Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 739/2613
N° TA95-2408965(TA95-2408965)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la SA ENI Gas et Power France. Celle-ci réclamait le paiement de factures de fourniture de gaz naturel impayées par l’hôpital Foch de Suresnes, dans le cadre d’un marché public conclu avec le groupement UniHA. Le tribunal a jugé que la créance n’était sérieusement contestable qu’à hauteur de 494 449,60 euros TTC, montant reconnu par l’hôpital, et a condamné ce dernier à verser cette provision. La demande relative aux intérêts moratoires et à l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement a été rejetée, l’hôpital ayant invoqué ses difficultés financières sans que le juge des référés ne puisse statuer sur ces accessoires dans le cadre de la procédure de référé provision.
N° TA95-2409560(TA95-2409560)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par M. B d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'APL et de primes exceptionnelles, ainsi que d'une demande d'annulation d'une saisie administrative à tiers détenteur pour un indu de RSA. Le tribunal a rejeté l'opposition à la contrainte, jugeant que les moyens soulevés par M. B, tirés de son blocage en Thaïlande durant la pandémie de Covid-19 et de la recevabilité de son dossier de surendettement, n'étaient pas fondés. S'agissant de la saisie administrative à tiers détenteur, le tribunal s'est déclaré incompétent pour en connaître, cette contestation relevant du juge de l'exécution en application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire. La solution retenue est donc le rejet de l'opposition à la contrainte et le rejet de la demande d'annulation de la saisie comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2509032(TA95-2509032)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait la délivrance sous 24 heures d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la menace de licenciement et la suspension du contrat de travail ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2508992(TA95-2508992)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant philippin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ayant contribué à sa situation irrégulière en déposant tardivement son dossier de renouvellement et ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans examen des moyens soulevés (défaut d'examen et atteinte à la vie privée et familiale).
N° TA95-2410791(TA95-2410791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A, reconnu prioritaire pour un logement social par la commission de médiation en 2017 et pour lequel une injonction de relogement sous astreinte avait été prononcée en 2018, mais qui n’a toujours pas été relogé. La carence fautive de l’État engage sa responsabilité, sans que le préfet puisse utilement opposer la condition de régularité du séjour de l’intéressé, dès lors que cette condition n’a pas été soulevée lors de la décision de la commission de médiation. Le tribunal a fixé l’indemnisation due pour les troubles dans les conditions d’existence subis par M. A et sa famille à la somme de 5 000 euros, tous préjudices confondus, avec intérêts au taux légal à compter du 20 février 2024. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2414862(TA95-2414862)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment un certificat médical et un document d'évaluation, ne démontraient pas que la requérante remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En particulier, la nécessité d'un accompagnement systématique pour les déplacements extérieurs n'a pas été établie avec une certitude suffisante.
N° TA95-2416169(TA95-2416169)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. M. B invoquait l'insalubrité de son logement en raison d'infiltrations d'eau et de moisissures dangereuses pour la santé de sa famille. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique.
N° TA95-2418585(TA95-2418585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 25 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté comme irrecevable le recours amiable de M. A C tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en estimant que le requérant ne justifiait pas d’une résidence régulière, alors qu’il était titulaire d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour valide à la date de la décision, conformément à l’article R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation et à l’arrêté du 22 avril 2022. La solution retenue impose à la commission de réexaminer le fond de la demande, sans préjuger de l’appréciation de l’urgence ou du caractère prioritaire.
N° TA95-2410226(TA95-2410226)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B pour contester les décisions implicites du département des Hauts-de-Seine mettant fin à son revenu de solidarité active (RSA) à compter de mars 2024 et lui réclamant un indu de RSA de 3 273,16 euros, ainsi qu’un indu de prime d’activité de 309,03 euros émanant de la CAF. La requérante invoquait l’absence de notification et de motivation de la décision de fin de droit, ainsi que le caractère infondé des indus. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, en se fondant sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux ressources prises en compte pour le calcul du RSA et de la prime d’activité.
N° TA95-2508937(TA95-2508937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, membre d'une communauté des gens du voyage, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain privé à Roissy-en-France. Le juge a estimé que, compte tenu des risques graves pour la sécurité et la salubrité publiques liés à l'installation sans installations sanitaires ni branchements électriques conformes, le préfet n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (liberté d'aller et venir, vie privée et familiale). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de suspension, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence. Les textes appliqués sont l'article L. 521-2 du code de justice administrative et la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA95-2410914(TA95-2410914)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande indemnitaire de 10 000 euros en raison de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 juin 2022 et à une injonction du tribunal du 16 mars 2023. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, conformément aux articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est que le préjudice subi par Mme B, résidant avec ses trois enfants dans un logement suroccupé et inadapté, justifie une indemnisation, mais le montant précis n’est pas mentionné dans l’extrait fourni. Le tribunal a rejeté l’argument du préfet selon lequel la requérante aurait été relogée le 17 octobre 2024, sans que cela n’efface la période de carence antérieure.
N° TA95-2507586(TA95-2507586)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B, ressortissante péruvienne, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir mis à disposition de la requérante l'attestation sollicitée le 9 mai 2025, valable jusqu'au 8 août 2025. Constatant que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
N° TA95-2406208(TA95-2406208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par des parents, famille d'accueil, demandant réparation pour les préjudices subis après l'agression de leur fils par une mineure placée chez eux par le département du Val-d'Oise au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute du département, conformément à la jurisprudence relative aux pouvoirs de contrôle et de direction sur le mineur confié. Il a estimé que le préjudice moral des requérants, bien que peu documenté, était établi compte tenu des circonstances de l'agression et de leur double qualité de parents et d'accueillants. En conséquence, le tribunal a condamné le département à verser 2 000 euros aux requérants pour ce préjudice, rejetant le surplus de leurs demandes faute de justificatifs suffisants.
N° TA95-2413728(TA95-2413728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Mme A invoquait l'inadaptation de son logement, notamment la suroccupation due à la présence de trois enfants de sexes différents dans une même chambre et le handicap de sa fille autiste. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2410686(TA95-2410686)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en septembre 2021, pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement jusqu'en avril 2024. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation et l'injonction du tribunal a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 3 000 euros pour les troubles dans les conditions d'existence, tenant compte du relogement intervenu le 20 avril 2024 et de la durée de la carence.
N° TA95-2410664(TA95-2410664)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande indemnitaire de Mme A, reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation du Val-d'Oise le 27 septembre 2019, en raison de l'absence de relogement par l'État. La requérante sollicitait 2 811 euros pour les troubles subis, notamment des conditions de logement dangereuses et un loyer excessif. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée car Mme A avait refusé une offre de logement le 5 octobre 2023 sans motif impérieux, ce qui interrompt le lien de causalité entre la carence de l'État et les préjudices allégués. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2507958(TA95-2507958)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine clôturant sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge a estimé que les conclusions aux fins d'annulation étaient manifestement irrecevables, car il n'entre pas dans l'office du juge des référés d'annuler une décision administrative. Il a également jugé que la demande de délivrance d'un récépissé se heurtait à une contestation sérieuse et faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA95-2507960(TA95-2507960)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé sous astreinte. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car le titre de séjour de la requérante n'était pas expiré à la date de saisine et qu'elle pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 21 août 2025 en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2509034(TA95-2509034)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait une injonction pour obtenir une convocation en vue de la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 15 octobre 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative faisait obstacle au prononcé d'une mesure utile en référé, en l'absence de péril grave.
N° TA95-2509033(TA95-2509033)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant algérien, pour l'enregistrement de sa demande de certificat de résidence. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les circonstances invoquées par le requérant (présence en France depuis 2013, situation irrégulière et intégration personnelle et professionnelle) ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête est rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.