Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2404097(TA95-2404097)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine lui refusant la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas fait une inexacte application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes, notamment au regard du salaire minimum de croissance, sur la période de référence de cinq ans.
N° TA95-2403831(TA95-2403831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité les motifs de la décision implicite. Il a également jugé que l'obligation d'un entretien d'évaluation de la vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne s'impose pas lors d'une simple demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2403251(TA95-2403251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale indisponible en Algérie, au sens de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2403248(TA95-2403248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été méconnue, le requérant ayant présenté sa demande sur le fondement de l'accord franco-algérien. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article 7b) de cet accord ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2402076(TA95-2402076)
décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. **DÉCIDE :** **Article 1er :** La décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de M. B tendant au renouvellement de son certificat de résidence algérien est annulée. **Article 2 :** Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour. **Article 3 :** L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Article 4 :** Le surplus des conclusions de la requête est rejeté. **Article 5 :** Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Hauts-de-Seine. Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient : M. Bertoncini, président, Mme Ré
N° TA95-2312092(TA95-2312092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 28 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant sri lankais réfugié, en faveur de son épouse. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en appréciant les ressources du demandeur sur une période inappropriée, en méconnaissance des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2301729(TA95-2301729)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. I, adjoint technique territorial, qui contestait le brevet de pension d'invalidité émis par la CNRACL et demandait l'attribution d'une rente viagère d'invalidité pour une maladie imputable au service. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, un titre de pension n'étant pas soumis à cette obligation. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen fondé sur l'erreur d'appréciation, considérant que le requérant n'établissait pas que son invalidité résultait d'une maladie contractée ou aggravée en service au sens de l'article 36 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.
N° TA95-2301560(TA95-2301560)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, agent territorial de la commune de Puteaux, qui contestait son admission à la retraite pour invalidité sans reconnaissance de l'imputabilité au service. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur d'appréciation sur l'origine de son invalidité. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, la commune n'ayant pas à se prononcer sur l'imputabilité au service en l'absence d'une demande en ce sens et d'un avis de la CNRACL sur ce point. La décision s'appuie sur les articles 30 et 31 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003.
N° TA95-2211216(TA95-2211216)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI SB1 d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite au refus illégal d'un permis de construire par la commune de Puteaux, annulé par un précédent jugement. La requérante réclamait notamment la perte de bénéfices escomptés, des frais d'avocat et divers autres préjudices. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la SCI SB1 avait commis une imprudence fautive en ne prévoyant pas de prorogation automatique de la condition suspensive dans la promesse de vente, ce qui exonérait la commune de sa responsabilité. Aucune des demandes indemnitaires n'a été jugée fondée, et les conclusions relatives à certains préjudices ont également été déclarées irrecevables pour tardiveté. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application spécifique de textes autres que ceux du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA95-2206803(TA95-2206803)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la société Holmes Product Limited, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 50 398 euros au titre de février 2019. La société invoquait la déduction de 14 113 euros au titre d’omissions antérieures (article 208 du CGI) et de 36 323 euros sur production de factures. Le tribunal estime que la société ne produit aucun élément nouveau prouvant le paiement effectif des factures ou l’absence de déduction antérieure, et qu’elle ne justifie pas des conditions matérielles du droit à déduction. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la requérante d’établir le bien-fondé de sa demande.
N° TA95-2509414(TA95-2509414)
Suspension d’un refus implicite de titre de séjour. Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juge des référés. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste : le requérant n’a pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
N° TA95-2508698(TA95-2508698)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le requérant invoquait l'urgence liée à la suspension de son contrat de travail et l'utilité de la mesure en l'absence de réexamen de sa situation après l'annulation d'un précédent refus de titre de séjour. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement des dispositions générales du code de justice administrative.
N° TA95-2313079(TA95-2313079)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressé, le 2 octobre 2024, une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" valable jusqu’au 4 juillet 2025. Constatant que cette délivrance rendait la requête sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond de l’affaire.
N° TA95-2508163(TA95-2508163)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A visant à liquider l’astreinte prononcée à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine. Cette demande faisait suite à une ordonnance du 7 mai 2025 enjoignant au préfet de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le tribunal a estimé que le préfet avait exécuté l’injonction dans un délai proche de celui imparti, en remettant l’autorisation le 14 mai 2025. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA95-2508924(TA95-2508924)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Nanterre du 3 octobre 2024 exerçant le droit de préemption sur un fonds de commerce. La SARL ARASPAD invoquait l'urgence et plusieurs moyens de légalité, mais le juge a constaté que la requête en annulation n'avait été introduite que le 11 mars 2025, soit plus de cinq mois après la décision contestée et après un recours gracieux rejeté implicitement. Ce délai a été jugé tardif, ne justifiant pas l'urgence requise pour une suspension. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen des moyens, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2509895(TA95-2509895)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé, en invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit d'exercer une activité professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans la situation d'urgence qu'elle invoquait en s'inscrivant à une formation payante alors que son titre de séjour arrivait à expiration. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
N° TA95-2507407(TA95-2507407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 16 avril 2025 ordonnant la fermeture du centre d’hébergement pour demandeurs d’asile exploité par l’association ESPERER 95 à Soisy-sous-Montmorency. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’association s’était placée elle-même dans cette situation en méconnaissant les règles d’urbanisme et de sécurité, ce qui prime sur l’intérêt public de protection des occupants. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.
N° TA95-2509835(TA95-2509835)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre une décision d'expulsion du territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Torcy, en Seine-et-Marne. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Melun.
N° TA95-2504326(TA95-2504326)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes ou étaient insusceptibles de prospérer. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2303044(TA95-2303044)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant libanais, qui contestait le classement sans suite de sa demande de titre de séjour en qualité d'ascendant à charge d'un Français par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que le requérant n'avait pas produit le visa de long séjour requis par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.