Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2508680(TA95-2508680)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un récépissé de complétude de son dossier de demande de naturalisation, déposé en janvier 2025. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les éléments invoqués par le requérant (développement de son activité professionnelle, atteinte à sa vie privée, demandes de visas sans suite) ne caractérisent pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une mesure provisoire. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2507308(TA95-2507308)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise retirant la carte de résident de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le retrait s'accompagnait de la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, renversant la présomption d'urgence. M. A n'ayant pas démontré une urgence particulière justifiant une mesure à bref délai, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2509407(TA95-2509407)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant se bornant à invoquer un risque de perte d'emploi sans démontrer de circonstances particulières de vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans examen des autres conditions de la procédure de référé-liberté.
N° TA95-2509298(TA95-2509298)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation au fond, condition préalable à la recevabilité d'une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette requête, les conclusions aux fins de suspension ont été jugées irrecevables, conduisant au rejet de l'ensemble de la requête.
N° TA95-2509415(TA95-2509415)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante se bornant à invoquer la suspension de son contrat de travail sans démontrer de circonstances particulières de vulnérabilité ou d’impossibilité de faire face à ses charges. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen des autres conditions posées par l’article L. 521-2.
N° TA95-2508093(TA95-2508093)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la réalité d'une demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2508554(TA95-2508554)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision "48SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de Mme B pour solde nul. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de la non-prise en compte d'un stage de récupération de points. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour Mme B de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle, la perte du droit de conduire ne constituant pas en elle-même une urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2507388(TA95-2507388)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par M. A, réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas caractérisée, faute de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, incluant la méconnaissance des articles L. 424-1 du CESEDA et 8 de la CEDH.
N° TA95-2509210(TA95-2509210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français, de l'interdiction de retour et de la fixation du pays de renvoi prononcées par le préfet du Val-d'Oise le 14 mai 2025 à l'encontre de M. B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'éloignement effectif de l'intéressé ne pouvait intervenir avant que le tribunal administratif n'ait statué sur le fond de l'affaire, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA95-2507654(TA95-2507654)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, qui demandait en urgence le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et l'indemnisation de son préjudice. La requérante s'est désistée après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation de ses droits l'autorisant à travailler. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà du code de justice administrative.
N° TA95-2109535(TA95-2109535)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, qui contestait la rupture de sa relation de travail avec la commune d'Enghien-les-Bains, qualifiée de contrat de prestations de services illicite. Mme B demandait la requalification de ce contrat en contrat de droit public et l'indemnisation de ses préjudices financier et moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la relation contractuelle ne présentait pas de lien de subordination caractérisant un emploi public, et que la commune n'avait commis aucune faute en mettant fin à ce contrat de prestations. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs à la distinction entre contrat de travail et contrat de prestations de services.
N° TA95-2416340(TA95-2416340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant colombien, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de la requête, au motif que la demande de renouvellement avait été adressée par voie postale le 8 juillet 2024, en méconnaissance de l'obligation de dépôt via le téléservice "ANEF" prévue par l'arrêté du 1er juillet 2004 et l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, cette demande irrégulière n'a pu faire naître une décision implicite de rejet faisant grief, rendant les conclusions de M. B irrecevables. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2416282(TA95-2416282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, et juge que les autres griefs ne sont pas assortis de précisions suffisantes. Il estime que la décision contestée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de démontrer un risque réel en cas de retour dans son pays d'origine. La solution est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2105949(TA95-2105949)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. C, agent public, contestant le refus de protection fonctionnelle et son placement d'office en congé de maladie ordinaire par la rectrice de l'académie de Versailles. Le tribunal a joint les deux affaires et s'est prononcé sur la légalité des décisions attaquées. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA95-2300655(TA95-2300655)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B C, professeur d'enseignement artistique à temps non complet pour la commune de Puteaux, qui contestait le refus partiel de la commune de régulariser le paiement de ses heures supplémentaires. La requérante soutenait que ces heures devaient être rémunérées sur la base de son service normal et non selon le décret n° 50-1253 du 6 octobre 1950. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 6-3 du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991, les heures supplémentaires des professeurs d'enseignement artistique sont régies par ce décret de 1950, et que la commune avait correctement appliqué ce texte. La décision contestée a donc été validée, et les conclusions indemnitaires et d'injonction de Mme C ont été rejetées.
N° TA95-2212274(TA95-2212274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (10ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire territoriale, qui contestait son régime indemnitaire après sa réintégration au sein de l'établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris à l'issue d'un détachement. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'égalité de traitement et une insuffisance de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée par un arrêté du 20 juillet 2020. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que Mme A avait eu connaissance de son régime indemnitaire dès la réception de ses bulletins de paie en août 2020, rendant son recours gracieux du 29 avril 2022 hors délai. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA95-2211690(TA95-2211690)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 juin 2022 par laquelle la direction générale des Finances publiques a refusé à la SAS Mode Quentin le bénéfice de l'aide "loyers" prévue par le décret n° 2021-1488 du 16 novembre 2021 pour les mois de février à mai 2021. L'annulation est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, faute pour l'administration de justifier d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a enjoint au directeur départemental des Finances publiques du Val-d'Oise de réexaminer la demande de la société dans un délai de deux mois, et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2204404(TA95-2204404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné la commune de Deuil-la-Barre à indemniser Mme B, ancienne assistante maternelle, pour le préjudice résultant de son licenciement illégal prononcé en novembre 2016 sans proposition de reclassement, malgré l'existence de postes vacants. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que l'illégalité du licenciement, déjà annulé par un jugement de 2019, engage la responsabilité de la commune. Il a accordé à Mme B une indemnité de 185 409 euros pour perte de rémunération et 20 000 euros pour troubles dans les conditions d'existence, avec intérêts au taux légal à compter de la demande préalable.
N° TA95-2115534(TA95-2115534)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, assistante de conservation, contestant un titre de perception émis par la commune de Bagneux pour un trop-perçu de 24 815,37 euros. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que l'illégalité du retrait d'une décision créatrice de droits et la prescription de la créance. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de Mme C, considérant que le nouveau titre exécutoire était régulier et que la créance, fondée sur le remboursement d'un trop-perçu de traitement après la mise à la retraite d'office de l'intéressée, n'était pas prescrite. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2114509(TA95-2114509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ancienne assistante maternelle de la commune de Deuil-la-Barre, d’une demande d’indemnisation de 148 856 euros pour les préjudices subis suite à son licenciement illégal, déjà annulé par un précédent jugement. La requérante soutenait que la commune avait commis une faute en ne lui proposant pas de reclassement et en ne reconstituant pas sa carrière après l’annulation. Le tribunal a examiné la responsabilité de la commune pour illégalité fautive, en application des principes généraux de la responsabilité administrative. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été jugée au fond après instruction et audience publique.