Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505762(TA95-2505762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne suspendant son permis de conduire pour 10 mois. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une atteinte disproportionnée à ses libertés. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté les autres moyens, estimant que la gravité des faits (conduite sous stupéfiants et excès de vitesse) justifiait la mesure, sans qu'il y ait d'erreur manifeste d'appréciation ou d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415235(TA95-2415235)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, plusieurs retraits de points et le refus de réattribution de points suite à un stage de sensibilisation. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement dont le tribunal lui a donné acte. Ses conclusions accessoires, tendant à la condamnation de l'Etat aux dépens et au remboursement des frais de procédure, ont été rejetées, faute de dépens justifiés et pour des raisons d'équité. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501776(TA95-2501776)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’allocation aux adultes handicapés, se déclare incompétent. Il constate que ce litige relève de la compétence de l’autorité judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, il rejette la requête et transmet le dossier au tribunal judiciaire de Nanterre, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506276(TA95-2506276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, exempt d'erreur de fait ou de droit, et que la procédure avait respecté les droits garantis par les articles 4, 5 et 13 du règlement précité. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Italie justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement ou la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2510066(TA95-2510066)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant se bornant à invoquer des difficultés sans les démontrer ni justifier de circonstances particulières. En conséquence, la demande a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des autres conditions.
N° TA95-2509714(TA95-2509714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction, son titre de séjour étant expiré. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le délai d'instruction de sa demande de renouvellement, inférieur à trois mois, n'étant pas anormalement long. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2508584(TA95-2508584)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de particulière vulnérabilité du requérant, privé de son contrat de soutien et de l'allocation adulte handicapé. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2501548(TA95-2501548)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de prestation de compensation du handicap, a constaté son incompétence. En application des articles L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Par ordonnance du 11 juin 2025, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA95-2508306(TA95-2508306)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à Mme B, ressortissante malienne reconnue réfugiée, la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, la requérante se trouvant en situation irrégulière et privée de ressources et de droits sociaux, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai déterminé.
N° TA95-2508268(TA95-2508268)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 avril 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour "salarié" de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé avait déjà reçu une attestation de régularité de séjour et une convocation en préfecture, ce qui excluait une situation d'urgence justifiant la suspension. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2508880(TA95-2508880)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante marocaine, qui sollicitait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer des circonstances particulières justifiant une intervention rapide. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2508582(TA95-2508582)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction de la requête, M. B a obtenu l'attestation souhaitée et s'est désisté purement et simplement de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s'opposait à cette issue. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA95-2504574(TA95-2504574)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme A B, ressortissante algérienne, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 février 2025 lui retirant son certificat de résidence, lui faisant obligation de quitter le territoire français, et lui interdisant le retour pour cinq ans, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 25 avril 2025. La requérante contestait la légalité de ces décisions en invoquant notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504963(TA95-2504963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Val-d'Oise sur sa demande de renouvellement de titre de séjour en tant que mère d'enfant français. La juge des référés a constaté l'urgence, compte tenu de la précarité de la situation de la requérante et de son enfant, privés de ressources et de droits sociaux. Elle a également relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA95-2508245(TA95-2508245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D E, ressortissante péruvienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement précité. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités portugaises pour la reprise en charge de l'intéressée.
N° TA95-2507956(TA95-2507956)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mai 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. A, ressortissant polonais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que le comportement reproché (violences isolées sans condamnation) ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence stable en France depuis 2002, de son emploi de longue durée et de la présence de son épouse et de ses trois enfants scolarisés.
N° TA95-2507523(TA95-2507523)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi que contre une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), cette disposition ne visant pas l'infraction commise par le requérant. En conséquence, le refus de titre de séjour a été annulé, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA95-2508890(TA95-2508890)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) de Garges-lès-Gonesse, en raison de son maintien sans titre après la fin de ses droits à l'hébergement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au préfet de saisir le juge des référés en cas de maintien irrégulier dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile.
N° TA95-2508889(TA95-2508889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Val-d'Oise pour ordonner l'expulsion de M. B A d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a fait droit à la demande, en application des articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que M. A se maintenait sans titre dans les lieux après l'expiration de son droit au maintien. La solution retenue est l'expulsion immédiate de l'occupant sans titre, avec autorisation de recourir à la force publique et d'évacuer ses biens à ses frais.
N° TA95-2502610(TA95-2502610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. A C, ressortissant tunisien, contestant un refus de renouvellement de titre de séjour et un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que la décision de refus de séjour était légale et que l'obligation de quitter le territoire, l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiées. En conséquence, le tribunal a également rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence du 21 mars 2025, faute d'illégalité de l'acte fondateur.