Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509148(TA95-2509148)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) présentée par M. B, ressortissant marocain. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, invoquant son état de santé fragile. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir avoir effectué plusieurs tentatives de rendez-vous espacées dans le temps via la plateforme dédiée. La solution retenue rappelle que, pour les premières demandes de titre de séjour, l'urgence doit être justifiée par des circonstances particulières, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
N° TA95-2510013(TA95-2510013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Parmain pour une maison individuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de permis de construire en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'était pas suffisamment établie par l'association requérante, qui s'est bornée à invoquer l'existence de travaux en cours sans justifier d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2509537(TA95-2509537)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a justifié de la remise du récépissé sollicité à l'intéressé. Par conséquent, le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2314076(TA95-2314076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le rejet de leur réclamation relative à leur impôt sur le revenu 2020. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de rejet de l'administration fiscale, car cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Les conclusions de plein contentieux, tendant à une décharge ou réduction d'impôt, ont également été rejetées car non chiffrées et fondées sur des moyens inopérants. La décision s'appuie sur les articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2314423(TA95-2314423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant l’admission au séjour de M. B, ressortissant ukrainien. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour le préfet d’avoir communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2417656(TA95-2417656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son fils ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, condition nécessaire pour l'octroi du titre de séjour sollicité. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés. La décision a été rendue en application des articles L. 425-9 et L. 425-10 du CESEDA.
N° TA95-2316279(TA95-2316279)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B dirigée contre un permis de construire valant permis de démolir délivré le 19 avril 2022 à la société Qilin Invest, ainsi que contre l'arrêté de transfert de ce permis du 27 septembre 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre l'arrêté de transfert, faute d'intérêt à agir des requérants, cet acte n'autorisant pas par lui-même des travaux. Sur le fond, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UD 7.1.1 et UD 7.1.2 du plan local d'urbanisme de Puteaux et l'absence d'arrêté interruptif de travaux, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA95-2201491(TA95-2201491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, propriétaire d’un logement à Meudon, qui contestait l’arrêté préfectoral du 6 juillet 2021 déclarant son bien insalubre de façon remédiable et l’interdisant temporairement à l’habitation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et pris dans le respect de la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2414813(TA95-2414813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C épouse B, ressortissante turque, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante vit maritalement en France avec son époux, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, et leur enfant y est né en 2021, constituant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2412108(TA95-2412108)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision préfectorale était fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant considéré à tort qu'aucune demande d'autorisation de travail n'avait été déposée pour M. A, alors que celle-ci avait bien été enregistrée le 28 février 2024. En conséquence, le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination étaient illégaux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412566(TA95-2412566)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a statué sur les requêtes de la société Sushi Shop Restauration, qui demandait la restitution d’un excédent de TVA collecté au taux de 10 % sur des ventes à emporter (desserts, edamames, sushis) pour les années 2020 à 2022, estimant que le taux réduit de 5,5 % était applicable. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les montants déjà dégrevés par l’administration en cours d’instance et a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux taux de TVA, la doctrine BOI-TVA-LIQ-30-10-10, et écarte l’opposabilité des rescrits obtenus en 2022 pour les périodes antérieures, ainsi que l’invocation du premier protocole additionnel à la CEDH.
N° TA95-2412580(TA95-2412580)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit d'être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit quant à son éligibilité à un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'article 3 de la Convention et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2412567(TA95-2412567)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la société Sushi Shop Restauration, qui demandait la restitution d’un excédent de TVA collectée au taux de 10 % sur des ventes à emporter de sushis, makis, desserts et edamames pour les années 2020 à 2022, estimant que le taux réduit de 5,5 % était applicable. Le tribunal a jugé que la doctrine administrative invoquée (BOI-TVA-LIQ-30-10-10) n’était pas opposable pour les périodes antérieures à 2022 et que les rescrits obtenus en mars et décembre 2022 ne pouvaient avoir d’effet rétroactif. Pour l’année 2022, il a considéré que ces rescrits ne créaient pas d’espérance légitime au sens de l’article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH, faute de position formelle de l’administration applicable avant leur date. En conséquence, les conclusions des requêtes ont été rejetées, y compris celles relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.
N° TA95-2510061(TA95-2510061)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 mai 2025 refusant la délivrance d’un permis de conduire à Mme B. La requérante invoquait l’urgence en raison de ses besoins quotidiens et d’un risque de perte d’emploi, mais n’a pas fourni de justificatifs suffisants pour établir cette urgence. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, permettant le rejet de la requête sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2204400(TA95-2204400)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de la justice de lui communiquer les décisions de fouille à nu prises à son encontre à la maison d’arrêt d’Osny-Pontoise. Le tribunal a constaté que les documents demandés avaient été transmis au conseil du requérant le 30 juillet 2024, rendant le litige sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête. L’État a été condamné à verser 1 000 euros aux avocats de M. B au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2417481(TA95-2417481)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2508027(TA95-2508027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ghanéen, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2019, avait contribué à sa propre situation de précarité en se maintenant irrégulièrement sur le territoire pendant près de trois ans avant de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en mars 2023. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415630(TA95-2415630)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était fondée sur le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet d'éloigner un citoyen européen dont le comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, après avoir examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2306962(TA95-2306962)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A qui demandait la restitution du prélèvement à la source opéré sur ses salaires de mars et avril 2023. Le requérant contestait l'application d'un taux proportionnel au lieu de son taux personnalisé de 16%. Le tribunal a jugé que l'employeur avait appliqué le taux proportionnel à bon droit, conformément aux articles 204 H et 1671 du code général des impôts, car il ne disposait pas encore du taux personnalisé. Il a également précisé que, même si l'administration avait transmis le taux plus tôt, l'employeur disposait d'un délai de deux mois pour l'appliquer. Enfin, la restitution éventuelle des sommes ne pourrait intervenir qu'après le calcul de l'impôt sur le revenu de l'année 2023.
N° TA95-2304739(TA95-2304739)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que si une décision implicite de rejet était née sur la demande de titre de séjour, celle-ci avait été annulée par un jugement du 24 septembre 2024. Par conséquent, le préfet ne pouvait se prévaloir de cette décision annulée pour justifier le refus de délivrance du récépissé, et la décision attaquée a été annulée. La solution s’appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent la délivrance d’un récépissé en cas de demande complète.