Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509101(TA95-2509101)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. B par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal d'un recours au fond plus de sept mois après la naissance de la décision implicite et d'une demande en référé plus de neuf mois après, sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, tirés notamment de la violation des articles L. 423-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2311494(TA95-2311494)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 1 978,57 euros réclamé par la CAF des Hauts-de-Seine. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 4 mai 2021, qui n'était pas une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et du vice de procédure. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'APL et du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA95-2411091(TA95-2411091)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 7 mars 2018, pour n'avoir reçu aucune proposition de logement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le maintien de M. B dans un studio de 14 m² d'un foyer ADOMA depuis le 7 septembre 2018 lui a causé des troubles dans ses conditions d'existence. Compte tenu d'une précédente indemnisation de 1 000 euros, le tribunal a accordé une somme supplémentaire de 2 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 mai 2024.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510088(TA95-2510088)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, malgré ses allégations relatives à sa situation familiale et professionnelle. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2500376(TA95-2500376)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A pour incompétence de la juridiction administrative. La requérante contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées des Hauts-de-Seine de lui attribuer une carte mobilité inclusion et de l'orienter vers un établissement médico-social. Le tribunal a jugé que ces litiges relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Nanterre, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2403640(TA95-2403640)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait une situation de handicap incompatible avec son logement en étage. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que le changement d'adresse déclaré par Mme B ne rendait pas le recours sans objet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 300-1 et L. 441-2-3.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2414610(TA95-2414610)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 200 euros par mois pour préjudice lié à l'inaction de son relogement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, M. B n'a pas produit l'acte attaqué ni complété son recours. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 412-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508393(TA95-2508393)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 suspendant son permis de conduire pour cinq mois suite à un excès de vitesse de 54 km/h au-dessus de la limite autorisée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas apporté de justifications suffisantes démontrant que la suspension préjudiciait de manière grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence caractérisée.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2406354(TA95-2406354)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D et M. C contestant leur taxe foncière 2023 pour un bien à Asnières-sur-Seine. Les requérants n'ont pas produit la copie de leur réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, malgré deux demandes de régularisation du tribunal. Cette absence de pièce justificative, requise par l'article R. 412-1 du code de justice administrative, rend leur requête manifestement irrecevable. L'ordonnance applique le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter le recours sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509406(TA95-2509406)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de séjour "salarié" de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée satisfaite, le requérant se trouvant en situation de précarité administrative et professionnelle. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles 1 et 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant fourni aucun motif de rejet. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans l'attente.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2502524(TA95-2502524)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement partiel de M. B..., qui a obtenu un certificat de résidence algérien valable dix ans après avoir contesté un refus de titre de séjour. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à lui verser 1 000 euros.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2509424(TA95-2509424)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, car l'absence de ce document expose le requérant à un risque de séjour irrégulier et de perte de ses droits sociaux et professionnels, son précédent titre étant expiré. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. Le préfet dispose d'un délai de 15 jours pour exécuter cette injonction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406480(TA95-2406480)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E et Mme G, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Vaucresson à la SAS Jouy pour un projet immobilier de 86 logements et commerces. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, leur recours étant donc irrecevable en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Les autres moyens soulevés, portant notamment sur la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme, n'ont pas été examinés au fond. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée, et ils ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la SAS Jouy.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406421(TA95-2406421)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 13 724,23 euros. La requérante invoquait la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal a jugé que, faute de disposition spécifique, la créance est soumise à la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du code civil. Il a considéré que la notification du trop-perçu par un courrier du 4 novembre 2021 avait interrompu cette prescription, rendant l'action non prescrite pour les versements effectués à compter du 20 septembre 2018.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508459(TA95-2508459)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait son assignation à résidence et une mise en demeure de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la mise en demeure, considérant qu'il ne s'agissait pas d'une décision faisant grief. Sur l'assignation à résidence, il a estimé que la motivation était suffisante et que les moyens soulevés (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-13 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508457(TA95-2508457)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A D contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté du 10 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. D, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2508452(TA95-2508452)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. J F et Mme I G, qui contestaient des arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant leur transfert aux autorités allemandes pour l'examen de leur demande d'asile. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et n° 603/2013 (Eurodac), de la Convention européenne des droits de l'homme, et de la Constitution. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de transfert.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2408961(TA95-2408961)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C A pour contester une décision de la CAF du Val-d'Oise relative à un indu de prime d'activité. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508366(TA95-2508366)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 octobre 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise avait retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'intérêt public lié à la sécurité des enfants et de la saisine tardive de la requérante, malgré la perte de revenus invoquée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508511(TA95-2508511)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a reconnu l'urgence de la situation, mais a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet. Cette décision administrative fait obstacle à la mesure sollicitée, conformément aux dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

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