Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2208465(TA95-2208465)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler les décisions de retrait de points de son permis de conduire pour huit infractions commises entre 2015 et 2020. Le requérant a déclaré se désister de sa requête par un mémoire enregistré le 25 mars 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA95-2216996(TA95-2216996)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, professeur stagiaire licencié par le ministre de l'Éducation nationale, contestant son licenciement, un titre exécutoire pour trop-perçu de rémunération et demandant réparation. Le tribunal a constaté que l'administration, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par le requérant. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté de licenciement du 13 octobre 2022, estimant que l'administration n'a pas démontré que M. B avait été mis en mesure d'effectuer son stage dans des conditions normales, en raison du défaut d'accompagnement par sa tutrice et de l'absence d'évaluation contradictoire, en méconnaissance des dispositions du décret n°72-581 du 4 juillet 1972. Par voie de conséquence, le titre exécutoire du 15 mai 2023 a également été annulé, et l'État a été condamné à verser à M. B une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral.
N° TA95-2508613(TA95-2508613)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 avril 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour pour raison de santé de M. B, ressortissant algérien. La condition d'urgence a été reconnue, le refus de renouvellement plaçant le requérant dans une situation précaire. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation quant à l'état de santé de M. B, au regard de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2509664(TA95-2509664)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait la suspension de la décision du ministre de l'intérieur refusant de l'autoriser à souscrire un contrat d'engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Bordeaux, l'autorité décisionnaire étant située à Rochefort (Charente-Maritime). La requête a été rejetée en application des articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509700(TA95-2509700)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à sa liberté de travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour que le juge des référés statue dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Il a considéré que la suspension du contrat de travail et la perte de ressources, bien que regrettables, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention aussi rapide. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2509701(TA95-2509701)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie, malgré la suspension du contrat de travail et la perte de ressources invoquées. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2508727(TA95-2508727)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, le vice de procédure et l'absence de motif légitime justifiant le retard.
N° TA95-2509575(TA95-2509575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et un récépissé l'autorisant à travailler, afin de ne pas perdre une promesse d'embauche. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une décision sous 48 heures, n'était pas remplie, les difficultés invoquées ne justifiant pas une telle urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA95-2509602(TA95-2509602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association carré Jaurès. Celle-ci demandait la fermeture des espaces extérieurs du centre aquatique municipal de Bois-Colombes en raison de nuisances sonores, invoquant une atteinte grave au droit à la santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'association de démontrer l'extrême gravité des nuisances justifiant une intervention sous 48 heures. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2507040(TA95-2507040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et du maintien en situation irrégulière de l'intéressé, et que la menace pour l'ordre public était caractérisée par ses nombreux antécédents judiciaires.
N° TA95-2307854(TA95-2307854)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui restituer des points de permis de conduire retirés suite à des infractions routières. Par un mémoire enregistré le 24 avril 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 juin 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA95-2309085(TA95-2309085)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société SOFRA, qui contestait un arrêté du maire de Boulogne-Billancourt du 8 février 2023 s’opposant à sa déclaration préalable pour l’installation d’une gaine d’extraction. La société requérante, ainsi que la société Tulipe intervenante, se sont désistées de l’instance le 25 avril 2025. Le tribunal a donc constaté l’extinction de l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Aucune application des textes au fond n’a été nécessaire.
N° TA95-2403934(TA95-2403934)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 (152,45 euros) notifié par la CAF des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait des moyens de légalité externe (défaut de motivation, défaut de signature, absence de procédure contradictoire) et un moyen relatif au caractère suspensif du recours. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et régulièrement signée, que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire était inopérant (la CAF étant un organisme de sécurité sociale non soumis à cette obligation pour les décisions non sanctionnatrices), et que la contestation des modalités de recouvrement était sans incidence sur la légalité de l'indu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, du code des relations entre le public et l'administration, et du décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021.
N° TA95-2403933(TA95-2403933)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2022 (152,45 euros) notifié par la CAF des Hauts-de-Seine. La décision attaquée était suffisamment motivée, précisant que la requérante n'avait pas droit au revenu de solidarité active pour novembre et décembre 2022, condition requise par le décret n° 2022-1568 du 14 décembre 2022. Les moyens soulevés, notamment le défaut de signature et le non-respect de la procédure contradictoire, ont été jugés manifestement infondés ou inopérants. Le tribunal a statué sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 212-1 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2509660(TA95-2509660)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante iranienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour la requérante de démontrer par des éléments précis et probants une situation de vulnérabilité ou des conséquences graves et imminentes de l’inertie administrative. La requête a donc été rejetée sans examen des autres conditions prévues par l’article L. 521-2.
N° TA95-2503043(TA95-2503043)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait les décisions de la commission de médiation du Val-d'Oise qui avaient refusé de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue confirme ainsi le refus de la commission de médiation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du droit au logement garanti par les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2502121(TA95-2502121)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement social prioritaire et urgent par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou insuffisamment précis, après avoir invité la requérante à régulariser son argumentation. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation (notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1) et le code de justice administrative.
N° TA95-2500571(TA95-2500571)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par un jeune majeur contestant la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de mettre fin à sa prise en charge. En cours d’instance, le département a rétabli le contrat « jeune majeur » du requérant, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a par ailleurs admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417084(TA95-2417084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a ordonné le logement de M. B par l'État. M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine le 15 novembre 2023, n'avait pas reçu de proposition de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de reloger l'intéressé avant le 1er septembre 2025, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de logement d'urgence.
N° TA95-2415063(TA95-2415063)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, que soit ordonné son logement par l'État. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car M. A n'a pas produit la décision de la commission de médiation reconnaissant son caractère prioritaire, ni justifié de l'impossibilité de la produire, comme l'exige l'article R. 778-2 du code de justice administrative.