Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505981(TA95-2505981)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B, ressortissante algérienne, afin qu'elle puisse déposer sa demande de certificat de résidence sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par l'impossibilité pour la requérante, dont le titre de séjour étudiant a expiré en 2021, d'obtenir un rendez-vous depuis plus de trois ans malgré ses démarches, la plaçant en situation irrégulière et exposée à une mesure d'éloignement. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative, l'instruction de sa demande étant toujours en cours.
N° TA95-2502641(TA95-2502641)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable dix ans, et Mme A s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice. La décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2509432(TA95-2509432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, le requérant bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 29 juin 2025. Par conséquent, la demande d'injonction et les conclusions accessoires ont également été rejetées.
N° TA95-2509285(TA95-2509285)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A, bénéficiaire d’une protection internationale. Constatant que le préfet des Hauts-de-Seine n’avait pas exécuté complètement une précédente ordonnance du 18 mars 2025 en ne permettant pas l’enregistrement de sa demande de carte de résident, le juge a modifié cette ordonnance. Il a enjoint au préfet d’enregistrer sans délai la demande de carte de résident et de délivrer à l’intéressée, sous sept jours et sous astreinte, tout document l’autorisant à travailler. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-15-3.
N° TA95-2508934(TA95-2508934)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant soudanais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l’OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. Il a ensuite rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, la décision implicite n’étant pas illégale de ce seul fait, et a examiné le bien-fondé de la décision au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la légalité de la cessation des conditions matérielles d’accueil.
N° TA95-2500450(TA95-2500450)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne une demande indemnitaire de M. A contre l'État pour carence de relogement, suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2303263(TA95-2303263)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, agent contractuel de l’AP-HP, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 11 janvier 2023 prolongeant sa suspension de fonctions. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 17 juin 2025, la 9ème chambre a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative.
N° TA95-2507913(TA95-2507913)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A D dirigées contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté du 10 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment tirés de l'incompétence de l'auteur, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508461(TA95-2508461)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 13 mai 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait renouvelé l'assignation à résidence de M. E, ressortissant nigérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette mesure méconnaissait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, dès lors que le requérant vit avec sa compagne et leurs deux enfants mineurs, dont l'un est en cours de procédure d'asile, et que le préfet n'a pas démontré de perspective raisonnable d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2208301(TA95-2208301)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, boulanger-pâtissier, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens de procédure (respect du contradictoire et information de l'avocat) et de fond (annulation d'une précédente décision et bonne foi). Il a jugé que la majoration du taux de la contribution spéciale était justifiée et que la bonne foi invoquée ne permettait pas d'en minorer le montant. La décision s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409715(TA95-2409715)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 juillet 2024 ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté avait été précédé d'un examen particulier de sa situation et que les dispositions des articles L. 426-11, R. 426-4 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) étaient inopérantes en l'espèce. Il a également jugé que la décision de remise était légale, la requérante étant entrée en France depuis moins de trois mois mais ne justifiant pas d'un droit au séjour autonome. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la mesure de remise fondée sur les dispositions du CESEDA relatives aux obligations des étrangers titulaires d'un titre de séjour délivré par un autre État membre.
N° TA95-2417658(TA95-2417658)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et son interdiction de circulation sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision de remise était fondée sur les dispositions de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la requérante ne démontrait pas remplir les conditions de l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen pour justifier une libre circulation. Enfin, l'interdiction de circulation a été confirmée, la présence de l'intéressée étant considérée comme constitutive d'un risque pour l'ordre public.
N° TA95-2508845(TA95-2508845)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant malgache, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que l'assignation était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, demeurant une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2502475(TA95-2502475)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante brésilienne, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un simple récépissé ne privait pas d'objet la demande d'annulation du refus. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus, jugeant qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions des articles L. 423-23 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2309883(TA95-2309883)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas née, faute pour le requérant d'avoir déposé sa demande auprès de la sous-préfecture territorialement compétente (Argenteuil). Il a rappelé que la préfecture de Cergy-Pontoise, bien qu'initialement saisie, n'était pas tenue de transmettre la demande en l'absence de preuve de son dépôt régulier. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2510355(TA95-2510355)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à Mme B C, ressortissante congolaise, la délivrance d'un titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, s'agissant d'une première demande de titre et non d'un refus de renouvellement. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2418248(TA95-2418248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé de renouveler la carte de résident de M. A et lui avait retiré ce titre. Le tribunal a relevé d'office que l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permet pas à l'autorité administrative de refuser le renouvellement ou de retirer une carte de résident au motif que la présence de l'intéressé constituerait une menace pour l'ordre public. En conséquence, la décision attaquée a été jugée entachée d'une méconnaissance du champ d'application de la loi.
N° TA95-2305566(TA95-2305566)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de Mme A, qui sollicitait 8 977,5 euros en réparation du préjudice financier résultant de l’annulation d’un refus de permis de construire par la commune de Meudon. Si l’illégalité du refus constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, le tribunal a estimé que le lien de causalité direct entre cette faute et les frais de location invoqués n’était pas établi. En outre, la requérante n’a pas démontré subir un préjudice personnel, les loyers ayant été acquittés par son compagnon. Mme A a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2309868(TA95-2309868)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme H demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Fosses le 19 janvier 2023 à M. et Mme C pour l'extension et la surélévation d'une maison. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance du dossier de demande. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'insuffisance alléguée du dossier n'était pas de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet, en application des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2407670(TA95-2407670)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par le préfet des Hauts-de-Seine d’un déféré en excès de pouvoir, annule les délibérations du conseil municipal du Plessis-Robinson accordant la protection fonctionnelle aux élus municipaux pour leurs fonctions de président ou vice-président d’établissements publics locaux, de sociétés publiques locales et de sociétés d’économie mixte. Le tribunal juge que la commune ne peut légalement étendre cette protection à des actes accomplis dans le cadre d’autres personnes morales, notamment de droit privé. La solution est fondée sur l’article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales et le principe selon lequel la protection fonctionnelle incombe à la collectivité où les fonctions sont exercées.