Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502655(TA95-2502655)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision d’exclusion temporaire de trois jours prise par le directeur interrégional de Paris-Aéroports à l’encontre d’une agente des douanes, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’agente est affectée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé dans le ressort du tribunal administratif de Montreuil. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2508846(TA95-2508846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A, ressortissant ivoirien, à un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La solution retenue repose sur l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'intéressé avait vainement tenté d'obtenir un rendez-vous pendant plus de quinze mois, ce qui portait atteinte à sa situation personnelle et professionnelle. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA95-2511088(TA95-2511088)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la réouverture immédiate de son établissement "Green Kali", fermé par arrêté municipal du 3 octobre 2024 en raison de neuf anomalies de sécurité, ainsi que l'instruction de son dossier d'autorisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'avait pas démontré avoir remédié aux anomalies, et qu'un intérêt public majeur lié à la sécurité du public s'opposait à la mesure sollicitée.
N° TA95-2207665(TA95-2207665)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la société Plastron Ltd, qui contestait des rappels de TVA, de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et d'impôt sur les sociétés pour les périodes 2011 à 2015. La société soutenait notamment l'absence d'établissement stable en France et l'irrégularité de la procédure de contrôle. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable faute de réclamation préalable valable, les courriers adressés à l'administration par un dirigeant à titre personnel ne constituant pas une contestation formelle des impositions. En conséquence, les demandes de décharge et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2509711(TA95-2509711)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’une situation particulière nécessitant un examen prioritaire de sa demande, notamment en l’absence de preuves médicales ou financières suffisantes. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2503800(TA95-2503800)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable visant à obtenir un hébergement d'urgence, après que le préfet a produit une décision explicite de rejet du 15 janvier 2025. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens inopérants, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, sur la base des dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable.
N° TA95-2508373(TA95-2508373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une amende de 138 500 euros infligée à la SAS T.H 3nergie par la direction départementale de la protection des populations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'ayant pas apporté d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation financière, malgré ses allégations sur le poids de l'amende et l'atteinte à sa réputation. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la consommation.
N° TA95-2508619(TA95-2508619)
Recours contre le refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d’une demande de logement social. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise constate que la commission de médiation des Hauts-de-Seine a, par une décision du 2 avril 2025, reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de Mme D. En conséquence, la requête est devenue sans objet et il n’y a plus lieu de statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503929(TA95-2503929)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant sa demande d’hébergement prioritaire et urgent. Le tribunal a constaté que la commission avait pris une décision explicite de rejet le 12 février 2025, qui s’est substituée à la décision implicite. Il a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour M. A d’avoir contesté cette nouvelle décision dans le délai de recours contentieux. Les textes appliqués sont les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2418917(TA95-2418917)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de logement social prioritaire. En cours d’instance, le préfet a justifié du relogement effectif de l’intéressé dans un logement social adapté. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, en application du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2505577(TA95-2505577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant la fin de son droit au RSA et demandant une remise de dette. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, à la date de l'ordonnance, aucun recours préalable obligatoire n'avait été effectué auprès du département des Hauts-de-Seine, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles. Bien que Mme B ait formé ce recours en cours d'instance, le délai de deux mois nécessaire à la naissance d'une décision implicite de rejet n'était pas écoulé, rendant ses conclusions non dirigées contre une décision existante. La solution retenue est le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2510134(TA95-2510134)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu’il soit enjoint à l’administration de lui délivrer un titre de séjour ou un rendez-vous. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, dès lors que l’intéressée était en situation régulière jusqu’au 17 juillet 2025 et ne justifiait pas de démarches infructueuses répétées pour obtenir un rendez-vous. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions.
N° TA95-2510912(TA95-2510912)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document prolongeant son titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (aller et venir, professionnelle, vie privée) et une situation d'urgence liée à la suspension de son contrat de travail et à une détresse psychologique. La juge des référés a estimé que les circonstances alléguées ne caractérisaient pas une urgence nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition essentielle pour l'application de l'article L. 521-2. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2510927(TA95-2510927)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C. Ce dernier demandait au juge des référés de constater une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale normale, en raison de l'absence de décision de la préfecture des Hauts-de-Seine sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour que des mesures soient ordonnées dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2511042(TA95-2511042)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler et à voyager. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir des mesures dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, malgré l'expiration de son titre et la suspension de son contrat de travail, dès lors qu'elle continuait à percevoir sa rémunération et ne démontrait pas une vulnérabilité particulière. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2408992(TA95-2408992)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé le regroupement familial de M. C avec son épouse et son enfant. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas se fonder sur l'absence de production de certains bulletins de salaire, dès lors que les ressources de M. C sur la période de référence étaient suffisantes et stables au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale pour erreur d'appréciation.
N° TA95-2408740(TA95-2408740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. B, ressortissant marocain, la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a retenu un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2406852(TA95-2406852)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte et a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'insuffisance des ressources du demandeur au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la décision préfectorale en considérant que les conditions de ressources n'étaient pas remplies à la date de la demande.
N° TA95-2302596(TA95-2302596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires du 164Q/166 rue d'Aguesseau à Boulogne-Billancourt, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 2 septembre 2022 par le maire de Boulogne-Billancourt. Ce permis autorisait la surélévation d'un bâtiment pour créer un duplex et un toit-terrasse. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, le syndicat ne justifiant pas d'une autorisation de son assemblée générale pour agir en justice, et a également estimé que le syndicat ne démontrait pas d'intérêt à agir. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de la notice architecturale et la méconnaissance de l'article UAa11.1.1 du PLU, ont été écartés.
N° TA95-2301331(TA95-2301331)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme C, qui contestait le refus du maire de Vanves de retirer des décisions de non-opposition à déclaration préalable (2014, 2015, 2016, 2021) et le refus implicite de constater des infractions urbanistiques. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, notamment la fraude alléguée pour défaut d'habilitation du syndic et les non-conformités des travaux, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, sans annulation des actes attaqués.