Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408619(TA95-2408619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal écarte l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant qu’une décision implicite de rejet est née le 11 septembre 2023, en application de l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il annule cette décision pour défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, malgré la demande de M. A.
N° TA95-2304497(TA95-2304497)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, agent public en CDI, qui demandait une injonction au ministre de la transition écologique pour obtenir un congé bonifié. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions aux fins d’annulation pour excès de pouvoir, condition nécessaire pour pouvoir prescrire une mesure d’exécution à l’administration en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. En l’absence de telles conclusions, le juge ne peut adresser d’injonction à l’administration.
N° TA95-2304282(TA95-2304282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de M. et Mme C, qui sollicitaient la condamnation de la commune de Beauchamp pour carence fautive du maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police (art. L. 2212-2 du CGCT et art. R. 1336-5 du code de la santé publique) face à des troubles de voisinage (nuisances sonores, olfactives, jets de projectiles). Le tribunal a jugé que les requérants n’établissaient pas la gravité du péril justifiant des mesures de police, et qu’en l’absence de situation particulièrement dangereuse, aucun refus fautif ne pouvait être reproché au maire. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans condamnation de la commune.
N° TA95-2507883(TA95-2507883)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant ukrainien, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour lui fixer un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre, le requérant doit justifier de circonstances particulières caractérisant l'urgence. En l'espèce, M. B n'apporte pas d'élément suffisant démontrant une urgence particulière, sa seule présence en France depuis 2012 et la situation de sa famille ne constituant pas des circonstances exceptionnelles. Par conséquent, la requête est rejetée.
N° TA95-2404097(TA95-2404097)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine lui refusant la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas fait une inexacte application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes, notamment au regard du salaire minimum de croissance, sur la période de référence de cinq ans.
N° TA95-2403831(TA95-2403831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité les motifs de la décision implicite. Il a également jugé que l'obligation d'un entretien d'évaluation de la vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne s'impose pas lors d'une simple demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2403251(TA95-2403251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale indisponible en Algérie, au sens de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2403248(TA95-2403248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été méconnue, le requérant ayant présenté sa demande sur le fondement de l'accord franco-algérien. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article 7b) de cet accord ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2509423(TA95-2509423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour, en invoquant l'urgence liée à la suspension de sa formation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2508902(TA95-2508902)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, en invoquant l'urgence liée à sa situation irrégulière et à ses difficultés personnelles et professionnelles. Le juge a estimé que la convocation adressée par le préfet le 23 mai 2025 pour une prise d'empreintes le 12 juin 2025, bien que ne privant pas la demande d'objet, faisait perdre à la requête son caractère d'urgence. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2507915(TA95-2507915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante russe, pour lui permettre de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante justifiait de l'urgence, notamment en raison de la précarité de sa situation et du risque de perdre son emploi faute de régularisation. Le tribunal a considéré que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne constituait un dysfonctionnement du service public justifiant cette mesure utile. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2405679(TA95-2405679)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la demande de carte de résident, présentée tardivement après l'expiration de son précédent titre en 2012, devait être considérée comme une première demande et non un renouvellement. Par conséquent, les articles L. 431-7 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au renouvellement, n'étaient pas applicables. La décision a été prise en application de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2401281(TA95-2401281)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A D, assistante d'éducation, qui contestait la décision du 8 décembre 2023 du rectorat de Versailles mettant fin à son contrat de préprofessionnalisation. Le tribunal a relevé que l'administration était en situation de compétence liée, car la requérante ne justifiait pas de l'obtention de 120 crédits ECTS ni d'une inscription dans une formation préparant aux concours de l'enseignement, conformément à l'article 7 ter du décret n°2003-484 du 6 juin 2003. Par conséquent, les moyens invoqués (vice de procédure et erreur d'appréciation) ont été jugés inopérants, et la demande d'annulation ainsi que les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
N° TA95-2403748(TA95-2403748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1).
N° TA95-2407559(TA95-2407559)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de la requérante ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour.
N° TA95-2405155(TA95-2405155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C E épouse A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 17 novembre 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu des attaches familiales de l'intéressée en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2211356(TA95-2211356)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. C contestant le refus de permis de construire pour des travaux de rénovation et surélévation d’une maison à Bagneux, ainsi que l’arrêté de mise en demeure de cesser les travaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant notamment que le permis de construire tacite n’était pas né et que les projets méconnaissaient les règles d’emprise au sol et de prospect du plan local d’urbanisme. Les décisions attaquées ont été jugées légales, sans qu’il soit besoin d’examiner les substitutions de motifs sollicitées par la commune. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2416620(TA95-2416620)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais, prise par le sous-préfet de Sarcelles. La décision est annulée pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au sous-préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA95-2300994(TA95-2300994)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de la délibération du 29 novembre 2022 par laquelle la commune de Courbevoie a approuvé la cession de biens immobiliers. Le tribunal a jugé que les membres du conseil municipal avaient reçu une information suffisante, conformément aux articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à la communication de documents, jugées irrecevables car ne relevant pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir.
N° TA95-2409066(TA95-2409066)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Ribbon Communications France, qui demandait l’annulation de la décision du 12 avril 2024 par laquelle l’inspecteur du travail avait refusé d’autoriser le licenciement pour motif économique de Mme C, salariée protégée. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’une insuffisance de motivation, estimant que la décision contestée comportait les éléments de droit et de fait requis en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que de l’article R. 2421-12 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation.