Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508553(TA95-2508553)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension présentée par la commune de Saint-Cloud, a rejeté la requête. La commune contestait un arrêté préfectoral fixant le montant d’un prélèvement financier pour carence en logements sociaux, prévu par les articles L. 302-7 et L. 302-9-1 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la commune n’établissant pas un préjudice financier suffisamment grave et immédiat, l’impact représentant seulement 0,2 % de ses dépenses réelles de fonctionnement. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de légalité soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2507062(TA95-2507062)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'absence de réponse de la préfecture malgré ses tentatives répétées sur le site "démarches simplifiées". Le tribunal a accordé un délai de quatre semaines à l'administration pour organiser ce rendez-vous, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405816(TA95-2405816)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, agent de la commune de Puteaux, qui contestait le refus de la commune d’indemniser ses préjudices liés à une maladie professionnelle et à un harcèlement moral. Le juge a d’abord constaté que la décision du 20 février 2024 ne retirait pas la reconnaissance de maladie professionnelle de 2017, rendant les conclusions en annulation irrecevables. Sur le fond, le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, et a donc écarté la responsabilité pour faute de la commune. En l’absence de faute établie, la demande d’indemnisation a été rejetée dans son intégralité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509423(TA95-2509423)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour, en invoquant l'urgence liée à la suspension de sa formation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404654(TA95-2404654)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) annule l'arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D, ressortissante sénégalaise, et l'avait obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de l'ancienneté de sa présence en France (depuis 2010), de sa vie familiale avec son compagnon en situation régulière et leurs quatre enfants nés et scolarisés en France, ainsi que de son insertion professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté contesté dans son ensemble, y compris l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2508629(TA95-2508629)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de clôture de la demande de titre de séjour de Mme A, bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juge des référés a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508266(TA95-2508266)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation de droit de séjour ou un récépissé, en raison de l'urgence liée à sa situation professionnelle et personnelle. Le juge a estimé que la demande faisait obstacle à une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née le 25 avril 2025 en application des articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée ne pouvait être ordonnée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509417(TA95-2509417)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle présentée par M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant une nécessité de mesure provisoire immédiate, malgré ses allégations de perte d’emploi et de précarité. L’ordonnance rappelle que l’urgence n’est pas présumée en cas de demande de changement de fondement de titre de séjour et que le statut de protégé subsidiaire protège l’intéressé de toute mesure d’éloignement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2403831(TA95-2403831)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité les motifs de la décision implicite. Il a également jugé que l'obligation d'un entretien d'évaluation de la vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne s'impose pas lors d'une simple demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407054(TA95-2407054)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante ivoirienne. La requérante justifiait d’une présence continue en France depuis 2001, de liens familiaux avec ses enfants de nationalité française et d’une insertion professionnelle, établissant le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Le tribunal retient une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’atteinte à sa vie privée et familiale étant disproportionnée. Il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314115(TA95-2314115)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B C, agent territorial, contestant le refus de la CNRACL de lui octroyer une rente d'invalidité. En cours d'instance, la CNRACL a fait droit à sa demande en lui accordant une rente à 25%, rendant les conclusions en annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes d'injonction. Il a condamné la CNRACL à verser 750 euros à M. C au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2416541(TA95-2416541)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. E, ressortissant algérien. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 20 octobre 2023, qui avait déjà annulé le retrait de son certificat de résidence de dix ans, en l'absence de toute circonstance nouvelle. En conséquence, il enjoint au préfet de restituer ce certificat de résidence dans un délai de trois mois, sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance. La décision se fonde sur les articles L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509954(TA95-2509954)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B concernant la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire contre deux titres de perception (SATD) émis par la direction générale des finances publiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le prélèvement mensuel de 4 133,14 euros sur son allocation chômage laissait à sa disposition plus de 1 000 euros, sans que la quotité saisissable ne soit dépassée, et que cette situation résultait en partie de sa propre négligence, faute de contestation avec sursis de paiement conformément à l'article L. 277 du livre des procédures fiscales. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2508399(TA95-2508399)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 7 mai 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a retiré l'habilitation au système d'immatriculation des véhicules (SIV) de la société POL-PRO. La société invoquait l'urgence, son activité d'immatriculation représentant 42% de son chiffre d'affaires, et soulevait plusieurs moyens, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure, une erreur de fait et de droit, ainsi que le caractère disproportionné de la sanction. Le juge a reconnu l'urgence et a estimé que les moyens étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, conduisant à la suspension de son exécution. La décision s'appuie sur le code de la route, le code des relations entre le public et l'administration, et l'arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2301729(TA95-2301729)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. I, adjoint technique territorial, qui contestait le brevet de pension d'invalidité émis par la CNRACL et demandait l'attribution d'une rente viagère d'invalidité pour une maladie imputable au service. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, un titre de pension n'étant pas soumis à cette obligation. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen fondé sur l'erreur d'appréciation, considérant que le requérant n'établissait pas que son invalidité résultait d'une maladie contractée ou aggravée en service au sens de l'article 36 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418427(TA95-2418427)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen. Il a estimé que le préfet avait pu légalement fonder son refus sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'usage d'un faux document administratif par le requérant. Par conséquent, les moyens soulevés par M. B, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418313(TA95-2418313)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, en visant les textes applicables et en exposant les éléments de fait relatifs à la situation personnelle du requérant. En conséquence, toutes les conclusions de M. F, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314659(TA95-2314659)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 24 août 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. B, ressortissant chinois. Le préfet avait motivé son refus par la menace pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, en raison de condamnations pénales. Le tribunal juge que ce motif, prévu à l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut faire obstacle qu'à la délivrance initiale d'une carte de résident, et non à son renouvellement, lequel est de plein droit en application de l'article L. 433-2 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2312092(TA95-2312092)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 28 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant sri lankais réfugié, en faveur de son épouse. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en appréciant les ressources du demandeur sur une période inappropriée, en méconnaissance des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314734(TA95-2314734)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Statuant sur renvoi après l’annulation des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence, le tribunal a annulé la décision de refus de renouvellement au motif qu’elle méconnaissait l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit le renouvellement de plein droit de la carte de résident, sauf exceptions non applicables en l’espèce. Cette solution a été retenue sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.

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