Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509982(TA95-2509982)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour l'enregistrement de ses empreintes et de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2509490(TA95-2509490)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B concernant le classement sans suite de sa demande de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de recours distinct en annulation, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. De plus, l'urgence invoquée n'a pas été retenue, Mme B s'étant placée elle-même dans cette situation en ne se présentant pas aux convocations pour la prise de ses empreintes biométriques.
N° TA95-2211644(TA95-2211644)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d'autorisation préalable de mise en location d'un logement pris par le président de la communauté d'agglomération Roissy-pays-de-France. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus, régulièrement notifié, avait fait obstacle à la naissance d'une décision tacite d'acceptation et que le moyen tiré du vice d'incompétence n'était pas fondé. Il a également estimé que le refus était légalement motivé par le non-respect des caractéristiques de décence prévues à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989, en application de l'article L. 635-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA95-2508547(TA95-2508547)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales tendant à modifier une injonction antérieure, après que le préfet du Val-d'Oise lui a communiqué une date de rendez-vous. Le juge a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision se fonde sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510187(TA95-2510187)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre le refus implicite du préfet des Yvelines de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Maisons-Laffitte (Yvelines) à la date de la décision attaquée, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a été retenue, la décision se limitant à un renvoi pour compétence.
N° TA95-2510186(TA95-2510186)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2308303(TA95-2308303)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCCV LP Promotion Lilas demandant l'annulation de l'arrêté du 27 avril 2023 par lequel le maire de La Frette-sur-Seine a refusé un permis de construire pour un ensemble de 63 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article UA 8 du plan local d'urbanisme, qui impose une distance minimale de 10 mètres entre constructions à vocation d'habitation, était fondé. Ce motif suffisant à justifier légalement le refus, les autres moyens soulevés par la société requérante n'ont pas été examinés. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2408354(TA95-2408354)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant l'admission exceptionnelle au séjour de Mme C, ressortissante égyptienne. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la stabilité et de l'ancienneté des liens familiaux de l'intéressée en France (vie commune avec son époux, titulaire d'un titre de séjour, et leurs trois enfants scolarisés). En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA95-2408365(TA95-2408365)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant égyptien. Le juge a retenu un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2408424(TA95-2408424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par courrier, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme irrecevable.
N° TA95-2311074(TA95-2311074)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B et M. D qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Beaumont-sur-Oise à la société Demathieu et Bard Immobilier pour un ensemble de 38 logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière et exécutoire. Il a également jugé que l'incomplétude alléguée du dossier de demande n'était pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2411565(TA95-2411565)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a relevé que M. A n'avait jamais été admis au bénéfice de ces conditions et que sa demande devait être regardée comme un refus initial. Surtout, il a jugé la requête irrecevable car M. A n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le directeur général de l'OFII, conformément à l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutes les conclusions de la requête ont donc été rejetées.
N° TA95-2510138(TA95-2510138)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison d'un risque de perte d'emploi, son employeur lui ayant accordé un délai jusqu'au 6 juillet 2025 pour régulariser sa situation. Le juge a estimé que cette circonstance, bien que regrettable, ne caractérisait pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans les quarante-huit heures, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2. En conséquence, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2509411(TA95-2509411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 15 mai 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, le requérant étant placé en situation irrégulière menaçant son contrat d'apprentissage et sa scolarisation, et que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2201963(TA95-2201963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Centre de Véhicules d'Occasion France contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 2 février 2022 suspendant son habilitation à intervenir sur le système d'immatriculation des véhicules. La société invoquait notamment un vice de procédure, faute d'urgence justifiant une suspension sans respect du contradictoire. Le tribunal a jugé que cette mesure de police, fondée sur le code de la route et l'arrêté du 9 février 2009, devait être adaptée, nécessaire et proportionnée. Il a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA95-2401790(TA95-2401790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 4 février 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné la remise de Mme A, ressortissante marocaine, aux autorités italiennes. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 5 de l'accord franco-italien du 3 octobre 1997, qui impose de présenter une demande de réadmission aux autorités italiennes dans un délai de trois mois suivant le constat de la présence irrégulière, ce que le préfet n'a pas fait. Le tribunal retient ce seul moyen sans examiner les autres griefs soulevés par la requérante.
N° TA95-2507747(TA95-2507747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de l'enregistrer pour le renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement avait été déposée tardivement, au-delà du délai prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la requérante avait contribué à sa propre situation d'urgence par son manque de diligence. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2510133(TA95-2510133)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de la convoquer. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour qu'une mesure soit prise dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie, la requérante ayant saisi le juge des référés plus de trois mois après l'expiration de son titre et deux mois après la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge renvoyant la requérante à la possibilité de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code pour demander la suspension de la décision implicite de rejet.
N° TA95-2506915(TA95-2506915)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sous astreinte, la remise de son certificat de résidence algérien en exécution d’un précédent jugement. Le juge a estimé que cette demande relevait exclusivement de la procédure d’exécution des jugements prévue à l’article L. 911-4 du code de justice administrative, et non du référé mesures utiles de l’article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans débat contradictoire, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2313357(TA95-2313357)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 24 août 2023 lui interdisant de circuler sur le territoire français pour 36 mois. Le tribunal constate que cet arrêté a été annulé par un jugement définitif du 14 septembre 2023 du Tribunal administratif de Paris, pour erreur d’appréciation. En conséquence, la requête est devenue sans objet et il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation. Les conclusions accessoires sont rejetées.