Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2310729(TA95-2310729)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 21 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. Le juge a relevé une erreur de droit, le préfet ayant appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 434-2 à L. 434-9) au lieu des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régissent de manière complète la situation des ressortissants algériens. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour ce motif.
N° TA95-2314794(TA95-2314794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme A, née du silence du préfet du Val-d’Oise. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2507953(TA95-2507953)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence en France depuis 2022 auprès de sa mère et d'un demi-frère. Le tribunal a écarté ce moyen, relevant que M. B, majeur et célibataire, ne justifiait d'aucune insertion sociale ou professionnelle et avait été condamné pour des faits liés aux stupéfiants. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2307641(TA95-2307641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer la demande, motivé par un dossier incomplet (absence de photographies, fiche de renseignement, etc.), ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2307635(TA95-2307635)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant afghan, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet avait délivré à l’intéressé la carte de séjour pluriannuelle sollicitée. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2114456(TA95-2114456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. J et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 12 mai 2021 par lequel le maire de Bois-Colombes ne s'est pas opposé à la déclaration préalable pour l'aménagement d'une toiture terrasse. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, estimant que le troisième adjoint au maire bénéficiait d'une délégation de fonction exécutoire en matière d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur les autres moyens, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2405194(TA95-2405194)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que la demande de titre de séjour, présentée par simple lettre et non par comparution personnelle en préfecture, ne pouvait faire naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur l'avis n° 493514 du Conseil d'État du 10 octobre 2024 et les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2306350(TA95-2306350)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant mauritanien reconnu réfugié. La juridiction retient que le requérant bénéficie de plein droit d'une carte de résident de dix ans en application de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet n'a invoqué aucun motif légal de refus.
N° TA95-2504326(TA95-2504326)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes ou étaient insusceptibles de prospérer. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2403619(TA95-2403619)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande en décharge d’une cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2023. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant l’invitation qui lui a été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre donne acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2316440(TA95-2316440)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial de M. C avec son épouse et leurs trois enfants. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance de la superficie du logement actuel de M. C (33 m²), inférieure au seuil requis pour cinq personnes en zone tendue. Toutefois, le requérant a produit une attestation de mise à disposition d’un logement de 63 m², jugée suffisante pour établir qu’il disposerait d’un logement normal à l’arrivée de sa famille. La décision est donc entachée d’une erreur d’application des articles L. 434-7 et R. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2309736(TA95-2309736)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande en décharge et restitution d’une fraction de l’impôt sur le revenu de 2021, pour un montant de 180 417,43 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, sous peine de désistement d’office. M. B n’ayant pas répondu dans le délai imparti, il est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance du 6 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509577(TA95-2509577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante béninoise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 juin 2026, ce qui excluait toute précarité administrative immédiate. Il a également relevé que la requérante ne démontrait pas l'utilité de la mesure sollicitée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2313759(TA95-2313759)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la requête de M. A B, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 et 2017. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée par le tribunal sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Cette ordonnance, rendue le 6 juin 2025, applique les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2201168(TA95-2201168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A et M. E contestant l'opposition du maire de Saint-Gratien à leur déclaration préalable pour la régularisation de travaux sur une véranda. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir de M. E en tant que copropriétaire. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 25 novembre 2021, jugeant que le motif d'opposition tiré du caractère irrégulier de la construction existante était illégal, dès lors que la déclaration préalable visait précisément à régulariser cette construction. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux déclarations préalables.
N° TA95-2216555(TA95-2216555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour suivre une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait fait une exacte application des dispositions du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en se fondant sur des agissements répétés et graves de M. A (recel, faux, escroquerie, travail dissimulé, blessures involontaires), considérés comme contraires à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens. La décision n'est donc entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2112416(TA95-2112416)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B et M. G contestant l'arrêté du 2 août 2021 par lequel le maire de Saint-Gratien s'est opposé à leur déclaration préalable pour des travaux de transformation de toiture et l'installation d'un abri de jardin. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure dû à l'absence de procédure contradictoire préalable, et une erreur d'appréciation concernant les articles UG 7 et UG 13 du plan local d'urbanisme. La commune a demandé une substitution de motif sur l'article UG 7. Le tribunal a statué sur la légalité de la décision au regard du code de l'urbanisme, en examinant la nature de la décision (opposition expresse et non retrait d'une tacite), et a rejeté les moyens soulevés, confirmant ainsi la décision du maire.
N° TA95-2406762(TA95-2406762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus d’admission exceptionnelle au séjour opposée à Mme E, épouse F, ressortissante marocaine. Le juge estime que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de son séjour en France depuis 2016, de son intégration, et de ses attaches familiales avec son époux titulaire d’une carte de résident et leurs trois enfants nés en France. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2406782(TA95-2406782)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 13 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B, ressortissant nigérian. Le tribunal a requalifié ce refus d'enregistrement en un refus de titre de séjour, car il était fondé sur une appréciation du droit au séjour et non sur le caractère incomplet du dossier. Il a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de M. B en France, de son mariage avec une compatriote, de la scolarisation de ses deux enfants nés en France, et de sa maîtrise de la langue française.
N° TA95-2407250(TA95-2407250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 29 mars 2024 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 435-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que les conditions de notification étaient sans incidence sur la légalité de l'arrêté et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée.