Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2315021(TA95-2315021)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande en décharge de cotisations d’impôt sur le revenu pour un montant de 545 295 euros au titre de l’année 2017. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Cette demande, notifiée par voie électronique le 31 mars 2025 et réputée reçue le 3 avril 2025, n’a pas donné lieu à une confirmation dans le délai d’un mois. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2316224(TA95-2316224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'autoriser le regroupement familial pour son épouse et leurs trois enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des ressources de M. B, appréciées sur les douze mois précédant la demande, conformément aux articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2509577(TA95-2509577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante béninoise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 juin 2026, ce qui excluait toute précarité administrative immédiate. Il a également relevé que la requérante ne démontrait pas l'utilité de la mesure sollicitée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2303044(TA95-2303044)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant libanais, qui contestait le classement sans suite de sa demande de titre de séjour en qualité d'ascendant à charge d'un Français par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que le requérant n'avait pas produit le visa de long séjour requis par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA95-2303008(TA95-2303008)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante libanaise, qui contestait le classement sans suite de sa demande de titre de séjour en qualité d'ascendant à charge d'un Français. La juridiction a jugé que ce classement, motivé par l'absence d'un visa de long séjour (pièce obligatoire selon l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), ne constituait pas une décision faisant grief, car le dossier était effectivement incomplet. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.
N° TA95-2216129(TA95-2216129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du rectorat de l'Académie de Versailles de lui communiquer des documents médicaux. Le tribunal a constaté que les conclusions du Dr C avaient été communiquées en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S'agissant des conclusions du Dr B, le tribunal a jugé que le rectorat, ne détenant pas ces documents, n'avait pas méconnu les articles L. 311-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration en refusant de les transmettre. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2316440(TA95-2316440)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial de M. C avec son épouse et leurs trois enfants. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance de la superficie du logement actuel de M. C (33 m²), inférieure au seuil requis pour cinq personnes en zone tendue. Toutefois, le requérant a produit une attestation de mise à disposition d’un logement de 63 m², jugée suffisante pour établir qu’il disposerait d’un logement normal à l’arrivée de sa famille. La décision est donc entachée d’une erreur d’application des articles L. 434-7 et R. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2405194(TA95-2405194)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que la demande de titre de séjour, présentée par simple lettre et non par comparution personnelle en préfecture, ne pouvait faire naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur l'avis n° 493514 du Conseil d'État du 10 octobre 2024 et les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2307635(TA95-2307635)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant afghan, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet avait délivré à l’intéressé la carte de séjour pluriannuelle sollicitée. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2307641(TA95-2307641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer la demande, motivé par un dossier incomplet (absence de photographies, fiche de renseignement, etc.), ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2313651(TA95-2313651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de Mme B, ressortissante haïtienne, pour ses trois enfants. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal a jugé que le préfet n'a pas suffisamment motivé son refus au regard des conditions de ressources et de stabilité prévues par les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour défaut de motivation et erreur d'appréciation.
N° TA95-2107977(TA95-2107977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B et autres visant à l'annulation des arrêtés préfectoraux des 17 décembre 2020 et 9 avril 2021 portant renouvellement et modification de l'autorisation d'aménagement de la ZAC "Seguin-Rives de Seine" au titre de la loi sur l'eau. Les requérants contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de l'enquête publique et de l'étude d'impact, ainsi qu'une atteinte excessive aux intérêts environnementaux. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens, fondés sur les articles R. 123-9, R. 122-5 et L. 211-1 du code de l'environnement, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2405134(TA95-2405134)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant congolais, contre les décisions implicites de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour "vie privée et familiale" et un récépissé. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le refus de récépissé, un document provisoire ayant été délivré en cours d'instance. Saisi sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, estimant qu'elle méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la présence continue de M. B en France depuis 2011 et de sa relation avec sa fille française. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA95-2404899(TA95-2404899)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet de la demande de carte de séjour de M. A, ressortissant ivoirien, née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet à la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, le titre de séjour en cours d'édition concernant un autre bénéficiaire. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai déterminé.
N° TA95-2404894(TA95-2404894)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant marocain, née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans les huit jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2403491(TA95-2403491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'usage d'une fausse carte d'identité lors de l'embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2314764(TA95-2314764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré sa carte de résident à Mme C, épouse B, ressortissante pakistanaise. Le préfet avait fondé ce retrait sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. Le juge estime que cette sanction est disproportionnée compte tenu de la durée de séjour de l'intéressée (15 ans), de sa vie familiale en France avec son époux naturalisé et leurs trois enfants français, et du caractère isolé des faits. Le tribunal enjoint au préfet de lui restituer sa carte de résident sous un mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2313061(TA95-2313061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 25 août 2023 refusant le regroupement familial de M. B pour son enfant mineur. La juridiction a jugé que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation particulière du requérant, dont le centre des intérêts est en France et dont l'enfant aîné se trouve isolé aux Comores. Le tribunal a enjoint au préfet d'autoriser le regroupement familial dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2312991(TA95-2312991)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur une erreur d'appréciation du préfet concernant l'application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la seule présentation d'une fausse carte d'identité belge lors d'une embauche ne suffisant pas à caractériser une menace pour l'ordre public. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, en tenant compte de son intégration professionnelle et de sa présence continue en France depuis 2016.
N° TA95-2314794(TA95-2314794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme A, née du silence du préfet du Val-d’Oise. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.