Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505914(TA95-2505914)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'avancer un rendez-vous fixé au 9 décembre 2025 pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence du préfet sur sa demande de rendez-vous anticipé, ce qui n'est pas permis par ce texte. La condition d'utilité de la mesure n'était donc pas remplie. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2505903(TA95-2505903)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante marocaine, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. La requérante invoquait l’urgence, ses droits sociaux étant suspendus, et l’utilité de la mesure face aux dysfonctionnements de la plateforme numérique ANEF. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme A n’établissait pas avoir accompli les démarches préalables nécessaires sur le site ANEF, ni démontré un dysfonctionnement persistant de celui-ci. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’obligation pour l’étranger de justifier de l’impossibilité d’effectuer les formalités en ligne.
N° TA95-2415167(TA95-2415167)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 7 août 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait l'état déplorable de son logement et la présence de moisissures constituant un risque sanitaire pour son enfant. Le tribunal a estimé que si un rapport d'hygiène relevait des infractions au règlement sanitaire, ces troubles relevaient de la responsabilité du bailleur et que Mme A n'établissait pas avoir accompli les démarches préalables nécessaires auprès de ce dernier pour y remédier. La décision est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 1331-22 du code de la santé publique.
N° TA95-2410115(TA95-2410115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 28 juillet 2021, pour n'avoir reçu aucune proposition de logement dans le délai légal de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence de la requérante et de son foyer, expulsés et hébergés séparément. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 4 000 euros, tous préjudices confondus, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2410112(TA95-2410112)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 14 000 euros pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 21 février 2018 le reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal du 19 février 2019. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à verser une indemnité à M. A, en tenant compte de la période postérieure à une précédente indemnisation accordée par un jugement du 18 avril 2023.
N° TA95-2409562(TA95-2409562)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 1er février 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 1 500 euros, en tenant compte du relogement intervenu le 22 janvier 2025.
N° TA95-2409351(TA95-2409351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 16 février 2022 la reconnaissant prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 9 mars 2023 enjoignant son relogement. La requérante, qui résidait dans un logement de 20 m² avec sa fille, a subi des troubles dans ses conditions d'existence jusqu'à son relogement le 6 mars 2025. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est l'octroi d'une indemnité de 300 euros par mois pour la période de carence.
N° TA95-2406593(TA95-2406593)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours en annulation de deux décisions de la CAF du Val-d’Oise refusant une remise de dette pour un indu d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), d’allocations familiales et de prime d’activité. Le tribunal a relevé d’office que les litiges relatifs à l’AEEH et aux allocations familiales relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-9 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, le juge administratif s’est déclaré incompétent pour statuer sur ces demandes. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative concernant l’AEEH et les allocations familiales.
N° TA95-2410561(TA95-2410561)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 14 janvier 2022, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 7 200 euros en réparation des préjudices subis du fait de cette carence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai de six mois engageait sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a estimé que Mme C subissait des troubles dans ses conditions d'existence en raison du maintien dans un logement inadapté avec ses trois enfants et son époux. La solution retenue est la condamnation de l'État à réparer ces préjudices, dont le montant sera évalué ultérieurement.
N° TA95-2413728(TA95-2413728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Mme A invoquait l'inadaptation de son logement, notamment la suroccupation due à la présence de trois enfants de sexes différents dans une même chambre et le handicap de sa fille autiste. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2412818(TA95-2412818)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Fermetures Moratin. Celle-ci réclamait le paiement de factures impayées et des intérêts moratoires afférents, dans le cadre de l'exécution d'un marché public de travaux conclu avec la commune de Montrouge. Le tribunal a estimé que la créance invoquée était sérieusement contestable, la commune soutenant que les travaux n'avaient pas été correctement exécutés et n'avaient pas fait l'objet d'une réception définitive. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA95-2410664(TA95-2410664)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande indemnitaire de Mme A, reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation du Val-d'Oise le 27 septembre 2019, en raison de l'absence de relogement par l'État. La requérante sollicitait 2 811 euros pour les troubles subis, notamment des conditions de logement dangereuses et un loyer excessif. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée car Mme A avait refusé une offre de logement le 5 octobre 2023 sans motif impérieux, ce qui interrompt le lien de causalité entre la carence de l'État et les préjudices allégués. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2410563(TA95-2410563)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser M. B pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 23 mars 2022 le reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence, ainsi que l'ordonnance du 27 décembre 2022 enjoint au préfet de le reloger. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et son épouse, maintenus dans un logement inadapté. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 24 avril 2023, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2410226(TA95-2410226)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B pour contester les décisions implicites du département des Hauts-de-Seine mettant fin à son revenu de solidarité active (RSA) à compter de mars 2024 et lui réclamant un indu de RSA de 3 273,16 euros, ainsi qu’un indu de prime d’activité de 309,03 euros émanant de la CAF. La requérante invoquait l’absence de notification et de motivation de la décision de fin de droit, ainsi que le caractère infondé des indus. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, en se fondant sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux ressources prises en compte pour le calcul du RSA et de la prime d’activité.
N° TA95-2406208(TA95-2406208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par des parents, famille d'accueil, demandant réparation pour les préjudices subis après l'agression de leur fils par une mineure placée chez eux par le département du Val-d'Oise au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute du département, conformément à la jurisprudence relative aux pouvoirs de contrôle et de direction sur le mineur confié. Il a estimé que le préjudice moral des requérants, bien que peu documenté, était établi compte tenu des circonstances de l'agression et de leur double qualité de parents et d'accueillants. En conséquence, le tribunal a condamné le département à verser 2 000 euros aux requérants pour ce préjudice, rejetant le surplus de leurs demandes faute de justificatifs suffisants.
N° TA95-2416885(TA95-2416885)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, notamment un certificat médical non circonstancié et l'absence d'éléments sur la durée du handicap, ne permettaient pas d'établir que Mme B remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
N° TA95-2416169(TA95-2416169)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. M. B invoquait l'insalubrité de son logement en raison d'infiltrations d'eau et de moisissures dangereuses pour la santé de sa famille. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique.
N° TA95-2507642(TA95-2507642)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant colombien. Ce dernier sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières ou d'un délai anormalement long depuis l'acceptation de son pré-examen. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2504150(TA95-2504150)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Rejet de la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025. La solution retenue est fondée sur l'absence de visa de long séjour, condition préalable à la première délivrance d'un titre de séjour en application des articles L. 412-1 et L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant inopérant le moyen tiré du projet professionnel.
N° TA95-2500627(TA95-2500627)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la réduction de ses cotisations d’impôt sur le revenu pour les années 2019 et 2020. Par un mémoire du 21 avril 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 mai 2025. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.