Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2416391(TA95-2416391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise ordonnait la remise aux autorités italiennes de M. A, ressortissant indien, et prononçait une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen, car M. A, titulaire d'une carte de résident italienne valide, justifiait d'une entrée régulière en France depuis moins de trois mois. En conséquence, l'arrêté est annulé et il est enjoint au préfet de restituer la carte de résident italienne à l'intéressé.
N° TA95-2416365(TA95-2416365)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré le certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien, et lui avait délivré une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur une menace pour l'ordre public, car les faits d'agression sexuelle invoqués n'avaient fait l'objet d'aucune poursuite pénale et que le casier judiciaire de l'intéressé était vierge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2510013(TA95-2510013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Parmain pour une maison individuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de permis de construire en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'était pas suffisamment établie par l'association requérante, qui s'est bornée à invoquer l'existence de travaux en cours sans justifier d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2412233(TA95-2412233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 juin 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait retiré sa carte de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les faits de violences conjugales invoqués, n'ayant donné lieu à aucune condamnation pénale, ne suffisaient pas à caractériser une menace grave pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2409973(TA95-2409973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les décisions des 17 et 27 juin 2024 par lesquelles le sous-préfet de Boulogne-Billancourt a refusé d'enregistrer les demandes de titre de séjour de Mme B, ressortissante péruvienne. Le tribunal retient une erreur de fait sur la compétence territoriale du sous-préfet et un vice d'incompétence, les décisions ne comportant pas l'identité de leur auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2400340(TA95-2400340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui dispensait le préfet de saisir la commission du titre de séjour. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2314423(TA95-2314423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant l’admission au séjour de M. B, ressortissant ukrainien. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour le préfet d’avoir communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2305285(TA95-2305285)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Sushi Shop Group, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de prélèvements sociaux pour 2018 et 2019. La société contestait le refus de déductibilité d'intérêts versés à sa société mère et la requalification d'un abandon de créance en acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que la société, ayant accepté les rectifications, supportait la charge de prouver leur caractère exagéré, ce qu'elle n'a pas fait. La décision s'appuie sur les articles 212 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2409759(TA95-2409759)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé l'admission au séjour de Mme C, ressortissante marocaine âgée de 75 ans. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante. Il relève que Mme C, veuve et sans attaches familiales au Maroc, justifie de liens personnels et familiaux importants en France, où elle réside depuis plus de six ans chez sa fille de nationalité française. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral pour excès de pouvoir.
N° TA95-2509846(TA95-2509846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint à l’ANEF de résoudre un dysfonctionnement technique l’empêchant d’accéder à son compte pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour la requérante de justifier de démarches auprès de la préfecture et de circonstances particulières. La décision rejette également les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2217082(TA95-2217082)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme B visant à obtenir l’exécution complète du jugement du 31 mai 2021, qui condamnait la commune de Clichy-la-Garenne à l’indemniser pour des fautes dans la gestion de sa carrière. La commune a versé 17 530,55 euros, incluant 3 355,44 euros pour le préjudice financier, mais Mme B contestait le calcul de cette somme, estimant qu’elle devait encore percevoir 6 865,44 euros. Le tribunal a constaté que la commune avait fourni des explications détaillées sur les modalités de calcul et que les éléments versés démontraient une exécution complète du jugement. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de Mme B, rejetant sa demande, et a mis à sa charge les frais de justice. Cette décision s’appuie sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2509956(TA95-2509956)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A, qui contestait les refus d’habilitation « Secret France » et « Très secret France » opposés par le directeur général de l’armement et le ministre de l’intérieur. Le juge a estimé que la condition d’urgence, prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, faute pour le requérant d’établir la réalité des conséquences alléguées sur son contrat de travail. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2114416(TA95-2114416)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Eco Flora, qui demandait l’annulation d’un arrêté du 10 juin 2021 du maire de Groslay fixant les participations dues par Mme A suite à l’obtention d’un permis de construire tacite pour une maison individuelle. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre cet arrêté, faute d’intérêt à agir de la société requérante, ainsi que l’incompétence du juge administratif pour ordonner la démolition de la construction. La solution est fondée sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA95-2114415(TA95-2114415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme H, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré le 31 mai 2021 par le maire de Rueil-Malmaison. Ce permis visait à régulariser un précédent permis de construire une maison individuelle, partiellement annulé par un jugement du 19 février 2021. Les requérants soutenaient que le projet méconnaissait les articles UEd 7.1.1 et UEd 7.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UEd 7.1.1 était infondé, la fenêtre litigieuse n'étant pas une baie principale au sens du glossaire du PLU, et a écarté l'autre moyen.
N° TA95-2509981(TA95-2509981)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ou d’un récépissé de titre de séjour pour voyager au Sierra Leone. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le voyage prévu ne justifiant pas une nécessité de bénéficier à bref délai de la mesure sollicitée. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris la demande d’aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2510443(TA95-2510443)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir se rendre à Madagascar pour un motif familial urgent. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour que le juge des référés statue dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2510696(TA95-2510696)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’invalidation du permis de conduire de M. B, prise par le ministre de l’intérieur. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, compte tenu des infractions graves et répétées commises par l’intéressé et de l’absence de preuve d’une atteinte substantielle à son activité professionnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2510730(TA95-2510730)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que l’intéressé résidait à Chelles (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au Tribunal administratif de Melun, seul compétent.
N° TA95-2417656(TA95-2417656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son fils ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, condition nécessaire pour l'octroi du titre de séjour sollicité. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés. La décision a été rendue en application des articles L. 425-9 et L. 425-10 du CESEDA.
N° TA95-2203250(TA95-2203250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, policier municipal, qui contestait le retrait de son agrément par le procureur de la République de Nanterre le 27 décembre 2021. Cette décision faisait suite à sa condamnation pénale pour violences sur conjoint, jugée incompatible avec l'honorabilité requise par l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration et la loi du 22 avril 1905 avait été respectée. Il a également jugé que le procureur avait correctement exercé son pouvoir d’appréciation et que le retrait n’était pas entaché d’erreur manifeste.