2314791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, de nationalité ivoirienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission au séjour. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour, présentée par courrier électronique, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été déclarée irrecevable.
N° TA95-2201963(TA95-2201963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Centre de Véhicules d'Occasion France contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 2 février 2022 suspendant son habilitation à intervenir sur le système d'immatriculation des véhicules. La société invoquait notamment un vice de procédure, faute d'urgence justifiant une suspension sans respect du contradictoire. Le tribunal a jugé que cette mesure de police, fondée sur le code de la route et l'arrêté du 9 février 2009, devait être adaptée, nécessaire et proportionnée. Il a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA95-2316140(TA95-2316140)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. C, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision du préfet du Val-d'Oise du 12 février 2021 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure, l'erreur de droit et la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de séjour.
N° TA95-2510326(TA95-2510326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Juristes pour le respect du droit international. Celle-ci demandait la désignation d'un commissaire de justice pour constater la présence et la nature d'une cargaison d'armement sur l'aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 221-3 du même code, et a rejeté la requête par voie d'ordonnance sur le fondement de l'article R. 522-8-1.
N° TA95-2510187(TA95-2510187)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre le refus implicite du préfet des Yvelines de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Maisons-Laffitte (Yvelines) à la date de la décision attaquée, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a été retenue, la décision se limitant à un renvoi pour compétence.
N° TA95-2510186(TA95-2510186)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2509982(TA95-2509982)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour l'enregistrement de ses empreintes et de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2509597(TA95-2509597)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à Mme B, ressortissante haïtienne réfugiée. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières telles qu’un risque de perte d’emploi ou une impossibilité d’en trouver, malgré son statut de réfugié. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2509595(TA95-2509595)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais, et l’obligeant à quitter le territoire. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas établie, dès lors que la demande de titre de séjour constituait une première demande et que l’intéressé avait vécu plusieurs années au Bangladesh. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2506351(TA95-2506351)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 12 juin 2025, concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme B A contre un refus de visa de court séjour. Le tribunal constate qu'en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative, les litiges relatifs aux refus de visa consulaires relèvent de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes. Par conséquent, il ordonne, sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2509135(TA95-2509135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre son titre de séjour, sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'apportant pas d'éléments suffisants pour justifier d'une situation d'urgence, alors que son titre de séjour lui avait déjà été accordé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2416905(TA95-2416905)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B A dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir. Cette décision, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA95-2316731(TA95-2316731)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS LE BLÉ D'OR - CHICKEN ROYAL - PIZZA ROYALE contestant l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2023 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour 45 jours. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur sur la matérialité des faits. Le tribunal a jugé que le défaut de présentation d'un extrait Kbis et du registre du personnel ne constitue pas une infraction aux lois relatives aux débits de boissons et restaurants, et que ces documents avaient été fournis en cours de procédure. En conséquence, l'arrêté a été annulé, le préfet ne pouvant légalement fonder sa décision sur ces seuls motifs au regard de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
N° TA95-2510102(TA95-2510102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A qui demandait sa libération immédiate de la maison d'arrêt d'Osny. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté individuelle, garantie par l'article 66 de la Constitution, en raison d'une prolongation de détention provisoire irrégulière. Le juge a estimé qu'il n'appartient manifestement pas à la juridiction administrative d'ordonner la libération d'une personne incarcérée, cette demande relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA95-2302308(TA95-2302308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SA STORENGY, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020 à hauteur de 398 424 euros, concernant son site industriel de stockage de gaz à Saint-Clair-sur-Epte. La société invoquait l'exonération des outillages et installations d'exploitation prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts, selon l'interprétation du Conseil d'État dans l'arrêt GKN Driveline. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que les biens listés dans un simple tableur Excel remplissaient les conditions légales d'exonération, notamment leur caractère spécifiquement adapté à un établissement industriel. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2216191(TA95-2216191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. A, agent territorial, contestant des refus du département des Hauts-de-Seine de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail pour rechute d'accident (2022) et pour maladie de Ménière (2023). S'agissant de la première requête, le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, et a jugé que le lien direct entre la rechute et l'accident de service n'était pas établi, confirmant ainsi la décision de l'administration. Pour la seconde requête, le tribunal a relevé d'office que la demande de M. A était tardive, la maladie ayant été diagnostiquée plus de deux ans avant sa déclaration, ce qui rendait le refus de l'administration conforme aux dispositions du IV de l'article 37-3 du décret du 30 juillet 1987. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et d'expertise, et a mis à sa charge les frais de justice.
N° TA95-2507606(TA95-2507606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, afin de pouvoir effectuer un stage et valider sa formation. Le tribunal a estimé que cette mesure aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution d'un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. La condition posée par l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.